colombe_noir2Parait que le 21 janvier c'est la journée internationale du câlin... Une journée pipeau de plus. Mais pourquoi donc ont-ils choisi le 21 janvier ? C'est l'anniversaire de deux morts qui ont marqué l'histoire à Jamais : Louis XVI  (38 ans) exécuté le 21 janvier 1793 sur la place de la Révolution (aujourd'hui place de la Concorde) et Lénine (Vladimir Ilyich Oulianov 21 janvier 1924 dans sa datcha de Gorki-Léninskie à 54 ans). Avouez que pour une journée de câlins c'est pas trop ça *:) Heureux
Il est vrai que c'est la "Sainte Agnes" (martyre de 12 ans en 305) dans le calendrier chrétien dont plus grand monde ne se soucie mais dont le prénom viendrait étymologiquement de "agneau" au sens "pureté"... De nos jours les "câlins" ont plus souvent une autre connotation tant on ramène tout à la lubricité depuis les délires que Freud à imposé à la philosophie courante que les soixante-huitards attardés ont insulfés dans la vie quotidienne en banalisant l'exceptionnel et ramenant la vie à une succession d'ébats éphémères. Le lapinisme sans ses conséquences visibles mais avec d'autres qui ne sont pas nécessairement réjouissantes. La plupart des gens ne mesurent pas l'effet papillon de leurs comportements individuels et les conséquences planétaires par accumulation de doses homéopathiques qui finissent par infiltrer tous les niveaux des composantes de la biosphère.

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Est-ce parce que c'était déjà (je ne sais de quand ça date) la journée des "câlins" que le 21 janvier 1998 éclatait l'affaire Lewinski aux Etats-Unis qui ravalait Bill Clinton au rang de coureur de jupon comme n'importe quel président gaulois impopulaire ? Le pape de service lui s'éclipsant à Cuba ; pour sans doute offrir quelques câlins consolateurs aux orphelins de Lénine. C'est aussi l'anniversaire en 1950 du décès de Georges Orwell (né à Motihari "Inde" le 25 juin 1903) à Londres, qui jetait un regard assez lucide sur la réalité, celle de son temps et la nôtre.

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Une journée du câlin ne ramènera pas l'harmonie sur Terre où les soubresauts naturels sont déjà des sources de bien des chagrins mais auxquels nous nous ingénions à en rajouter une louche. C'est la misère et la guerre aux quatre coins du globe et là où ça n'est l'est plus les relents et les miasmes se font encore sentir longtemps, des décennies après. Je pense à ces vestiges de la deuxième guerre mondiale qu'on retrouve régulièrement dans ma région moi qui suis originaire à la fois d'à proximité du mur de l'Atlantique et de la "Poche du Sud-Ouest"... Je pense aussi aux traces de la première guerre mondiale dont nous célébrons de manière bien incongrue le centenaire cette année et qui empoisonne encore les nappes phréatiques comme je le lisais encore ce matin dans "Le poison de la guerre coule toujours à Verdun" sur le journal "Le Monde". Je pense aussi à ces tombereaux de mines anti-personnel et autres succédanés que sont les "bombes à sous munition" dont la France est un grand pourvoyeur et dont les pays dits émergents ont été tapissés ces dernières décennies, qui mutilent et tuent y compris des enfants. Il me prends des envies de m'évader vers un ailleurs qui ne serait peut-être finalement pas meilleurs tant le bipède évolué est la forme la plus décadente de l'univers en ce qu'il prétends à l'éthique mais se soucie surtout de son confort lubrique. Pourquoi, si l'évolution a produit ailleurs une chose semblable, serait-elle meilleure ? Ce n'est pas parce que quelques poignées sont capable de générosité occasionnelle ; j'en ai rencontré une quarantaine en deux mois ces temps derniers tout de même ; que ça ne confirme pas la règle qui souffre quelques exceptions : notre Terre est bien une vallée de douleurs. Alors une journée de câlins, ça fait pas de mal, oui, à condition que ce soit franc et honnête et ne génère pas dans la foulée des histoire de cocu et des déchirements malsains où on casse la vaisselle et où l'un(e) ou l'autre des protagonistes atterrit en cure de sommeil. 

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