usa 10111138 B2Les esprits chauffent plus que la banquise et au fond le désarroi devant le résultat qu'on prétend n'avoir pas vu venir m'amuse. Non je ne vais pas hurler avec les loups non plus que cracher d'imprudentes invectives avec les moutons enragés par les médias surexcités. Jusqu'à un curé de mes relations qui y est allé de l'insulte. Trump, c'est l'Amérique réelle quand on y regarde bien, celle que vous ne voulez pas voir, pas l'Amérique rose bonbon vendue par Disney et le bonheur selon Coca. Oh certes, Trump a projeté une image de gros plouc, mais c'est surtout de la mise en exergue médiatique. Les analyses de son programme politique ont été diluées dans une déferlante d'émotionnel qui ne laissait aucune place au recul et à la réflexion posée. Tout particulièrement en Gaule où généralement dans notre vieux monde on ne comprend pas grand chose à leur système politique. Vous êtes pardonnables. Récemment ma moitié suivait des cours de perfectionnement d'anglais ; la prof était britannique, et elle même, à même de lire la presse anglo-saxonne dans le texte, n'avait pas pigé que le président des USA n'est pas élu comme chez nous au suffrage universel direct.  Ma chérie l'a découvert quand, au cours d'un jeu de questions réponses, l'animatrice de la session lui a demandé si elle devait voter là bas, pour qui elle voterait... Discussion à bâton rompu du coup (en anglais), où il apparaît que la dame pourtant dans nos âges, anglophone, entravait que d'chi au système américain.
Il y a une méconnaissance de l'âme de l'Amérique aussi. Trump, c'est le pays réel, celui des pionniers qui déferlèrent sur des terres considérées vierges parce qu'elles n'étaient pas contraintes par l'industrie humaine ; spoliant des nations qui fonctionnaient à la manière de nos ancêtres paléolithiques et néolithiques, où la propriété privée n'existait pas. Plus au sud, hors des États Unis, se sont constitués de petits empires ressemblant davantage au prémices de notre Antiquité, comparables à Babylone, ou par exemple aux Arias qui dominèrent la culture de l'Indus. Mais pas dans ce qui devint la "première puissance" comme on le prétend. Même si, en réalité, ils ne sont plus les leaders qu'ils ont été. C'est ce point que Trump a pigé. Oh certes, j'en ferais pas un pote, mais j'attends de voir. Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent. Il a déjà, in extrémis, passé à la trappe deux points de son programme. Ça prouve bien qu'il ne faut pas s'affoller. Le président américain n'est pas un autocrate tout puissant. Cependant les masses ne sont pas raisonnables, et j'avais pressenti l'atmosphère même si je ne l'ai publié que quelques heures avant le scrutin. Trump c'est la captation du Tea party afin d'éviter qu'il ne submerge la nation et conduise, in fine, à son éclatement. Ça ne l'esquivera peut-être pas pour autant.

Vous regardez l'heure et le jour de la publication ci-dessus et vous vous rendrez compte que j'avais pas besoin même des premières estimations pour projeter ce qui allait arriver. Avant publication il y a le temps de fabrication du dessin d'illustration, donc pas mal de temps.

Itou pour mon tweet qui cause tout seul. Je n'ai pas voulu publier plus tôt parce que je me suis fait engueuler, autrefois, pour avoir publié trop tôt mes pronostics. On m'a accusé de vouloir influencer les gens. Je n'ai pas le droit de donner une opinion politique ? Opinion que je n'ai pas, de toute façon. Je suis à cent lieues de ce cirque qui est un théâtre bien loin du contexte mondialisé des échanges économiques qui sont les véritables clefs du pouvoir. Et comme si ce petit blog à la con, complètement ignoré, comme l'autre d'ailleurs, pouvait avoir la moindre influence sur quoi que ce soit ! J'écris pour vider le trop plein qui m'opresse ; pas pour influencer des gens qui ne me liront jamais ! Croire le contraire, faut soit m'accorder une importance que je n'ai pas, soit être con comme un balai !
Enfin, toujours est-il que je vous prouve que j'avais senti venir le vent quand les médias croyaient encore que l'hilarante Hilary allait foutre une trempe à Trump. Ce qui m'a le plus défrisé, dans cette histoire, C'est le comportement de Hollande. Lui non plus ne semble pas avoir vu venir quoi que ce soit ! Qu'il ne lise pas dans le cristal ou le café du matin je veux bien ; c'est bon à ma pomme ça ; mais il aurait pu garder un chouïa de neutralité, préparer des messages pour les deux, en termes convenus et diplomatiques, ménageant l'avenir. Non, au lieu de ça, il donne l'impression d'une totale improvisation à la remorque de ses propres convictions ou idées fixes. On n'est pas dans la merde tiens, maintenant ! A peine ! Le malheur est qu'il confirme ce que j'avais écrit avant son élection, avant même je crois qu'il soit officiellement candidat : "qu'est-ce que tu va foutre dans cette galère gros nounours ?" . J'aurais aimé avoir tort... J'aimerais souvent avoir tort, me tromper. Là encore, mes derniers flaches ne sont pas réjouissants, et j'hésite vraiment à les écrire... Pas que ça pèse beaucoup dans mon devenir perso. J'ai plus grand chose à perdre, ma vie est derrière moi et la caisse en sapin à proximité immédiate devant. Sauf miracle. Mais j'ai épuisé mon quota... Juste, ça me fait chier de tourner le couteau dans la plaie. J'ai tant de fois annoncé... ce qui a commencé à arriver, les rares copains qui me restent le savent, que j'ai pas le coeur à en rajouter. Je voudrais parler de belles choses et j'y arrive pas.

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On se moque de l'Amérique et de sa pseudo-révolution conservatrice ; comme si une révolution changeait toutes les structures et la pensée d'un pays ; mais nous qu'est-ce qu'on fait ? On prend les mêmes et on recommence. Tout en se donnant l'illusion de faire autre-chose avec des moyens qui sont un enfumage. La droite avait vivement tancé l'idée de la primaire de la gauche avant 2012, pour y recourir à son tour aujourd'hui. C'est la preuve de l'absence de direction réelle ; à droite comme à gauche ; de perspectives autres que gérer l'existant. Nos primaires n'ont rien à voir avec les américaines. Elles soulignent néanmoins l'essentiel : on ne veut pas changer de système ni de méthode, et il n'y a aucun leader charismatique capable de concentrer les énergies et les diriger dans une direction salvatrice. Tout le monde occidental marine dans ce jus. Croire que Trump ou le Brexit sont l'expression du peuple c'est croire aux contes de fées médiatiques.  Le peuple, il nage en plein désarroi, et ne sait plus à quel saint se vouer. Pendant ce temps le destin suit son cour et nous envoie des signes que personne ne sait lire.

Maillezais monument (2)

J'écris le 11 novembre. Un jour de mémoire de tant de gars sacrifiés pour le plus grand bénéfice des industriels qui ont soldé ainsi les reliquats de la crise de 29...Tant de chairs et d'hérédités broyées, d'espoirs foudroyés, en croyant défendre la Patrie qu'on a par la suite bradée. Parmi eux il y avait aussi des ricains. Deux fois déjà ils sont venus en croyant nous aider envoyés par des chefs qui, eux, voyaient surtout le moyen de prendre pied pour asseoir de nouveaux marchés. Et pourtant oui, s'ils n'avaient été là, je ne sais pas trop même si aujourd'hui je serais là à déconner. Sans la première, je ne serais pas là, non plus que sans la seconde. Ce sont ces deux guerres qui ont poussés mes ancêtres à des déplacements imprévus et se rencontrer (y compris mes parents qui doivent leur rencontre à un bombardement, indirectement). Le fleuve de sang qu'est l'histoire de l'humanité a mêlé des fils de destinée aux conséquences infinies. Et aujourd'hui encore, l'histoire s'infléchit vers des lendemains que vous appréhendez, sans comprendre que ce ne sera pas tout à fait ce que vous subodorez, sur la suggestion des médias. Eux vous dictent ce qu'il faut penser, pas moi, contrairement à ce que fustigent certains qui prennent ce trou du cul de blog pour une Bible universelle.
Les symboles du destin sont en marche... Donald Trump va monter les marches du pouvoir le jour anniversaire de la mort de Louis XVI à qui il doit beaucoup. Notre dernier roi en ligne directe fit beaucoup, à travers La Fayette mais pas seulement, par intérêt pour plomber l'Angleterre, pour la victoire de l'indépendance. Élu le jour anniversaire de la chute du mur de Berlin, la veille de l'anniversaire de la mort du Général De Gaulle dont le rôle fut décisif dans nos rapports avec les USA qui furent le moteur de ce qu'est aujourd'hui notre pays. La France de 1963 portait en germe celle d'aujourd'hui, et même celle de 1945... Mais personne ne veut le voir.
Au fond c'est pas grave. Je n'y peux pas grand chose.
Nous tournons une nouvelle page d'histoire... Elle n'est pas vierge mais vous avez la vue embrumée par les passions et ne savez pas lire les lignes déjà esquissées.
Le jour de cette nouvelle donne, nous perdons un symbole qui portait l'âme d'espoirs déçus : Léonard Cohen...
Il est tout de même ironique de porter un nom de diable (Léonard dans certains textes anciens) et chanter la foi en l'homme, Dieu et l'avenir... Le jour où justement tombe le rideau sur le théâtre du passé. Il avait sorti un dernier album alors qu'il se savait fini ; il avait l'âge de ses artères le pépé. Je vais vous dire : plutôt qu'à Dylan, c'est à lui que j'aurais filé un prix...