L'homme n'était pas plus une marchandise que la nature
Vous ne savez plus rien de la musique des sphères, de la sacralité de la vie, de la préciosité de chaque chose... Rien. Et votre monde se meurt en une artificialisation, une marchandisation, y compris de l'être humain, fiché jusque dans son intime ADN, accessoirement manipulé, dont lui-même ignore tout, et même plus encore qu'autrefois puisqu'il est de plus en plus la genèse d'une coucherie de hasard quand ce n'est pas issu d'un laboratoire. L'homme dénaturé est peu à peu ravalé au rang de zombie inconscient de sa nature. C'est une synergie centrifuge où tout ce qui n'est pas absorbé par le tourbillon est éjecté comme scorie pantelante. J'en fais partie. Vous chosifiez la vie, et à part gaspiller et faire la guerre, créer de la misère et la mépriser, je ne vois pas trop ce que vous savez faire. Le consommateur objet occidental satisfait de lui-même profite et jouit du reste du monde ensanglanté sur lequel il vomit sa haine, à la remorque de quelques bateleurs qui promettent des béatitudes matérialistes. Comme si un régime politique avait un jour pu changer la nature de la vie terrestre, qui s'achève toujours de la même façon pour tous, après un passage plus ou moins long par des choix cornéliens, et une plus ou moins lente dégradation. C'est toute l'absurdité de votre néant auquel un doigt pointant vers un soleil intérieur a voulu répondre. Il ne s'agissait pas de croire, mais d'entendre, et pour cela écouter...
L'homme n'était pas plus une marchandise que la nature, mais il l'est devenu. Il l'est maintenant. Croire le contraire c'est encaisser toutes sortes d'insultes et avanies. Voire de poursuites.

