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De bon matin à l'heure où blanchi la campagne, je suis parti dans la plaine...
 
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C'était pour offrir une sépulture digne de lui, en un lieu qui restera à jamais secret, à un de mes copains martinets. Reportez vous sur ce même blog à mon papier "Ne pas confondre hirondelles et martinets" paru il y a quelques temps sur ce même blog. La veille j'étais au garage en train de bidouiller un vieux vélo dont les freins sont complètement occis et pour lequel je cherche désespérément un feu arrière à pas cher (1/2 course ou rando ancien) quand ma chérie m'a amené le petit corps qu'elle avait trouvé dans notre rue. Je le connaissais le petiot. C'était la moitié d'un couple qui niche près de chez nous. Le dernier couple à revenir. L'an dernier il y en avait deux, l'année d'avant trois, et les autres au moins quatre... Vu que ma moitié à moi a trouvé notre copain sur le dos, ça signifie que quelqu'un l'a achevé au lieu de le sauver, ce qui était sans doute possible, comme je l'ai expliqué dans mon papier consacré au sujet. Les fourmis avaient commencé à ronger les yeux, il n'y a vait rien à faire. Comme je l'ai montré dans mon papier consacré à la bergeronette grise, je puis revigorer un oiseau sonné, mais je ne suis ni le Christ, ni Elie, ni Ganesh et je ne me connais pas le pouvoir de rescusciter les cadavres à ce stade.

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A défaut de roses il dormira au milieu des églantines leurs cousines... Et des dernieres aubépines... Au paradis des fleurs et des oiseaux. Comme le grand poète Moustaki dont j'ai appris le départ pour les étoiles le midi au retour de mon équipée. Je suis doublement en deuil, parce que si je n'ai plus les cheveux aux quatre vents j'ai toujours une gueule de métèque comme je l'avais dit à Marie Luce qui l'appréciait tant il y a un peu plus de 40 piges et c'est toujours grâce à lui qu'on s'est reconnus après quelques décennies de perte de vue... Même si on a peu échangé, on a été contents d'évoquer un moment ces idéaux qui étaient les nôtres. Mes idées ont mariné et dépassé le simple caratère de slogans poétiques de l'époque, mon regard s'est considérablement élargi, mais je suis toujours le même au fond, et je trouve un peu gros, une fois encore, que des gens qui hier matin n'en n'avaient rien à foutre lui trouvent soudain toutes sortes de qualités. Il n'y aura plus de Georges, il n'y aura plus de martinets non plus... Vous resterez seuls avec vos lubies, et encore... Ce matin le coucou saluait le soleil, dernier témoin d'un monde en désintégration imbu de ses illusions.

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Je dédie au poète qui pressentait la langue des oiseaux et au frère voilier du ciel la fleur de l'arbre des mages et des sorciers, des Druides et de Joseph d'Arimathie qui vint en Avallon y dissimuler un plat à poisson, cette vaisselle vermeille que vous avez confondu avec une coupe de sang en vous croyant autorisé à le verser au nom d'un autre poète.

lutin7
  

 

NDLR : après l'ordi, le blog ? Imaginez qu'il n'y a plus moyen d'utiliser les fonctions d'alignement et de formatage de texte non plus que de position de photo ! Bon ben, puisque on veut me pousser dans mes derniers retranchements j'ai bossé ici en HTML ; pas que j'en ai une parfaite maitrise mais je me démerdbrouille +ou -. Hé ducon (je cause à mon pirate), t'as pas pigé que le vioque a pas que d'la guimauve dans l'froc ? Et surtout qu'il est pas cheuh d'la dernière averse.