La santé est un mythe
La santé est un mythe. L'idée me turlupinait depuis un bon bout de temps ; elle s'est affinée à la suite d'une conversation décoiffante. Finalement mes misères physiques sont normales et la conséquence directe des lois naturelles et spirituelles de l'Univers.
Le propre (le sale itou d'ailleurs), d'une créature biologique est d'être impermanente dans un éternel présent qui meurt à chaque instant. Naître c'est être condamné à la maladie et la mort. Le croyant pressent ou suppose que seule l'essence intime survivra ; et encore... sous certaines conditions ; mais on ne peut appeler ça « vie » au sens commun du terme. Naître c'est mourir et l'échéance dépends de multiples circonstances dont la synergie induit plus ou moins de fragilité du corps biologique. Dans la nature un eugénisme spontané entretien une moyenne stable d'être plus ou moins bien portants en ce qu'elle n'autorise que la survie des organismes les plus résistants, les moins affectés par l'instabilité de manière plus durable.
Nos sociétés ont imaginé toutes sortes de moyen de contrarier le cours des choses et on est arrivé à entretenir, par empathie ou compassion, des êtres qui normalement, en théorie, n'étaient pas viables. Je ne pense pas seulement à la médecine déshumanisée au profit des actionnaires des labos et hyper-technologique. Les recettes de grand-mères ou de sorciers, de guérisseurs, ont eu et ont encore des résultats remarquables.
Je suis un de ces êtres improbables qui n'aurait jamais dû exister. Né mort et prématuré dans un environnement on ne peut plus rustique, je n'ai eu ni couveuse ni perfusion etc... A part le sein de ma mère je n'ai connu aucun de vos substituts maternisés et assistances prédigérées. Au fond ce n'est même pas miraculeux : pendant des millions d'années on a fait ça. C'est aujourd'hui que l'humain déshumanisé, coupé de sa réalité biologique, ne peut plus le concevoir et sépare le nourrisson et l'enfant de leur filiation nourricière naturelle.
Pour parler des recettes que la religion scientifique qualifie de charlatanesques évoquées plus haut je dois bien dire en ce qui me concerne, qu'elles m'ont plutôt réussi. J'ai survécu à un tas de pathologies et accidents invraisemblables. J'ai repensé récemment, suite à la conversation dont je parlais au début, à cette mi-août 1979 où je fus condamné par les toubibs de Bordeaux (hôpital) à une trachéotomie... Que j'ai refusée tout net, préférant signer une décharge en leur forçant la main et me démerder tout seul. La manière dont il m'ont présenté la chose est pour beaucoup dans ma décision de l'époque. Quelle brutalité ! Quelle méchanceté dans cette jouissance de bien faire sentir à la merde qu'elle n'est qu'une merde et qu'on a les pleins pouvoir sur lui ! Ce genre de propos assassin je l'ai retrouvé maintes fois ; y compris il y a quatre ans quand on m'a dit que je finirai découpé en pièces détachées à cause du diabète et que de toute façon mon staphylocoque doré me laissait trois mois à vivre. Y'a pas intérêt à moufter parce qu'on te fais bien sentir alors que tu es quelqu'un d'infréquentable et donc de coupable de ton attitude. Tous pêcheurs, je sais mon frère ! Mais toi aussi ! Les conséquences de mes refus sont que je suis toujours là et qu'à part une phalange il ne me manque pas grand chose... Je me prends en exemple parce que je ne vais pas m'accuser de diffamation tout seul hein ? Parler d'autrui est toujours risqué... Et puis je suis le seul dont je puisse dire : j'ai tous les éléments en main. J'ai finalement bien plus de séquelles d'accidents que de maladies quand on réfléchi.
La santé est un mythe mais on y survit au moins un certain temps avant que de se déliter complètement et se désintégrer. La déstructuration biologique est bien plus longue qu'autrefois lorsque le mal irréversible l'emporte sur l'équilibre instable. Elle se prolonge par acharnement thérapeutique à vouloir faire miroiter un progrès qui n'arrivera jamais quand le mal est incurable. La souffrance qui en résulte est une torture pour qui la vit, mais on insiste sur la prétention à « sauver la vie » parce qu'on projette sur le « patient » (qui a intérêt à l'être) sa propre peur de la mort qui résulte de la fascination de l'Ego pour son propre reflet. Le malade en fin de vie lui ne s'accroche à la continuité qu'à cause des illusions qu'on lui baratine en le maintenant par ailleurs dans l'ignorance de son état réel. Mais quand la souffrance atteint son point ultime, alors il réalise combien on l'a trompé, l'esprit en déroute, n'étant plus que chose torturée. Hypocrisie de notre civilisation décadente qui refuse la réalité en face. Je ne parle pas de tuer, je parle de ne pas s'acharner pour le plus grand profit des labos, et prendre en charge la souffrance.
Les toubibs se conduisent trop souvent en potentats et je vais encore rapporter cela à mon cas puisque je suis le seul exemple dont je puis fournir toutes les preuves sans risquer de poursuites. Il y a quatre ans ils m'avaient houspillés salement parce que je réclamais un jus d'orange. J'adore le jus d'orange. Avec mon diabète ça devait me tuer soi-disant. Hors voilà, nous sommes quatre ans après, presque jour pour jour. Chaque fois que j'ai pu j'en ai bu. Je viens précisément d'en prendre un, oui, juste avant d'écrire ces lignes. Tout le jus d'une grosse orange pressée juste pour moi, avec une tranche de brioche qui plus est ; mon petit déjeuner. Je profite d'une double aubaine : j'ai trouvé un lot d'oranges soldées pour 0,50 € et une brioche soldée à un €uro. (Pour les gens de FB : la bouteille de jus gratos dont je parlais l'autre jour n'est toujours pas entamée). Est-ce que j'ai l'air mort ? Ou même simplement affecté plus que d'habitude ? Tout ça pour mettre en évidence que les vétérinaires humains ont un peu trop tendance à dramatiser des situations bénignes et que les recettes dites « charlatanesques » qui sont mes seuls recours actuellement (ni insuline, ni médicament), ont des fruits auxquels ont ne veut pas reconnaître leur arbre, preuve s'il en est que les Évangiles sont passés aux cagoinsses. Mais aussi le serment d'Hippocrate qui précisait qu'on ne devait pas nuire. Cette souffrance inutile conséquence de l'acharnement que j'évoquais plus haut n'est-elle pas une nuisance ? C'est pour éviter ce stade que j'aimerais mourir à l'ancienne : rapidement et dans mon contexte habituel.
La santé est un mythe et la vie une chose bien fragile. Plutôt que de la prolonger au delà du raisonnable dans l'entretien grabataire d'agonisants perclus il vaudrait mieux faire du temps où elle est acceptable et à peu près vivable une période profitable à tous ; un moment de partage et de fraternité. Un moment d'amour envers les êtres. Un moment de progrès pour l'humanité, y compris moral, et de soin pour notre mère la Terre. Au lieu de ça c'est le culte de la haine, la course au profit, la chasse aux pauvres, la destruction de la planète à petit feu, et la guerre... Et la violence omniprésente, potente, chiante, en paroles, en action, ou par omission.
Je voudrais mourir ou n'être jamais né. Mais je vais être comme tout un chacun condamné à de longues souffrances avant qu'on ne m'accorde le droit de gagner le Schéol. Hélas. Je souffrirai sans doute même davantage parce que définitivement pauvre. On méprise ce dernier en dépit des hypocrites faux-fuyants lénifiants de prétendues assistances que par ailleurs vous voudriez voir abolies sans pour autant offrir de substituts viables.

Je suis d'ailleurs en train de me demander par quel miracle j'ai encore un toit doté d'internet... Ça va finir par casser un jour ce pot de terre fissuré... Incessamment sans doute. Alors avant que de m'évaporer de la toile, il fallait que j'y jette quelques considérations à contre courant.
Il n'y a pas qu'en matière de santé que j'ai vécu des miracles.. ; Nous sommes sans ressources depuis le 13 mars et, voyez vous, je suis pourtant toujours là alors même que je n'ai pas encore réussi à trouver une solution viable non plus que faire aboutir une aide « officielle » qui sera de toute façon insuffisante... En particulier à maintenir mon état de santé actuel. Le jour où les toubibs vont pouvoir se venger de mes prétentions à me passer d'eux, ils vont me le faire payer. Tous ces pontes s'estiment bien supérieurs à moi, à n'importe qui, et n'aiment pas qu'on les contraries. Ils se comportent comme n'importe quel militant politique qui se voit contredit par un argumentaire ou des faits. Les faits importent peu ; ce qui compte c'est le pouvoir et la déférence du sujet soumis au pouvoir.
La question est : Vais-je accepter ce jeu ?

NDLR : la rose est une que j'ai sauvée. L'ordre chronologique est en premier la photo du centre où je l'ai trouvée, puis les deux autres. La tige de géranium rajouté dans le vase, je l'ai trouvée aussi, piétinée au point que j'avais l'intention de la mettre au déchet vert..; Et je me suis ravisé, l'ai magnétisée puis mise dans le vase... On la voit ici le lendemain. La chouette est liée à ma vie ; c'est le cadeau espagnol (faite à la main) d'une infirmière qui a laissé des traces dans ma vie, en tant que relation, pas à titre professionnel... Mon dessin évoque la vie...

