La souffrance de Cathy et Mezzo 2

Il y a un an Cathy nous quittait pour un monde meilleur. Son ultime amour, Mezzo, le toutou, pour lequel nous nous étions inquiété, lui survécu. Aujourd'hui, un an après j'ai eu des nouvelles qui me réconfortent et m'interpellent.
Non seulement le chien se porte bien ; mais me dit l'amie qui sert de liaison avec cette aventure du quotidien de quelques uns de notre humanité souffrante ;

"Le chien a trouvé un excellent maître qui donne de ses nouvelles et est même venu voir la soeur de Cathy et ses enfants pour leur montrer Mezzo."
Lui que nous avions cru condamné a retrouvé une santé. Souvenez vous, si vous êtes ancien ici, de mon papier du 23 août que je devais mettre à jour le 21 octobre justement, pour coller à la réalité des évènements...

La souffrance de Cathy et Mezzo [Mise à Jour] - CROBARDURES

C'est une amie qui m'a alerté et j'ai été très touché par cette souffrance : Catherine a eu un cancer du sein. Guérie d'un côté, elle souffre depuis lors du syndrome de Basedow qui l'handicape énormément. Elle ne peut plus travailler et vit seule avec chien et chat dans un tout petit village auvergnat, à Pessade.

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Aujourd'hui nous regardons en arrière et cela nous interroge ; "c'est fou ce transfert de la maladie sur le chien. Un refus, un espoir ?... Je ne sais pas. Tout ce que je sais c'est qu'elle est heureuse maintenant et qu'elle nous envoie plein de signes heureux." m'écrit mon amie.
Effectivement il y a là une symbiose entre la maîtresse et son compagnon. Ce n'est pas la première fois que je vois ça... J'ai d'ailleurs vécu quelque chose du genre, mais à sens inverse. Je dois même la vie à cette présence "virtuelle" de l'âme d'un animal auprès de moi...Je ne sais pas si ça en valait le coup en ce qui me concerne quand on sait dans quelle misère je termine ma vie (1). Mais c'est une autre histoire...
Ce genre de choses me conduit, joint à des poignées d'autres, vécues au plus prêt du concret, à m'interroger sur la nature de la réalité. Des pieds de nez de dimensions qui nous dépassent. J'ai donné une approche, plusieurs fois dans divers papiers, ici même. Les derniers parus sur ce blog n'étant pas des moindres ; en filigrane ou en explicite. Mais aussi sur l'autre blog ma "Lettre ouverte au chrétien lambda" est une réflexion sur la nature de la réalité au prétexte de l'écologie.

Lettre ouverte au chrétien lambda - CANAL-DECHARGE

J'ai posé mon cul sur un canapé de hasard, un petit matin brumeux. Abandonné là parce que les abords du temple, c'est souvent la décharge en sus des poubelles qui y stationnent en permanence. Une mise en valeur du patrimoine on ne peut plus attrayante.

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Il m'était difficile de traiter de toutes les approches et croyances, alors je m'en suis tenu à une religion, celle que je connais le mieux ; et vous comprendrez pourquoi dans l'article. Même si, en réalité, ma philosophie relève du « Fiat voluntas tua », sorte de fatalisme apparent qui résulte de ce que l'expérience m'a appris que nous ne sommes pas maîtres du décret du destin. L'Esprit fort qui sera capable de reproduire quelques expériences que j'ai vécues ; je dis bien REPRODUIRE A L'IDENTIQUE, pas élucubrer des explications vaseuses et verbales comme l'a fait par exemple notre gamin ; celui là alors je consentirais à examiner sa thèse, pas avant... Dans le panel il y a l'histoire de ma guérison instantanée à la Rochelle en 1980 ; celle du fantôme qui ouvrait les robinets de l'apparte d'un copain à Chartres en 1979 ; celle des fleurs coupées qui vécurent six mois dans un cimetière par tous les temps, dans deux vases improvisés... et tant d'autres ! Mais là, voyez vous, j'ai des témoins, ce ne fut pas toujours le cas...
La doctrine nihiliste moderne aura beau prêcher la déconstruction de l'ordre naturel, le relativisme de toute chose, le néant comme perspective et l'absurde comme sens, vous ne pourrez jamais anéantir le vécu qui ne relève pas seulement du ressenti mais du concret matériel. Le jour où, comme moi, vous aurez tiré au colt sur une armoire comtoise en promenade ; le flingue appartenait à un copain qui était terrorisé chez lui, et croyait que "y'avait un truc" et que c'étaient de mauvais plaisants alors que ce n'était que fantômes ; ce jour là vous finirez en psychiatrie, ou, comme moi, commercerez une sacrée remise en cause de vos certitudes... Aujourd'hui je sais que les "fantômes" ne sont que des âmes en peine et que la peur n'est pas la solution, que c'est de l'amour qu'il faut...Force au dessus même des lois de la physique et de la causalité... Je me souviens d'ailleurs des élucubrations d'un physicien quantique ; je ne sais plus quand, c'était avant internet, dans un journal de vulgarisation scientifique ; qui affirmait que les particules elles-mêmes s'accouplaient par une sorte "d'affinité amoureuse"... Je suis bien incapables de reproduire exactement son propos, mais j'ai trouvé ça marrant.
Par contre, il est vain de courir après le fantastique à tout prix en quête de sensations fortes ou d'illusion de pouvoir ou de connaissance ; c'est un chemin qui vous conduira dans des abîmes d'angoisses, refoulées ou non, et de perdition de vous mêmes. Sans spiritualité, qui sert de garde fou, l'occulte est un chemin de folie.  Combien en ais-je vu qui ont perdu les pédales ?

Voilà, en ce jour de commémoration anniversaire, et alors que mon amie exprime son chagrin, je jette un pavé de vague espoir dans la mare.

Du nouveau pour Mezzo - En bateau, Lakevio !

Ce 21 octobre 2015, si on ne l'avait enfermé, il aurait sûrement suivi la voiture... La dernière image que j'emporte est celle de son regard si triste, sa lenteur et sa dignité, sa queue battant faiblement nos jambes pour nous montrer à la fois sa joie de nous revoir et son immense peine.

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Je vous colle le papier émouvant de la copine, là, ci dessus, parce qu'il ne faut quand même pas perdre le nord et se souvenir de la raison initiale de ce papier. Mais moi qui sens la grande faucheuse rôder autour de moi, ces temps-ci, je garde encore une lueur d'espoir et je la partage... L'espoir que, peut-être, la vie ne soit pas tout à fait absurde ; ce qu'on veut nous faire gober afin de mieux nous formater en moutons dociles et faciles à gaver au consumérisme et à l'étourdissement, quand on ne nous conduit pas directement à l'abattoir pour le plus grand profit des maîtres de l'anarchie vautrée en chienlit et à cent lieues des rêves de paradis terrestre et matériel d'un Sébastien Faure (par exemple) comme de la Cité Céleste de nos saints qu'on conchie à coups de débauche tous azimuts.

art oeil B

(1) « Je ne sais pas si ça en valait le coup en ce qui me concerne quand on sait dans quelle misère je termine ma vie . » dis-je... Oui, je suis plus que jamais dans la merde ; si jamais le cœur vous en dit, voir :

Le pot commun.fr : Bouteille à la mer

Ah que n'ais-je tant vécu pour connaître cette infamie ?

https://www.lepotcommun.fr

 

cochon tirrelire