anne-soeur-anneB3aCe texte est un pot-pourri inspiré d'une pléthore d'auteurs ou interprètes ; je serai assez curieux de vous les voir identifier ainsi que les œuvres dont je les ai sortis...

Il y avait un jardin qu´on appelait la terre
Il brillait au soleil comme un fruit défendu, grand comme une vallée
On pouvait s´y nourrir à toutes les saisons, il était assez grand pour des milliers d´enfants
Il était habité jadis par nos grands-pères, qui le tenaient eux-mêmes de leurs grands-parents.
Où est-il ce jardin où nous aurions pu naître? Je le cherche encore et que je ne trouve plus.
Sœur Anne, ne vois-tu rien venir?

chevalier-1Je vois des soldats couverts d´armes,
Tout prêts à mourir et à tuer.
Partout, je ne vois que des larmes.
Le monde semble s´y habituer.
Je vois, plus violente que la peste,
La haine couvrir l´horizon.
Les hommes se déchirent, se détestent.
Frontières, mitrailleuses, prisons,
L´amour, qui n´a plus rien à faire,
Je vois des enfants sans leur leur mère.
Je vois des parents sans enfants
Et des paysans sans leurs terres.
Je vois des terres sans paysans.
Je vois des grandes maisons vides
Et de grands vides dans les maisons,
Des gens au visage livide
Qui marchent sans chanter de chansons,
Des hommes qui essaient de sourire,
Des femmes au regard si peureux,
Des vieux qui ne savent plus rire,
Des jeunes qui sont déjà vieux.
Un jour le diable vint sur Terre
Pour surveiller ses intérêts
Il a tout vu le diable, il a tout entendu
Et après avoir tout vu
Et après avoir tout entendu
Il est retourné chez lui, là-bas.
Et là-bas, on avait fait un grand banquet
A la fin du banquet, il s´est levé le diable
Il a prononcé un discours :
Il y a toujours un peu partout
Des feux illuminant la Terre
Les hommes s´amusent comme des fous
Au dangereux jeu de la guerre
Les trains déraillent avec fracas
Parce que des gars pleins d´idéal
Mettent des bombes sur les voies
Ça fait des morts originales
Ça fait des morts sans confession
Des confessions sans rémission
Rien ne se vend mais tout s´achète.
L´honneur et même la sainteté
Les États se muent en cachette
En anonymes sociétés
Les grands s´arrachent les dollars
Venus du pays des enfants
L´Europe répète l´Avare
Dans un décor de mil neuf cent
Ça fait des morts d´inanition
Et l´inanition des nations
Les hommes, ils en ont tant vu
Que leurs yeux sont devenus gris
Et l´on ne chante même plus
Dans toutes les rues de Paris

matOn traite les braves de fous
Et les poètes de nigauds
Mais dans les journaux de partout
Tous les salauds ont leur photo
Ça fait mal aux honnêtes gens
Et rire les malhonnêtes gens !
J´accuse les hommes, un par un et en groupe.
J´accuse les hommes de cracher dans leur soupe,
D´assassiner la poule aux œufs d´argent,
De ne prévoir que le bout de leur temps.
J´accuse les hommes de salir les torrents,
D´empoisonner le sable des enfants,
De névroser l´âme des pauvres gens,
De nécroser le fond des océans.
J´accuse les hommes de violer les étoiles
Pour faire bander le Cap Canaveral,
De se repaître de sexe et de sang
Pour oublier qu´ils sont des impuissants.
De rassembler les génies du néant,
De pétroler l´aile des goélands,
D´atomiser le peu d´air qu´ils respirent,
De s´enfumer pour moins se voir mourir.
J´accuse les hommes de crimes sans pardon
Au nom d´un homme ou d´une religion.
J´accuse les hommes de se croire sans limites
J´accuse les hommes d´être des hypocrites,
Qui jouent les durs pour enfoncer du beurre
Et s´agenouillent aussitôt qu´ils ont peur.
J´accuse les hommes de se croire des surhommes
Alors qu´ils sont bêtes à croquer la pomme.
Petit Robot qui va venir,
Il est joli, ton avenir.
On mettra deux fils dans ta tête
Pour y faire entrer le savoir,
Celui que tu devras avoir
Pour être comme on dit, honnête.Les fils se grilleront d´eux-mêmes
Juste avant de laisser passer
Ce qui pourrait te faire penser
Ou te poserait des problèmes.
Sœur Anne, ne vois-tu rien venir?
Je vois une grande lumière
Qui semble venir de très loin.
Je vois un enfant et sa mère.
Mon Dieu, qu´ils sont loin, qu´ils sont loin...
Voici qu´ils s´approchent de la terre.

lion-rdL´enfant a grandi, je le vois.
Il vient partager nos misères.
Déjà, il apporte sa croix.
Bientôt, sa divine colère,
Chassera le démon pour toujours.
Bientôt reviendra sur la terre
La vie, la pitié et l´amour.
Ami, ne désespère pas
Le jour viendra, le jour viendra
C´est défendu mais en cachette
Allumons au creux de nos mains
Une cigarette
On a peur que le temps s´arrête
Il n´en est rien et nous aurons des lendemains
De fête
Quand nous irons le long du fleuve
Cueillir l´orange et le citron
lunasol-octave3.
Nous oublierons
Nos nuits d´épreuve
Nous oublierons les nuits de guerre
Où l´on croyait
Que plus jamais ne reviendrait
Une aube claire
Le ciel de chaque nuit sera douce lumière
Le ciel de chaque jour éblouissante clarté
Quand nous aurons la liberté
De vivre en paix sur cette Terre!
Quand tous les affamés
Et tous les opprimés
Entendront tous l´appel
Le cri de liberté
Toutes les chaînes brisées
Tomberont pour l´éternité
On peut chanter tous les poèmes des sages
Et on peut parler de l´humilité
Mais il faut s´unir pour abolir injustice et pauvreté
Les hommes sont tous pareils
Ils ont tous le même soleil
Il faut, mes frères, préparer
Le jour de clarté
On peut discuter sur les droits de l´homme
Et on peut parler de fraternité
Mais qu´les hommes soient jaunes ou blancs ou noirs
Ils ont la même destinée
Laissez vos préjugés
Rejetez vos vieilles idées
Apprenez seulement l´amitié
Pour que les affamés
Et tous les opprimés
Entendent tous l´appel
Le cri de liberté
Toutes les chaînes brisées
Tomberont pour l´éternité
7metaux-B2.
Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.
Elle est à toi cette chanson .
Toi l´Auvergnat qui sans façon
M´as donné quatre bouts de bois
Quand dans ma vie il faisait froid
Toi qui m´as donné du feu quand
Les croquantes et les croquants
Tous les gens bien intentionnés
M´avaient fermé la porte au nez
Ce n´était rien qu´un feu de bois
Mais il m´avait chauffé le corps
Et dans mon âme il brûle encore
A la manièr´ d´un feu de joieToi l´Auvergnat quand tu mourras
Quand le croqu´mort t´emportera
Qu´il te conduise à travers ciel
Au père éternel.
chardonneret-perche-copie-1Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ;
j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi ! Se donner du mal pour les petites choses, c'est parvenir aux grandes, avec le temps. C'est dans la rosée des petites choses que le cœur trouve son matin et se rafraîchit.
Tous les cent ans, Jésus de Nazareth rencontre Jésus le Chrétien dans un jardin sur les collines du Liban. Et ils parlent longtemps ; et chaque fois Jésus de Nazareth part en disant à Jésus le Chrétien : "Mon ami, j'ai bien peur que nous ne puissions jamais , jamais être d'accord."

diamant-B

NDLR : les images elles sont mes créations, comme d'hab'