Napoleon-2 (4)Un certain 18 juin un aigle buvait le bouillon après cent jours d'illusion de retour sous les coups de ceux qu'on dit nos « amis » aujourd'hui parce que tirant la couverture au mieux de leurs intérêts au sein de « l'europunie » (€uro puni ?), cette mauvaise parodie des Usa fichue comme une usine à gaz et qui a à peu près autant de (sale) gueule que le centre Pompidou d'extérieur ou le vagin métallique qui souille présentement les jardins de Versailles. Désolés, lecteurs, l'art dit moderne et ma gueule ça fait deux. Les chasses du ciel en deuil pleuraient toutes leurs hallebardes noyant la morne plaine où aujourd'hui nos faux frères dressent leurs braquemarts commémoratifs. Ils eussent voulu que nous nous associons à leurs commémorations ? Ont-ils commémoré Bouvines ? Hein ? Alors pourquoi irions nous jouer la repentance en ce lieu paumé qui porte un nom de chasse d'eau pour ne pas dire de chiottes ? (Water...loo).

Aigles napoleon

Certains caricaturistes d'époque ne se trompaient guère sur les enjeux et j'en ai déniché une bonne sur le Twitter... Nous avons d'autres 18 juin bien plus glorieux même si en réalité il faut bien reconnaître que sans Waterloo, l'Histoire eût été différente. Imaginez : pas de Deuxième Restauration ni donc de Badinguet et donc pas de Sedan et de Commune (1871)... Que serait la France aujourd'hui ?

Jeanne

18 juin 1429 : Victoire de Sainte Jeanne d'Arc à Patay.
"En nom de Dieu, les hommes d'armes batailleront et Dieu donnera la victoire."

Francois premier

18 juin 1538 : Le Roi François 1er signe "La Paix de Nice"
La Paix de Nice également appelé Trêve ou Congrès de Nice est un traité signé le 18 juin 1538 dans le couvent des Franciscains de la Sainte-Croix, situé hors les murs de la forteresse niçoise, par le roi François Ier et l'empereur Charles Quint, pour mettre fin à la huitième guerre d'Italie.
Ce traité, acquis grâce à la forte implication du pape Paul III, prévoit que la France conserve ses conquêtes - la Bresse, le Bugey et une grande partie du Piémont - et l'Empire germanique devient maître de la totalité du Milanais et des deux tiers du duché de Savoie. Une trêve de dix ans est alors décrétée entre les deux belligérants. Elle est suivie de l'entrevue d'Aigues-Mortes, les 14 et 15 juillet 1538, au cours de laquelle les deux souverains se réconcilient officiellement.
À l'emplacement de l'ancien couvent, aujourd'hui disparu, à hauteur du n°27 de la rue de France à Nice, s'élève un monument protégeant une grande croix sur lequel on peut lire l'inscription : «Signum. Hoc. Crucis. Dedicarunt. Nibilis. Melchio. Maletus. Marius Baldoinus. Manuel. Gerbonus. iac. Rus. Cigia. Coss.e.n. Dnlshoronatus Grimaldus. Richerus. Assesor. Anno 1558 Die 4 Martis.e.e.»

APPEL 18 juinEt puis bien sûr, nous avons le plus célèbre des 18 juin ; symbole d'une renaissance. Un appel inaudible mais qui résonne encore comme un cri dans le silence ; j'ai fait la photo à Saint Jean d'Angély je crois, ou à Niort je ne sais plus. Je ne sais pas vous, mais chaque fois que je vois cette plaque, je me dis que malgré mes divergences de bien des idées, sans le grand Charles (qui n'était pas plus Charlie que charlot ; non je ne parle pas de Chaplin), je serais sans doute à saluer je ne sais qui... Je sais, je fais référence ici à un chanteur que beaucoup n'aiment pas. Je me suis déjà exprimé sur le sujet dans Les lacs du Connemara ; La France perdue par un homme et retrouvée par un autre... Ce qui était au temps des chevaliers l'oeuvre des femmes devint aux temps de la barbarie moderne, oeuvre d'hommes (1).

plaque aigle de la jeune garde

Pour revenir à notre aigle, Le passage de Napoléon sera célébré les 27 et 28 juin à Niort où il a fait escale, sur la route de son exil à Sainte-Hélène. Entre nous, un défilé de grognards de carnaval, c'est quand même mieux qu'un défilé de grognons, non ? A l'époque on savait dans toute la contrée que Napoléon était à Niort, en route pour Rochefort. On le guettait dans chaque village. Quand on voyait passer la calèche à quatre chevaux, nul ne doutait qu’il ne s’y trouvât, et l’on criait : « Vive l’Empereur ! » A Mauzé, à Saint-Georges, à Surgères, à Muron, à Saint-Louis, il entendit les mêmes acclamations. On achevait la fenaison ; les hautes meules qui s’élevaient partout rappelaient aux paysans les grands travaux de drainage ordonnés par l’Empereur lors de son premier séjour le 7 août 1807 sur le chemin de Nantes venant de Bayonne ; accompagné de l'impératrice et grâce auxquels cette région de marais, infertile et malsaine, s’était transformée en vaste prairie. « — Vous voyez, dit-il à Beker, les populations me savent gré du bien que j’ai fait. Partout où je passe, je reçois les témoignages de leur reconnaissance. »
Finalement, il n'avait peut-être pas que des mauvais cotés l'aigle. Je préfère m'attacher à cet aspect. Vous ne retenez sans doute, vous, que le code dit Napoléon, qui fut en réalité ébauché dès l'ancien régime et rédigé sous la direction de Jean-Jacques-Régis de Cambacérès.

 

VOILES TRICOLORES

(1) la France, perdue par une femme (la reine Isabeau de Bavière) sera également sauvée par une femme Jeanne D'Arc