IMG-20141215-00877 Je suis un sale Timbanque qui ne se prosterne pas devant la religion cathodique imposée et j'omets de péleriner à Charlie ; bien dévoyé ces temps ci ; parce que la liberté d’expression et la liberté de la presse ne sont pas le droit d’insulter, de mépriser, de blasphémer, de piétiner, de moquer la foi ou les valeurs de ceux qui ne partagent pas tes valeurs, de prendre systématiquement de front d'autres communautés que la tienne. « Un dessin est un fusil à un coup », disait Cabu. J'étais choqué de voir Mahomet sous la forme d’une crotte enturbannée ou Benoît XVI sodomiser des enfants. Il ne s’agit pas de tolérance ou de libre-pensée : l’insulte est une violence. Ces élucubrations ont contribué aux amalgames qui président aux montées de fièvre qui secouent notre société. L'Islam n'est pas un immense Daesh mais, comme le Christianisme, une myriade de conglomérats. Ce n'est pas pour autant que je cautionne le comportement imbécile et criminel d'apprentis pieds-nickelés assoiffés de sang et pas fichus de regarder leurs victimes dans les yeux. Ces gens là sont à mille lieux de la sagesse intrinsèque de l'islam comme nos tortionnaires inquisiteurs ou notre Hitler l'étaient de la pensée du Christ. Je voudrais, à travers deux textes, vous montrer ce qu'est, dans l'Islam, la liberté de pensée telle qu'ils la conçoivent.

 

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 Une humanité, une seule !

« Au nom d 'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Tu les vois inclinés, Prosternés, recherchant d' Allah grâce et agrément, Leurs visages sont marqués par la Trace laissée par la prosternation, Telle est leur image dans la Thora, et l'image que l'on donne d'eux dans l’Évangile est celle d'une semence qui sort sa pousse, puis se raffermit, s'épaissit, Et ensuite se dresse sur sa Tige, A l'émerveillement des semeurs
. »

( Sourate 48 Al-Fath )

 

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Pour qui le veut, le Coran,
Pour qui le veut, la Torah,
Pour tel autre, l´Évangile,
Pour qui le veut mosquée où prier son seigneur,
Pour qui le veut, synagogue,
Pour qui le veut cloche ou crucifix,
Pour qui le veut, Kaâba dont on baise pieusement la pierre.
Je suis Dieu, je suis créature
Je suis Seigneur, je suis serviteur,
Je suis le Trône et la natte qu´on piétine,
Je suis l´enfer et je suis l´éternité bienheureuse,
Je suis l´eau, je suis le feu,
Je suis l´air et la terre,
Je suis le "combien" et le "comment",
Je suis la présence et l´absence,
Je suis l´essence et l´attribut,
Je suis la proximité et l´éloignement,
Tout être est mon être,
Je suis le Seul, je suis l´Unique

L'Emir Abd El-Kader

 

NOM DE DIEU

 

Pour les Chrétiens et les Athées qui seraient choqués de mon recours à la pensée islamique je voudrais évoquer une anecdote récente. Je sortais du brouillard du réveil en sirotant une orge chaude et je cliquais machinalement sur l’icône d'une radio chrétienne histoire que le chroniqueur de l'heure me tienne compagnie dans ma solitude ; ma chérie étant partie je ne sais plus où... Ça faisait ronron dans ma caboche quand j'ai bondi : le gars évoquait le fait de sortir sa poubelle, et que, même là, tu devais laisser se manifester la présence de Dieu. Même sortir sa poubelle devait être accompli dans le respect, la grâce et l'amour. Bien sûr, on pense là qu'en tant qu'animateur du blog Canal-Décharge, ça devait me titiller... Mais y'a pas que ça. Certes, j'ai déjà évoqué en filigrane cette idée mais surtout cela me paraissait un écho à un précepte zen : « quand tu balaies la cour, tu dois avoir le verbe et le balais, sois présent au présent, laisse agir le balayage à travers toi »... Deux manières d'exprimer la même chose mais vous ne savez pas le voir. Que vous l'appeliez Allah, Dieu, Jéhovah ou « vide » (qui est la forme comme la forme est le vide) c'est le même principe de « lâcher prise » dans l'Amour. C'est autre chose que cette vision réductrice charnelle que vous avez qui place l'érection en totem au centre de la pensée, héritage de l'apostat Freud. Plus qu'un concept, au delà de la projection des images qu'on peut s'en faire et qui sont toutes erronées et bien en dessous de la vérité comme le disait je ne sais plus quel sage Hindou ; « Dieu » est cet amour qui vient du fond de l'âme et peut même s'accomplir dans l’athéisme (témoins les vrais Bouddhistes). Alors seulement des miracles peuvent s'accomplir. D'abord celui de la fraternité, de l'empathie, mais aussi la voie du juste milieu énoncée par Jésus et Bouddha qui peut se retrouver dans l'Islam comme je l'ai montré plus haut. Accomplir sa tâche avec Amour au sens noble du mot vous ouvre les portes de la maîtrise de l'effet papillon que j'ai tant évoqué dans mes blogs et la clef du progrès humain. On est à cent lieues de l’hédonisme érigé en principe et du droit d'insulter au prétexte d’incompréhension et simplification.

 

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