CROBARDURES

27 novembre 2016

Avent, juste avant le dernier rideau

ETOILE FILANTE we 2C'est l'Avent ; ça ne veut plus rien dire pour la plupart des gens, sauf pour les croyants, et encore un certain nombre ont une vision approximative de la chose. Une petite carte internet qu'on m'a envoyée témoigne de la naïveté de certain(e)s qui croient que Dieu va se mettre à mon service. Elle dit : « je vais prier Dieu de ma faire gagner à un jeu de tirage et je vous promets que je vous donnerai de quoi vous tirer d'affaire jusqu'à la fin de vos jours. Vous serez alors bien obligé de voir que Dieu existe et qu'Il vous aime ... » ; bon c'est gentil, mais elle oublie que j'ai pas trop les moyens de jouer un Loto ! Et puis tant qu'à faire j'aimerais autant retrouver la santé... A quoi me servira de crever plein de pognon ? Si, c'est vrai, ça servira à ma veuve, elle finira ses jours au chaud. Mais, bon, la prière bouton poussoir, j'y crois pas vraiment.
J'ai vu des miracles, je l'ai déjà dit, mais à chaque fois c'était une grosse surprise quant au résultat par rapport à l'intention.
Si c'était un bouton poussoir de distributeur automatique, à Lourdes y'aurait autant de miracles que de visiteurs ; au moins de visiteurs fervents ; hors y'a quoi ? 70 miracles reconnus pour 158 ans, soit pas un demi par an... Bon, bien sûr, y'en a sans doute un peu plus. Tous ceux refusés par la commission épiscopales dont les critères paraissent d'ailleurs trop sévères aux derniers papes. Certains en étaient sans doute, réellement. Pis les gens comme moi, qui n'ont pas eu envie de se faire cuisiner, d'être une chose bizarre parce qu'ils l'étaient déjà trop dans leur vie par leur différence quelle qu'elle soit. M'enfin bon, ça fait plutôt restreint hein ?
Et pourquoi Dieu s'intéresserait-il à ma pomme en ce moment alors qu'il y a tous les marmots qui clabotent ou sont esquintés physiquement, moralement ou les deux, dans vos guerres et vos exploitations honteuses ? Pourquoi Dieu se soucierait-il de ma pomme plutôt que des pauvres ritals qui ont tout perdus ces temps derniers ? Hein ?
L'Avent pour nous cette année, c'est un peu comme il y a deux ans : « avant qu'il n'y ai plus d'après ». Je me lève le matin en ne sachant pas trop dans quel état je serai le soir... C'est assez bizarre d'ailleurs. Je me sens débranché et j'ai plus envie de rien tant je me sens désarmé. Pas en état physique d'initier des projets à long ou même moyen terme, comme un piaf sur la branche et avec la quasi certitude d'être à la cloche de bois dans pas longtemps, et la peur bleue non pas de mourir ; c'est pas pire que le coma et j'en ai vécu plusieurs en près de 60 piges ; mais de tomber aux mains des toubibs dont j'ai trop bien vu ce qu'ont vécu avec eux de nombreux potes ou parents... La première personne que j'ai vue mourir sous mes yeux, d'accident, j'avais huit ans, mais mon premier deuil j'en avais trois !! De maladie. Mon arrière grand mère qui m'adorait. Seulement elle, ça s'est passé paisiblement, chez elle et dans son lit. Ma grand mère, quelques années plus tard, et une voisine à peu près à la même époque, ont souffert le martyr avec des aller retour à l'hosto. Papa itou il y a une dizaine d'années... J'ai vu ses derniers instants de conscience avant qu'il ne puisse plus communiquer du tout mais continuer à se tordre de douleur.
Alors quand des naïfs me prétendent qu'ils sont guéris alors qu'ils prennent des brouettes de médocs à longueur de jours, je souris de pitié. Ils croient ce qu'on leur fait gober. Un corps en bonne santé, ça ne prends pas de barbituriques !
Que j'ai choisi une autre voie ne plaît pas. Qu'est-ce que c'est que ce salaud de pauvre qui se permet de tendre la paluche alors qu'il devrait ramper aux pieds des gentils serviteurs de Monsanto et Bayer ? Les deux plus grands pollueurs de la planète ? Il devrait remercier à genoux. C'est pas une urgence, hein, que de choisir sa mort ?
Hé bien si, je resterai maître à bord tant que je pourrai. Vous ne voulez pas me tendre la paluche, tant pis ! Je choisirai de vivre ou mourir suivant comment notre dégringolade sera plus ou moins catastrophique.
C'est l'Avent, mais en ce qui me concerne c'est l'avant absence, l'avant rien, l'avant rue, l'avant mort... Et le plus chagrin de tout : ma chérie qui va se retrouver seule et désargentée parce que vous n'avez pas voulu répondre à mon appel.  Mais aussi j'étais pestiféré bien avant ça, et que beaucoup se sont acharnés sur elle  parce que ça pue un franc-tireur. Vous donnerez du pognon à des bonimenteurs politiques qui ne manquent de rien, mais pas deux balles à des malheureux... Les primaires censitaires sont la plus belle fumisterie qu'on aie inventé ces dernières années.
J'en ai marre de tous ceux qui se gargarisent de platitudes et poncifs qui se veulent hautement généreux ou compassionnels mais ne bougeront en réalité pas le petit doigt pour qui que ce soit.
Ça me rappelle cette scène épique d'un militant Trotskyste ; il y a une trentaine d'années ; qui faisait la morale à une mendiante, à Vierzon. Il la traitait de « traître à la classe ouvrière ». La pauvre dame entravait que d'chi à son discours, déjà qu'elle maîtrisait mal le français. Je suis arrivé, j'ai filé une poignée de pièces, et du coup, c'est ma pomme qui ai pris l'engueulade.
Beaucoup de croyants sont de la même veine ! Ce n'est pas la référence dont on se réclame qui compte, c'est comment on l'utilise. Et cela est l’expression de la nature profonde de la personne.
Ma nature a toujours été sauvage. Je ne suis ni de droite, ni de gauche, je suis du parti de la nature. Et la nature elle est comme moi : foutue ou presque. Vous êtes les artisans de sa fin.

theatre 2

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23 novembre 2016

On me prends ou on me laisse

moi 2016Sur l'autre blog il a été question de catholiques ces temps derniers ; par ailleurs, il y a eu quelques cathos pour me filer quelques balles face à ma faillite personnelle... Mais c'est pas le cas de tous, et je laisse à votre appréciation la réaction d'un groupe de catho vachement fervent face à un com que je leur ai fait... Vous jugerez vous mêmes leur façon de s'adresser à un type qui, faut bien le dire, est à un chouïa de se tirer une balle dans la tronche !

Voir le Fichier : donneur_de_lecon.pdf

Ca s'ouvre en PDF et c'est gratuit... Juste comme ça, pour pas laisser le crime impunis. Du coup, quelqu'un qui venait de leurs ami(e)s qui demandait à entrer dans mon réseau a été viré sans autre forme de procès. Pas envie qu'on me prenne le chou ! J'ai assez d'angoisses comme ça ! OUI, je doute fort de ne plus avoir de miracles. Ma chérie vient apparemment de se rétammer encore sur un entretient d'embauche et moi, mes perspectives, on connaît ! Enfin, j'ai épuisé mon quota de miracles invraissemblables je crois. Sinon je ne serai pas dans l'état où je suis. Enfin, se faire engueuler quand on est malade et dans la misère ; ne pas croire que la solution va tomber toute cuite du Ciel, c'est ptete un péché, mais que celui qui n'a jamais péché me jette un menhir en travers de la tronche ! Ca vous plait pas comme je suis ? Je vous emmerde ! Pour le peu qu'il me reste à vivre, j'ai plus rien à foutre de rien. On me prends ou on me laisse. Point barre.

LUGER

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11 novembre 2016

Rififi historique orné de crêpe

usa 10111138 B2Les esprits chauffent plus que la banquise et au fond le désarroi devant le résultat qu'on prétend n'avoir pas vu venir m'amuse. Non je ne vais pas hurler avec les loups non plus que cracher d'imprudentes invectives avec les moutons enragés par les médias surexcités. Jusqu'à un curé de mes relations qui y est allé de l'insulte. Trump, c'est l'Amérique réelle quand on y regarde bien, celle que vous ne voulez pas voir, pas l'Amérique rose bonbon vendue par Disney et le bonheur selon Coca. Oh certes, Trump a projeté une image de gros plouc, mais c'est surtout de la mise en exergue médiatique. Les analyses de son programme politique ont été diluées dans une déferlante d'émotionnel qui ne laissait aucune place au recul et à la réflexion posée. Tout particulièrement en Gaule où généralement dans notre vieux monde on ne comprend pas grand chose à leur système politique. Vous êtes pardonnables. Récemment ma moitié suivait des cours de perfectionnement d'anglais ; la prof était britannique, et elle même, à même de lire la presse anglo-saxonne dans le texte, n'avait pas pigé que le président des USA n'est pas élu comme chez nous au suffrage universel direct.  Ma chérie l'a découvert quand, au cours d'un jeu de questions réponses, l'animatrice de la session lui a demandé si elle devait voter là bas, pour qui elle voterait... Discussion à bâton rompu du coup (en anglais), où il apparaît que la dame pourtant dans nos âges, anglophone, entravait que d'chi au système américain.
Il y a une méconnaissance de l'âme de l'Amérique aussi. Trump, c'est le pays réel, celui des pionniers qui déferlèrent sur des terres considérées vierges parce qu'elles n'étaient pas contraintes par l'industrie humaine ; spoliant des nations qui fonctionnaient à la manière de nos ancêtres paléolithiques et néolithiques, où la propriété privée n'existait pas. Plus au sud, hors des États Unis, se sont constitués de petits empires ressemblant davantage au prémices de notre Antiquité, comparables à Babylone, ou par exemple aux Arias qui dominèrent la culture de l'Indus. Mais pas dans ce qui devint la "première puissance" comme on le prétend. Même si, en réalité, ils ne sont plus les leaders qu'ils ont été. C'est ce point que Trump a pigé. Oh certes, j'en ferais pas un pote, mais j'attends de voir. Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent. Il a déjà, in extrémis, passé à la trappe deux points de son programme. Ça prouve bien qu'il ne faut pas s'affoller. Le président américain n'est pas un autocrate tout puissant. Cependant les masses ne sont pas raisonnables, et j'avais pressenti l'atmosphère même si je ne l'ai publié que quelques heures avant le scrutin. Trump c'est la captation du Tea party afin d'éviter qu'il ne submerge la nation et conduise, in fine, à son éclatement. Ça ne l'esquivera peut-être pas pour autant.

Vous regardez l'heure et le jour de la publication ci-dessus et vous vous rendrez compte que j'avais pas besoin même des premières estimations pour projeter ce qui allait arriver. Avant publication il y a le temps de fabrication du dessin d'illustration, donc pas mal de temps.

Itou pour mon tweet qui cause tout seul. Je n'ai pas voulu publier plus tôt parce que je me suis fait engueuler, autrefois, pour avoir publié trop tôt mes pronostics. On m'a accusé de vouloir influencer les gens. Je n'ai pas le droit de donner une opinion politique ? Opinion que je n'ai pas, de toute façon. Je suis à cent lieues de ce cirque qui est un théâtre bien loin du contexte mondialisé des échanges économiques qui sont les véritables clefs du pouvoir. Et comme si ce petit blog à la con, complètement ignoré, comme l'autre d'ailleurs, pouvait avoir la moindre influence sur quoi que ce soit ! J'écris pour vider le trop plein qui m'opresse ; pas pour influencer des gens qui ne me liront jamais ! Croire le contraire, faut soit m'accorder une importance que je n'ai pas, soit être con comme un balai !
Enfin, toujours est-il que je vous prouve que j'avais senti venir le vent quand les médias croyaient encore que l'hilarante Hilary allait foutre une trempe à Trump. Ce qui m'a le plus défrisé, dans cette histoire, C'est le comportement de Hollande. Lui non plus ne semble pas avoir vu venir quoi que ce soit ! Qu'il ne lise pas dans le cristal ou le café du matin je veux bien ; c'est bon à ma pomme ça ; mais il aurait pu garder un chouïa de neutralité, préparer des messages pour les deux, en termes convenus et diplomatiques, ménageant l'avenir. Non, au lieu de ça, il donne l'impression d'une totale improvisation à la remorque de ses propres convictions ou idées fixes. On n'est pas dans la merde tiens, maintenant ! A peine ! Le malheur est qu'il confirme ce que j'avais écrit avant son élection, avant même je crois qu'il soit officiellement candidat : "qu'est-ce que tu va foutre dans cette galère gros nounours ?" . J'aurais aimé avoir tort... J'aimerais souvent avoir tort, me tromper. Là encore, mes derniers flaches ne sont pas réjouissants, et j'hésite vraiment à les écrire... Pas que ça pèse beaucoup dans mon devenir perso. J'ai plus grand chose à perdre, ma vie est derrière moi et la caisse en sapin à proximité immédiate devant. Sauf miracle. Mais j'ai épuisé mon quota... Juste, ça me fait chier de tourner le couteau dans la plaie. J'ai tant de fois annoncé... ce qui a commencé à arriver, les rares copains qui me restent le savent, que j'ai pas le coeur à en rajouter. Je voudrais parler de belles choses et j'y arrive pas.

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On se moque de l'Amérique et de sa pseudo-révolution conservatrice ; comme si une révolution changeait toutes les structures et la pensée d'un pays ; mais nous qu'est-ce qu'on fait ? On prend les mêmes et on recommence. Tout en se donnant l'illusion de faire autre-chose avec des moyens qui sont un enfumage. La droite avait vivement tancé l'idée de la primaire de la gauche avant 2012, pour y recourir à son tour aujourd'hui. C'est la preuve de l'absence de direction réelle ; à droite comme à gauche ; de perspectives autres que gérer l'existant. Nos primaires n'ont rien à voir avec les américaines. Elles soulignent néanmoins l'essentiel : on ne veut pas changer de système ni de méthode, et il n'y a aucun leader charismatique capable de concentrer les énergies et les diriger dans une direction salvatrice. Tout le monde occidental marine dans ce jus. Croire que Trump ou le Brexit sont l'expression du peuple c'est croire aux contes de fées médiatiques.  Le peuple, il nage en plein désarroi, et ne sait plus à quel saint se vouer. Pendant ce temps le destin suit son cour et nous envoie des signes que personne ne sait lire.

Maillezais monument (2)

J'écris le 11 novembre. Un jour de mémoire de tant de gars sacrifiés pour le plus grand bénéfice des industriels qui ont soldé ainsi les reliquats de la crise de 29...Tant de chairs et d'hérédités broyées, d'espoirs foudroyés, en croyant défendre la Patrie qu'on a par la suite bradée. Parmi eux il y avait aussi des ricains. Deux fois déjà ils sont venus en croyant nous aider envoyés par des chefs qui, eux, voyaient surtout le moyen de prendre pied pour asseoir de nouveaux marchés. Et pourtant oui, s'ils n'avaient été là, je ne sais pas trop même si aujourd'hui je serais là à déconner. Sans la première, je ne serais pas là, non plus que sans la seconde. Ce sont ces deux guerres qui ont poussés mes ancêtres à des déplacements imprévus et se rencontrer (y compris mes parents qui doivent leur rencontre à un bombardement, indirectement). Le fleuve de sang qu'est l'histoire de l'humanité a mêlé des fils de destinée aux conséquences infinies. Et aujourd'hui encore, l'histoire s'infléchit vers des lendemains que vous appréhendez, sans comprendre que ce ne sera pas tout à fait ce que vous subodorez, sur la suggestion des médias. Eux vous dictent ce qu'il faut penser, pas moi, contrairement à ce que fustigent certains qui prennent ce trou du cul de blog pour une Bible universelle.
Les symboles du destin sont en marche... Donald Trump va monter les marches du pouvoir le jour anniversaire de la mort de Louis XVI à qui il doit beaucoup. Notre dernier roi en ligne directe fit beaucoup, à travers La Fayette mais pas seulement, par intérêt pour plomber l'Angleterre, pour la victoire de l'indépendance. Élu le jour anniversaire de la chute du mur de Berlin, la veille de l'anniversaire de la mort du Général De Gaulle dont le rôle fut décisif dans nos rapports avec les USA qui furent le moteur de ce qu'est aujourd'hui notre pays. La France de 1963 portait en germe celle d'aujourd'hui, et même celle de 1945... Mais personne ne veut le voir.
Au fond c'est pas grave. Je n'y peux pas grand chose.
Nous tournons une nouvelle page d'histoire... Elle n'est pas vierge mais vous avez la vue embrumée par les passions et ne savez pas lire les lignes déjà esquissées.
Le jour de cette nouvelle donne, nous perdons un symbole qui portait l'âme d'espoirs déçus : Léonard Cohen...
Il est tout de même ironique de porter un nom de diable (Léonard dans certains textes anciens) et chanter la foi en l'homme, Dieu et l'avenir... Le jour où justement tombe le rideau sur le théâtre du passé. Il avait sorti un dernier album alors qu'il se savait fini ; il avait l'âge de ses artères le pépé. Je vais vous dire : plutôt qu'à Dylan, c'est à lui que j'aurais filé un prix...

 

01 novembre 2016

Toussaint alter halloween et vanité du destin...

TOUSSAINT3La Toussaint peut-être un peu d'espoir à condition d'y croire ; pendant des siècles, des hommes, des femmes se sont endormis dans l'espoir de la résurrection & la vie éternelle. Je ne sais pas trop ce que ça recouvre vraiment la vie éternelle ; comment appréhender une telle notion ? C'est parce qu'elle vous échappait que vous l'avez rejetée. Fête des saints ; et bien malin qui peut vraiment dire qui est saint, comme l'écrivait un pasteur je ne sais plus où la semaine dernière ; le choix n'appartient en réalité qu'à Dieu ; ceux canonisés par les Églises (catho et ortho) ; hors les archanges ; sont des modèles présentés aux hommes par des hommes ; fête des saints dont vous avez fait la commémoration des défunts ; saints ou pas on n'en sait rien ; avant de la jeter aux orties pour en faire la fête des monstres au nom d'un « néo-celtisme » dont les racines sont nazies ; vous le saviez ça ? Un identitarisme aux relents vert de gris, et chez nous passablement lié à la collaboration, chez nous, et au KKK aux USA. Faut pas le dire, les références sont dures à trouver. Le problème est que je me suis beaucoup documenté de l'intérieur, il y a quelques décennies. Hé oui ! Dans la marine j'ai côtoyé beaucoup de Bretons. Ils m'ont filé le virus de l'amour de la Bretagne et de son histoire. De là mon approche du druidisme, du néo-druidisme et de ses ramifications. Pour un qui ; tout en gambergeant, comme tous, sur une histoire mythique qui n'a pas grand chose à voir avec les données de l'archéologie scientifique ; dont je suis toujours les développements avec intérêt aujourd'hui ; avait une philosophie acceptable pour mes valeurs, et où j'ai été initié ; une flopée d'autres avaient des relents nauséabonds et caca d'oie. Votre « halloween » est né dans les mouvements occultes et politiques d’extrême droite. Célébrer l'épouvante relève d'une psychologie pour le moins tordue.
Tous les sages, toutes mystiques confondues, vous diront qu'on est et devient ce que l'on projette et visualise par intériorisation. Toutes les méthodes de méditation sont basées à dessus, de même que le béhaviorisme (psychologie). Si vous vous délectez de pourriture, vous deviendrez pourriture ; si vous méditez Amour, Compassion, Charité, Fraternité... Vous serez cela.

Et y' pas besoin d'être chrétien pour cela. Un post d'une hindouiste que je connais bien, ce matin, m'a tiré des larmes, carrément. Elle est d'autant portée sur la réflexion spirituelle en ce moment que c'est pour eux, par coïncidence de date avec notre Toussaint, la fête de la Lumière chez eux, Diwali dont j'ai déjà causé je crois.

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Votre Halloween les citrouilles peuvent aussi se changer en carrosse de St Nicolas ; celui qu'on a changé benoitement en Bibendum publicitaire promoteur du gaspillage et de la consommation ; mais j'ai pas de citrouille.

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Ils se sont endormis dans l'espoir de la résurrection & la vie éternelle, je voudrais juste survivre dans celle-ci. Ça va mal ; dans quelques jours, le glas. Une bonne engueulade avec l'AS et puis après quoi ? Le saut à l'élastique sans élastique ? Avec un élastique de chanvre ou de sisal ? La réponse m'appartiendra seul.

Je ne laisserais jamais les niortais me torturer comme ils ont torturé mon père, mon oncle, mes grands parents, okay ? C'est pas comme ça que je rejoindrais les saints, allez vous dire. Ouais, ben de toute façon, y'a longtemps que je me dis que j'en ai pour des millénaires de purgatoire s'il existe... D'ailleurs au contraire de Benoît XVI, je pense moi, que si il y a un autre monde, il existe. Ce serait trop beau, si, quoi qu'on aie fait, le salaire soit le même pour tous ! Alors un peu plus ou un peu moins...
Il est d'ailleurs comique qu'on rejette aujourd'hui la théologie chrétienne, mais on se réfère aux expériences de mort clinique pour argumenter des pseudo-preuves de vie après la mort ! L'âme ne relève certainement pas de la neurologie si elle survit à la mort, sinon c'est juste une sécrétion comme la bile, mortelle. Pour avoir vécu cette expérience, et des membres de ma famille et des ami(e)s itou, je vais vous dire : ça prouve que dalle, sauf pour celui qui s'en souvient. Parce qu'on peut oublier aussi. Je connais quelqu'un comme ça : en trente piges ça s'était effacé de sa mémoire. A l'époque, nous ignorions, trop jeunes que nous étions, tout des NDE et elle m'avait raconté son aventure très peu de temps après. En tant que témoins direct, je lui ai mis la puce à l'oreille, ce qui lui a permis de retrouver des pathologies oubliées dans le dossier médical de son enfance. Comme je le disais à une copine y'a quelques années alors qu'elle m'interrogeait sur le sens de l'Eternité : « pauvre puce, va ! J'en sais pas plus que les autres, je me suis contenté de faire pipi sur le seuil, sinon je ne serais pas là »... Et je vous avoue qu'on fond, le néant m'arrangerait tout autant ! Oui parce que quand va falloir que je rende compte de la multitude de mes conneries, ça risque de pas être triste ! Ce que je crois vraiment, je ne le dirais pas, ça pourrait vous égarer finalement... Je préfère allumer une petite chandelle d'espoir aussi evanescent soit-il plutôt que maudire votre absurde obscurité sans queue ni tête... Tout est vanité au fond... Omnes vulnerant, ultima necat & tutti quanti... Deo gracias... ou pas. Que vienne l'heure, la mienne, je l'attends. Sans Esprit, tout est absurde, totalement absurde : s'échiner toute une vie à trouver de quoi bouffer pour le chier ensuite et finir par crever lamentablement dans d'atroces souffrances en s'étourdissant tout du long avec des inepties et des illusions qui n'ont d'autres retombées qu'anéantir l'écologie de la planète ! Je préfère mes "illusions" à vos certitudes... Si tant est que ce soit des illusions...

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26 octobre 2016

Dans deux mois c'est Noël...

vierge-aux-lilas-39 (3)Cette statue c'est un souvenir du temps où nous avions une voiture et donc, un peu de fric. Je me souviens d'elle à cause d'un enchaînement de circonstances... A l'époque, je me demande si elle n'a pas fait l'objet d'un papier sur mon inénarrable "Canal Décharge" ; imbuvable pour beaucoup d'entre vous en dépit de ce qu'il colle de plus en plus au politiquement et socialement admis. Non qu'il se soit "rangé", mais parce que la société médiatique de masse commence enfin à réaliser une partie de ce que j'y évoque et dénonce. Ce sont eux qui me rejoignent et non l'inverse. J'étais un pionnier, comme le petit cheval blanc, ils étaient tous derrière et je crois bien que comme lui je mourrais sans voir le printemps.
Elle serait passé sur le blog écolo parce qu'environnée d'un buisson de lilas en fleurs surchargé de débris de sacs plastiques en guise d'ornements et je m'étais donné la peine de nettoyer. Je me souviens même d'un en particulier qui, flottant au vent à la plus haute branche, tel un drapeau anarchiste ou de Daesh ; tout deux couleur de nuit ; me donna beaucoup de mal à récupérer.

vierge st michelJ'ai repensé à cette représentation de Marie à cause d'une icône récupérée récemment sur un dépôt sauvage d'ordures diverses, que j'ai nettoyé dans la ville et que j'ai trouvée bien jolie et accrochée du coup près de mon lit. Du coup je l'ai eue sous les yeux ce matin en me réveillant... Par enchaînement je me suis rappelé qu'hier je me suis dit "Nous sommes à deux mois pile de Noël" et que je brassais du coup un tas d'interrogations existentielles. Dans la foulée je me suis un peu embrouillé sur le net et je me suis retrouvé sur un lien direct avec la grotte de Lourdes ! Oui, en "live" comme on dit aujourd'hui. Je ne sais pas si ça fonctionne en permanence... Je vous ai intégré le lien, si ça vous intéresse. Ca chantait, alors j'ai laissé. Je note au passage que les ritals chantent mieux que les français à Lourdes. Normal, les français, même catholique, n'ont plus de vraie ferveur. "Chanter c'est prier deux fois" a dit Saint Augustin (repris plus tard par Luther) ; oui, à condition d'y mettre du coeur. Mais quand c'est débité machinalement, sans profondeur et sans y croire, c'est comme pisser dans un violon. La France est athée et machinale, moutonnière ; une nation de pharisiens qui ne croit plus en rien, pas même en elle-même.
Bien malin qui m'expliquera ce qui s'y est passé au départ. Vous pouvez toujours baratiner, tant que vous n'avez pas étayé vos explications de preuves obtenues dans les conditions du double aveugle, vos élucubrations relèvent de la croyance, qui n'est pas raison. Vous êtes aussi croyants, et souvent plus agressifs, que ceux qui eux, y voient le doigt de Dieu.
Le christianisme a été prêché par des ignorants et cru par des savants, et c’est en quoi il ne ressemble à rien de connu.” Joseph de Maistre
La préoccupation métaphysique est encore aujourd'hui au coeur de gens, y compris des savants, qui ne se résolvent pas à l'absurdité. Certains cherchent un dessein intelligent à l'Univers parce qu'ils n'apréhendent pas le contenu de vieux textes qu'ils considèrent poussiéreux et légendaires.
Il n'en reste pas moins, comme je l'ai dit maintes fois, qu'en ce qui me concerne, je peux difficilement ne pas croire à une perspective englobant la conscience comme dimension concrète et matérialisable de l'Etre. J'ai tellement vu de choses "loufoques", surnaturelles... La plus fantastique est celle des trois bouquets de fleurs coupées, déposés sur trois tombes dans des vases de fortune, dont deux vécurent six mois, frais comme des gardons juste pêchés. Chacun des deux étant sur la tombe d'un des membres du couple, la troisième tombe étant anonyme ; elle a d'ailleurs été supprimée par la mairie depuis. Celui qui m'explique cela devra, comme je le disais plus haut, me faire la contre expérience en double aveugle.
Ca me laisse beaucoup d'interrogations tout de même. La meilleure attitude est finalement le silence devant ce qui nous dépasse. N'importe comment je saurais bientôt si ces visions de mort clinique, qui évoquent aussi une dimension parallèle, comme les miracles ou considérés tels, ont une réelle consistance. Il y a quelques années les toubibs m'ont donné peu de temps à vivre si je ne me soumettais pas à leurs desiderata. Je n'en ai fait qu'à ma tête et au bout du compte, j'ai largement dépassé la date de péremption programmée par ces gens, de plusieurs années. Sauf que cette fois c'est moi qui suis convaincu de ma fin. Depuis le temps que les Saco, les Rospini et consorts ; ainsi qu'un certain nombre de niortais et quelques autres ; veulent me voir crever, et invoquent tous les diables pour cela ; ils vont pouvoir éjaculer dans leurs froc. Ça leur fera une belle jambe tiens ? Ils s'imaginent sans doute que je serais trahi après ma mort par ceux qu'ils auraient voulu éloigner de moi ? Je me marre *=)) Mort de rire.

J'ai un chou-fleur carabiné... ; quoique... Il a commencé par enfler comme une baudruche, j'ai souffert le martyre, tout en repoussant le moment d'intervenir. Plus tard je tombe entre les griffes des toubibs, qui eux aussi aimeraient bien me voir ramper à leurs pieds ; on ne discute pas avec ces "seigneurs" là, féodaux des temps modernes ; mieux ça vaut. Et puis bizarrement, alors que j'étais paralysé et terrorisé à l'idée de ce qu'on allait me faire ; l'exemple de mon papa et quelques potes me prévenaient ; il a régressé, s'est stabilisé, et la souffrance s'est atténuée... Du coup je me dis que j'ai un répit. Mais dans l'état de fatigue et de désespoir où je suis par rapport à ma vie, à notre vie, je doute de résister longtemps. Un SOS circule sur le net pour pallier au plus pressé en attendant l'impossible miracle. Seul un miracle pourrait ouvrir des horizons radieux et constructifs.

Voilà, et le gif sur cette publication, c'est moi qui l'ai créé et fourni. Autant dire que quand je vois mes capacités en informatique ; ce qui suppose d'autres capacités périphériques, adjacentes, et afférentes ; être tenu pour une sous merde par des dégueulasses inconscients dont j'ai raconté les exploits sur mon autre blog, c'est à la fois rageant et hilarant. Nous sommes en France, et à moins de passer par les fourches caudines d'un politburo souvent incapable d'apréhender votre réalité, vous ne valez rien. Il ne suffit pas d'avoir du courage et rentrer dedans, mordre à belle dents ; faut d'abord être bon vendeur. Vous pouvez être bon à rien, si vous savez vous considérer comme un objet, un produit, donc rien, vous arriverez à vendre du vent. Je suis mauvais vendeur. Je n'arrive pas à considérer un humain, pas plus moi qu'un autre, comme un objet. Comme en prime je suis à 80 % autodidacte, et alors de la façon la plus anarchique qui soit, ça n'arrange rien. Expliquer l'inexplicable m'est impossible. Faire comprendre comment je suis passé de sachant à peine lire et écrire, sans véritable formation, à maîtriser un tas de techniques et connaissances, et cela presque sans débourser ; cela relève de la même sinécure, ou plutôt l'inverse, que d'expliquer le phénomène des fleurs dont je parlais tout à l'heure. J'ai de grandes lacunes à ce niveau là. Je ne sais pas convaincre... de l'impossible. Parce que j'ai bien conscience de ce qu'est une vie "normale" et ma vie n'a jamais été normale. Déjà, je n'aurais jamais dû exister : je suis prématuré mort à la naissance, à la maison et sans assistance. Une naissance épique, due à un papa qui lui même a frôlé la mort avant même de m'avoir conçu. Ça a continué sur le même ton d'invraissemblance...Toute ma vie. Vous ne croyez pas aux miracles ? Ben je suis quoi moi ? J'ai survécu aussi à des accidents qui m'ont envoyé voir ailleurs si j'y étais, à un empoisonnement, à des maladies où j'ai dépassé le 42° et vu l'au-delà... Et je suis toujours là à bientôt 60 piges. Ai-je épuisé mon quota ? Je ne sais ; ce qui est sûr c'est que seul un miracle pourrait ouvrir la porte de l'avenir. Si vous visitez le lien contenu dans le Tweet que je vous ai collé, vous saurez de quoi il retourne. Vous pouvez aussi participer par d'autres biais ; parce que c'est pour que ma chérie passe un hiver peinard que je me mobilise là-dessus. Mézigue, calancher, ce serait pas bien grave. Mais elle a encore des années devant elle. Et l'oseille est le nerf de la guerre face à nos emmerdes. Vous pouvez utiliser le lien du Tweet, ou paypal, ou acheter quelque chose dans ma boutique (lien aussi dans le texte auquel l'encart donne accès), ou un autre moyen. Je suis un peu sauvage, je me méfie des gens, m'enfin quand on me rencontre, si on n'est pas complètement branque, on ne se fait pas bouffer. De toute façon, généralement, ce sont les gens qui projettent sur moi leurs certitudes. Je suis agressif, facho, gauchiste, bounioule (on me l'a faite hier), fou, schizophrène, mythomane, hypocondriaque (tu veux la photo de ma tumeur ? J'ai), j'en passe et j'en oublie...
Je quitterai cette Terre en n'ayant toujours rien compris et ne sachant ni  le bruit ni la couleur des choses ; mais en en ayant tellement vu de choses, que je puis bien faire mienne cette tirade d'un défunt copain poète Anarchiste : "Pourquoi moi, et pas les autres ?"  Pourquoi tant de miracles dans ma vie qui n'arrivent jamais à personne ? Pourquoi tant d'emmerdes sans queue ni tête ? Pourquoi tant de découvertes qui échappent à tous ? D'ailleurs autour de la mort de ce pote aussi il y a un fait zarbi : à l'heure où il a quitté cette Terre de détresse, lui qui n'avait jamais cru en rien ; lui pourtant fils de miracle aussi, puisqu'il est né dans un camp de concentration ; alors qu'il était à cinq cent bornes de moi, j'ai entendu une charrette sur l'avenue déserte, en pleine nuit. J'ai ouvert la fenêtre en me demandant bien ce que pouvait foutre une charrette avec son cheval ferré sur une avenue à une heure pareille. Je suis né et j'ai grandi au mitan des charrettes à chevaux, je connais bien hein ? Il n'y avait rien. Pourtant l'artère est rectiligne, rien ne bouche la vue dans un sens ou l'autre... Voilà, vous voyez ? Ne me dites pas d'arrêter le chichon, j'en ai horreur ! J'ai même essayé de le combattre à une époque, ainsi que les autres drogues, avant de me décourager parce que le mal est trop profond et dépend de requins qui utilisent la mièvrerie et la sottise des convictions de naïfs pour le faire passer pour une panacée. L'alcool non plus je n'en suis pas friand ; alors peut-être que le jus de citron, le thé ou le jus d'orange, dont je suis très amateur ??? Hein ?
Dans deux mois c'est Noël... J'ai joué au Père Noël autrefois... Si ça vous dit d'essayer à votre tour... Dans deux mois c'est Noël... On n'est pas sûrs de le voir.

noel ninou

 


21 octobre 2016

La souffrance de Cathy et Mezzo suite, un an après

La souffrance de Cathy et Mezzo 2

Il y a un an Cathy nous quittait pour un monde meilleur. Son ultime amour, Mezzo, le toutou, pour lequel nous nous étions inquiété, lui survécu. Aujourd'hui, un an après j'ai eu des nouvelles qui me réconfortent et m'interpellent.
Non seulement le chien se porte bien ; mais me dit l'amie qui sert de liaison avec cette aventure du quotidien de quelques uns de notre humanité souffrante ;

"Le chien a trouvé un excellent maître qui donne de ses nouvelles et est même venu voir la soeur de Cathy et ses enfants pour leur montrer Mezzo."
Lui que nous avions cru condamné a retrouvé une santé. Souvenez vous, si vous êtes ancien ici, de mon papier du 23 août que je devais mettre à jour le 21 octobre justement, pour coller à la réalité des évènements...

La souffrance de Cathy et Mezzo [Mise à Jour] - CROBARDURES

C'est une amie qui m'a alerté et j'ai été très touché par cette souffrance : Catherine a eu un cancer du sein. Guérie d'un côté, elle souffre depuis lors du syndrome de Basedow qui l'handicape énormément. Elle ne peut plus travailler et vit seule avec chien et chat dans un tout petit village auvergnat, à Pessade.

http://crobardures.canalblog.com

Aujourd'hui nous regardons en arrière et cela nous interroge ; "c'est fou ce transfert de la maladie sur le chien. Un refus, un espoir ?... Je ne sais pas. Tout ce que je sais c'est qu'elle est heureuse maintenant et qu'elle nous envoie plein de signes heureux." m'écrit mon amie.
Effectivement il y a là une symbiose entre la maîtresse et son compagnon. Ce n'est pas la première fois que je vois ça... J'ai d'ailleurs vécu quelque chose du genre, mais à sens inverse. Je dois même la vie à cette présence "virtuelle" de l'âme d'un animal auprès de moi...Je ne sais pas si ça en valait le coup en ce qui me concerne quand on sait dans quelle misère je termine ma vie (1). Mais c'est une autre histoire...
Ce genre de choses me conduit, joint à des poignées d'autres, vécues au plus prêt du concret, à m'interroger sur la nature de la réalité. Des pieds de nez de dimensions qui nous dépassent. J'ai donné une approche, plusieurs fois dans divers papiers, ici même. Les derniers parus sur ce blog n'étant pas des moindres ; en filigrane ou en explicite. Mais aussi sur l'autre blog ma "Lettre ouverte au chrétien lambda" est une réflexion sur la nature de la réalité au prétexte de l'écologie.

Lettre ouverte au chrétien lambda - CANAL-DECHARGE

J'ai posé mon cul sur un canapé de hasard, un petit matin brumeux. Abandonné là parce que les abords du temple, c'est souvent la décharge en sus des poubelles qui y stationnent en permanence. Une mise en valeur du patrimoine on ne peut plus attrayante.

http://canaldecharge.canalblog.com

Il m'était difficile de traiter de toutes les approches et croyances, alors je m'en suis tenu à une religion, celle que je connais le mieux ; et vous comprendrez pourquoi dans l'article. Même si, en réalité, ma philosophie relève du « Fiat voluntas tua », sorte de fatalisme apparent qui résulte de ce que l'expérience m'a appris que nous ne sommes pas maîtres du décret du destin. L'Esprit fort qui sera capable de reproduire quelques expériences que j'ai vécues ; je dis bien REPRODUIRE A L'IDENTIQUE, pas élucubrer des explications vaseuses et verbales comme l'a fait par exemple notre gamin ; celui là alors je consentirais à examiner sa thèse, pas avant... Dans le panel il y a l'histoire de ma guérison instantanée à la Rochelle en 1980 ; celle du fantôme qui ouvrait les robinets de l'apparte d'un copain à Chartres en 1979 ; celle des fleurs coupées qui vécurent six mois dans un cimetière par tous les temps, dans deux vases improvisés... et tant d'autres ! Mais là, voyez vous, j'ai des témoins, ce ne fut pas toujours le cas...
La doctrine nihiliste moderne aura beau prêcher la déconstruction de l'ordre naturel, le relativisme de toute chose, le néant comme perspective et l'absurde comme sens, vous ne pourrez jamais anéantir le vécu qui ne relève pas seulement du ressenti mais du concret matériel. Le jour où, comme moi, vous aurez tiré au colt sur une armoire comtoise en promenade ; le flingue appartenait à un copain qui était terrorisé chez lui, et croyait que "y'avait un truc" et que c'étaient de mauvais plaisants alors que ce n'était que fantômes ; ce jour là vous finirez en psychiatrie, ou, comme moi, commercerez une sacrée remise en cause de vos certitudes... Aujourd'hui je sais que les "fantômes" ne sont que des âmes en peine et que la peur n'est pas la solution, que c'est de l'amour qu'il faut...Force au dessus même des lois de la physique et de la causalité... Je me souviens d'ailleurs des élucubrations d'un physicien quantique ; je ne sais plus quand, c'était avant internet, dans un journal de vulgarisation scientifique ; qui affirmait que les particules elles-mêmes s'accouplaient par une sorte "d'affinité amoureuse"... Je suis bien incapables de reproduire exactement son propos, mais j'ai trouvé ça marrant.
Par contre, il est vain de courir après le fantastique à tout prix en quête de sensations fortes ou d'illusion de pouvoir ou de connaissance ; c'est un chemin qui vous conduira dans des abîmes d'angoisses, refoulées ou non, et de perdition de vous mêmes. Sans spiritualité, qui sert de garde fou, l'occulte est un chemin de folie.  Combien en ais-je vu qui ont perdu les pédales ?

Voilà, en ce jour de commémoration anniversaire, et alors que mon amie exprime son chagrin, je jette un pavé de vague espoir dans la mare.

Du nouveau pour Mezzo - En bateau, Lakevio !

Ce 21 octobre 2015, si on ne l'avait enfermé, il aurait sûrement suivi la voiture... La dernière image que j'emporte est celle de son regard si triste, sa lenteur et sa dignité, sa queue battant faiblement nos jambes pour nous montrer à la fois sa joie de nous revoir et son immense peine.

http://lakevio.canalblog.com

Je vous colle le papier émouvant de la copine, là, ci dessus, parce qu'il ne faut quand même pas perdre le nord et se souvenir de la raison initiale de ce papier. Mais moi qui sens la grande faucheuse rôder autour de moi, ces temps-ci, je garde encore une lueur d'espoir et je la partage... L'espoir que, peut-être, la vie ne soit pas tout à fait absurde ; ce qu'on veut nous faire gober afin de mieux nous formater en moutons dociles et faciles à gaver au consumérisme et à l'étourdissement, quand on ne nous conduit pas directement à l'abattoir pour le plus grand profit des maîtres de l'anarchie vautrée en chienlit et à cent lieues des rêves de paradis terrestre et matériel d'un Sébastien Faure (par exemple) comme de la Cité Céleste de nos saints qu'on conchie à coups de débauche tous azimuts.

art oeil B

(1) « Je ne sais pas si ça en valait le coup en ce qui me concerne quand on sait dans quelle misère je termine ma vie . » dis-je... Oui, je suis plus que jamais dans la merde ; si jamais le cœur vous en dit, voir :

Le pot commun.fr : Bouteille à la mer

Ah que n'ais-je tant vécu pour connaître cette infamie ?

https://www.lepotcommun.fr

 

cochon tirrelire



 

 

09 octobre 2016

Amour

zen mer 2Narcisse se contemple le nombril à se demander s'il est bien, s'il est bon, s'il est zen... Ou branché, ou même enfilé... Il cherche à faire taire toute émotion pour trouver la paix croit-il, ou au contraire s'abîme en passions et débordements jouissifs. La tempête du monde manifestée dans le torrent de superficialité déracinée l'arrache à son terreau et le courant l'emporte vers des inconnus où il s'égare. Quand arrive le crépuscule il réalise que la seule émotion qui valait était l'amour. Pas la bagatelle dont on fait le pivot actuel des ressentis et consciences ; l'Amour avec un grand A. Celui qu'on donne parce qu'on l'éprouve et le cultive. Ouvrez les yeux sur les petites choses de chaque jour. C'est au quotidien, dans les petites attentions qu'il se déploie. A l'échelle de la Terre, une vie est aussi éphémère qu'une rose à la nôtre et quand se pointe l'orage qui emporte nos pétales au vent de la décrépitude on réalise combien de temps on a perdu en manque d'Amour. Si vous aimez, dites le et donnez le, demain il sera trop tard, peut-être même ce soir.

Les fils de Caïn répètent son geste sacrilège, rasant ce qui reste de nos racines. Il n'y aura bientôt plus que la flamme vacillante de nos cierges intérieurs, dont notre corps est le temple, pour conserver la mémoire. Nous allons sombrer dans le chaos de la guerre ; ou plutôt il va s'amplifier dans sa logique de cyclone. Soyez les gardiens de la flamme pour allumer des brasiers d'Amour à l'heure de la Renaissance. Je ne serais plus là à ce moment là sans doute. Je l'ai dit : je tiens la maladie en respect pour le moment, mais dès novembre ou décembre je serais sans doute dans une telle mouise que je ne pourrai plus du tout. Je ne durerai donc pas assez longtemps pour participer au voyage vers la lumière.

« Aurais-tu peur de la mort ? – Non, car la mort, c’est la vie qui s’ouvre enfin, en toute vérité, dans la lumière divine et pour toujours. »
(Actes des martyrs)

 

marie crucifiée 2


Je ne crains pas la mort ; je crains la souffrance qui me rendra inapte à communiquer mes sentiments et me torturera jusqu'à ce que la carcasse succombe aux prétentions des toubibs de guérir ce qu'ils n'ont jamais guéri. Dire qu'il y en a pour y croire ! Tant que je ne suis pas hurlant sur un châlit de fer ; impudiquement livré aux manipulations et réflexions peu amènes, simple numéro de troisième sous-sol, en provenance des égouts ; ils considèrent que je ne suis pas malade ou si peu... Surtout chez les pauvres. Je suis vieux bien trop tôt, m'a dit quelqu'un il y a deux jours... C'est comme ça, c'est la vie, la mienne. Mais toute vie terrestre est à obsolescence programmée. Appréhender la souffrance est le propre de l'homme ; l'animal la ressent mais ne l'envisage pas à l'avance, c'est à cela qu'on reconnaît notre différence. Je ne saurais être plus royaliste que le Roi ; Jésus lui-même appréhendait au jardin des oliviers ; symbole plein de sens ; quand il a su qu'il avait été vendu. Même un incroyant doit bien piger qu'un proscrit se doutait qu'arrêté par les collabos et les milices, il allait être torturé. La torture, cette maladie mentale excroissance de la haine qui fut appliqué avec constance et conscience tout au long de l'Histoire. De Jésus à nos modernes camps politiques, en passant par Jean Moulin .
La haine est au pouvoir et j'en serai libéré. Elle était à couper au couteau samedi encore au marché. Il n'y a pas besoin d'aller chercher Alep ou Mossoul ; la haine elle est là, dans l'escarcelle de votre voisin. Le plus vertueux de préférence, celui que la société honore et respecte. L'Amour lui, il peut surgir du cœur du plus inattendu des naufragés ; l'ivrogne du coin de la rue même... Ne perdez pas de temps, la vie n'est que l'éclosion d'une fleur dont le pistil mûrit en un fruit qui est l'Amour, que vous pouvez appeler aussi Fraternité, ou Compassion... Au bout est la Renaissance. Un nouvel arbre naîtra du fruit. Aimez...

 OISEAU CAPTURE 8

NDLR : En dehors de l'encart FB, la vierge crucifiée est tirée d'une page de manuscrit du XII° siècle ; je me suis perdu en conjectures sur le sens, j'en ai un d'où l'association avec la balance ; les autres illustrations, donc le gif animé, sont mes créations.

07 octobre 2016

Fils de Caïn

oeil Dieu 1257 0710 C25L’œil contemplait Caïn recroquevillé dans le trou à rats où il essayait de se dérober à l'immensité à la face de laquelle il avait jeté la vie de son frère cadet, abreuvant déjà les sillons d'un sang qu'on qualifierai plus tard d'impur. Mathieu s'en arracha son dernier cheveux blanc de désespoir tandis que Jean cassait sa dernière dent sur l'amère pierre d'achoppement sur laquelle on bâtit l'assemblée des derniers naufragés du radeau de la méduse. Quel que soit le mâle, la terre était victime, gorgée du sang des innocents, souillée des détritus et des des ruines des ordures en plaqué vieil or des fous, comme les veaux qu'ils étaient, amoureux de leur reflet dans la mare glauque où croupissent les égouts des citées perdues.
La conscience émerge en quelques rares points, pas toujours avec le même support, reliés entre eux par des méridiens comme autant de points d’acupuncture sur la trame du vide infini. Réseau de particules infimes engagées dans un face à face mortel avec le gouffre de néant apparent. On les voit comme des entités séparées alors que ce sont des champs inséparables, comme les particules physiques dont on peuple la matière par nos interprétations légères.
Et Caïn continue d'errer sur la Terre, rampant dans la boue dont il s'est enveloppé, traînant avec lui sa marque maudite au front qui lui valu le peu glorieux titre de Juif errant. Il noirci des feuilles, qui sont autant d'arbres assassinés de ses errements qu'il pose comme autant de certitudes, persistance dans l'erreur aveugle, qui ne laisse que des ruines le poussant à des élans de remords à cause desquelles il tente de se racheter en des actions aussi maladroites qu’inappropriées.
J'ai écris la partie qui précède alors que je gambergeais sur un autre, déjà publié sur Canal-Décharge, où je jonglais avec le concept de Mathieu plein de sous entendus par les temps qui courent où le cyclone du même nom a ravagé quelques pays au passage, toujours les plus vulnérables bien sûr, qui subissent les conséquences de notre action délétère sur le climat de la Terre, mais dont on ne regarde qu'un détail quand toutes nos actions ont bien d'autres effets. Je n'avais pas plus tôt fini que je me suis avisé de prendre quelques infos du monde ; il n'y a guère que radio-Vatican pour me débiter un bulletin sans publicité, en différé. Mais ça ne voulait pas fonctionner alors je suis allé sur une radio chrétienne qui l'a d'habitude en pod-cast, et c'est là que sur leur vidéo timbre poste j'ai vu qu'il y avait une grande procession. J'ai jeté un œil pour en avoir le cœur net... C'était à Lourdes, un rassemblement pour la miséricorde. Ils parlaient de Caïn... ! C'est rare qu'on parle de lui dans une homélie... Ce père symbolique dont nous continuons l’œuvre consciencieusement...
On fait grand cas de la mort spectaculaire et événementielle ; ou bien d'une poignée de chatons qui arrivent à prendre plus d'importance émotionnelle que les humains ; mais on ignore la mort quotidienne qui rode et fauche dans le silence, l'indifférence, l’ignorance. Celle qu’on sème, celle qu'on induit, celle qu'on subit. On prétends à la corriger quand on ne fait qu'y contribuer. La médecine n'est que l'antichambre du cimetière. On ne peut discuter avec un médecin, on ne peut que se prosterner devant ses poncifs alambiqués où le pauvre a toujours le mauvais rôle. Une victime parmi des milliers, millions, milliards. Quand je pense à tous les potes que j'ai laissé sur les châlits des offices pourvoyeuses de bénéfices aux actionnaires des empoisonneurs, j'aurais de quoi, à moi tout seul, à remplir le cimetière de Saint Étienne la Cigogne (Deux-Sèvres)...
Et pendant ce temps, des bouchers improvisés perpétuent la mémoire de Caïn en croyant perpétuer Abraham, saignant à blanc indifféremment les moutons noirs et les moutons blancs bêlants leur égarement relativiste de consommateurs dociles et dénaturés. Babel, comme la bastille, sera détruite. Il ne restera pas pierre sur pierre.
Je erre parmi les ruines, brassant mon chagrin, les mains enfouies dans mes poches vides pour ne pas boxer les murs qui m'enserrent dans leur étau. Piège à con où je suis tombé comme par mégarde, sans l'avoir vraiment raisonné ni cherché. Avant que monde ne meure je mourrai. Et je ne pourrai dans l'intervalle qui me reste, m'offrir un havre de paix qui m'aurait consolé de toutes les vicissitudes subies ou appréhendées. Pas les moyens de mes ambitions, de mes rêves, pas même de mes cauchemars.
Si au moins j'avais l'espoir ; quand je serai clodo sur un coin de trottoir, dans pas longtemps, oublié et coupé de tous, achevant de consumer ma carcasse au feu de la souffrance et de la maladie ; qu'une aube nouvelle se projetait pour le monde... Mais ce que rêvait Eugène Pottier pour les révolutionnaires du siècle dernier ; « Du passé faisons table rase » ; les capitalistes sont en train de l'achever, bien aidés par leurs frères ennemis, les fils d'Ismaël les plus décervelés et ceux d'Isaac les plus abrutis. Y'a pas de quoi me consoler. Entre les deux, notre potence.
Et je n'ai même pas trois kopecks pour aller méditer ça dans une arrière salle, isolé des brebis égarées noyées dans leurs illusions consolatrices, et leurs haines à fleur de peau.

connaissances 0710_B

NDLR : j'en écris encore trois comme ça et on me colle à l'asile. Ca fera un prétexte de plus pour m'accabler... Parce que de nos jours ce genre de choses est retenu comme élément à charge, et cause de mépris.

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06 octobre 2016

Avoir vécu comme un loup pour mourir comme un chien !

soleil sur la plaine 2Vie de merde,
Merde qui pue,
pue de la gueule,
Gueule toujours...

Ah que n'ais-je tant vécu pour connaître cette infamie ?

Avoir vécu comme un loup pour mourir comme un chien !
Chien battu, chien galeux.
Recroquevillé au coin l’âtre mort,
Encombré des cendres consumées,
A l'ombre du passé dispersé au vent de l'oubli et des regrets d'un printemps qui ne viendra jamais plus ; temps gaspillé en illusion d'exister, grain de sel charrié par le torrent déchaîné, dissous par l'océan des multitudes illusionnées.

C'est fini les poteaux. Je ne maîtrise plus rien, je n'en n'est pas les moyens.
Ma santé s'est stabilisée en un nouveau pallier en apnée sous la ligne de flottaison.
Un nouveau pallier de souffrances ajouté au premier.
Jusqu'à la prochaine descente, ainsi de place en place jusqu'à la dernière.
Mes finances ne suivent pas mes idées alambiquées et ont amorcé la descente aux enfers.
C'était le prix de la liberté de se soigner autrement que par des moyens plus conventionnels qui eux, m'auraient coûtés moins cher mais dont on sait les effets délétères.
On sait ce que les chimio détruisent et vous achèvent sous d'apparentes prolongations, alors qu'il est démontré qu'elles précipitent la fin par dégâts collatéraux.
J'ai eu le mérite de tenir plusieurs années. Au prix de privation et d'être toujours sur la brèche à pleurer après un supplément de moyens que je devais mendier humblement, y compris auprès de gens qui me font chier.
Subir avanies, humiliations et insultes pour cela.
Combien ont agit par compassion réelle ?
Trois, quatre, pas plus.
Et une seule de façon régulière.
Encore ce mois ci...
Alors pour lui faire plaisir j'ai encore investi...
Mais je sais que ça ne suffira pas...

connaissances 4

La fin est proche, mais au fond, ce monde est-il intéressant pour que j'y vive ? A l'heure de la mauvaise foi la plus crasse et du mensonge globalisé ?
Adieu repères de mon enfance, ce n'est plus que chiffons sur lequel on s'essuie les pieds au nom d’illusions érigées en vérités.
Le pire est que les contempteurs se croient animés des meilleures intentions ; celles dont on pave le parvis des enfers futurs.
On peut se battre contre des moulins à vent, ça occupe, mais pas contre des montagnes de bronze qu'un voile de gaze mettrait l'éternité à user.
Vous croyez changer le plomb en or alors que c'est le contraire qui est fait. Vous vous noyez en croyant naviguer sur un océan de liberté.
Alors vivre dans ces conditions...
Ce qui me chagrine est que ça se fera dans une myriade de souffrances chaque fois, à chaque pallier, un peu plus grandes... Et vous croyez, en me souhaitant que ça dure le plus longtemps possible, me faire espérer alors que vous choyez l'absurde d'une pensée complètement coupée de l'objective réalité.
Ah que ne puis-je mourir d'un coup et oublier ?
Je ne dors pas, je pense à tout ça. J'envisage ma dernière heure, celle qui m'achèvera plutôt que me blesser. Parce qu'il est trop tard pour envisager même une once de bonheur, je n'en n'ai pas les moyens. J'ai juste ceux du chagrin. Chagrin de n'avoir pas pu, de n'avoir pas su. Il est trop tard à présent. Il me faudrait beaucoup plus de moyens pour aller plus loin. Dans quelques temps les carabins vont me torturer et m'achever en prétendant me soigner ; comme ils ont fait avec plein de gens que j'ai connus et aimés... J'ai pas peur de mourir ; ce n'est qu'un passage ; j'ai peur de ce qu'on va me faire et de la souffrance qui ne peut que s'amplifier...  J'ai peur du jour où, comme papa, crucifié sur un grabat de souffrances, peinant à rassembler mes pensées, je suplierai qu'on me laisse foutre le camp. Et pour moi ce sera pire encore parce que je suis encore plus démunis qu'il ne l'était.

coeur_croix_1202_3

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29 septembre 2016

Saint Michel, fête à demie...

 CELESTESaint Michel roi des anges, prince du panthéon judéo-chrétien et musulman tout à la fois.
C'est sa fête sous le signe zodiacal de la balance, prolongement de l'équinoxe qui trace la ligne de séparation des éléments et des saisons en parts égales, la médiane de la course terrestre et solaire ; balance traditionnelle qui inspira Roberval et qu'il porte d'une main, en emblème de la justice, qu'il applique du tranchant du glaive, de l'autre main, au dragon cracheur du feu dévorant les entrailles de la Terre Mère génitrice dans sa miséricorde de toute vie terrestre. En hébreux, « miséricorde » se dit rahamîm « les entrailles maternelles » ; pluriel de rehem : l'utérus. Utérus, tabernacle de la gestation de l'être à venir ; du moins tant que les savants fous transhumanistes n'auront pas généralisés ; prochaine étape sur la voie de la déshumanisation au nom de la « liberté », par militants pseudo-libertaires interposés ; l’ectogenèse, c’est-à-dire la fécondation et la gestation hors du ventre de la mère. C'est là que mûrit l’œuf amniotique où nous nous éveillons à la réalité, au cœur de ce cocon, qu'ensuite, les ermites et les méditants, les voyants, les saint(e)s, sont allés retrouver au cœur des cavités souterraines ou des grottes. Des entrailles de la femme jailli la vie comme de la Terre jailli l'Esprit qui inspira aux anciens la formule « Visita Interiora Terrae Rectificando Occultum Lapidem ».

 

BALANCE SAINT MICHEL 4

 

Cette vie que le feu du dragon réduit en cendres par la main de ses valets ennemis de la bienveillance et de l'Amour vrai, celui qui ne possède pas. Son cousin le serpent d'Esculape ; serpentaire au firmament ; patron d’Hippocrate à l'hypocrite serment, l'enserre de ses anneaux et l'étouffe en prétendant la sauver.

 NIORT DRAGON DECOR

Quelle ironie pour moi que de mourir dans une cité qui s'est choisi comme faire valoir un dragon aux allures de serpent de marais putrides ; ceux sur lesquels est bâtie une partie de la vieille ville, traversée aussi par son égout médiéval, autre serpent, le Merdusson. Celui là même que combattit le chevalier Guillaume, sous la protection sans doute de l'Archange Michel, comme la plupart de nos chevaliers français ; les anglais lui préférant Saint Georges qui en est un avatar humanisé et incarné.

A moins de réunir quelques milliers d'euros pour aller finir mes jours ailleurs, un miracle en somme, ou une somme de bonnes volontés qui voudraient m'y propulser, c'est bien là que je vais rendre mes cendres à la Terre et mon âme à l'au-delà. C'est la fête du saint patron que m'attribuèrent, par association d'idées un peu alambiquées, mes géniteurs ; mais en ce qui me concerne la vie me fait plutôt ma fête dans le sens d'achever de me casser la gueule. Méthodiquement, consciencieusement.
A ceux qui me reprochent de vouloir aider le destin ; je voudrais quand même rappeler que je vais laisser une esseulée. Encore vaillante malgré déjà des alertes de santé, elle toucherait le petit pactole qui lui permettrait d'aller finir des jours tranquilles, loin de la vindicte des sectateurs du dragon grâce à une assurance que j'ai réussi à payer jusque là malgré le manque de fric. Plus tard, il n'est pas sûr du tout qu'on puisse continuer à banquer, et elle sera trop vieille pour s'expatrier. On ne peut lui souhaiter pire sort... Je suis souvent bien triste à cette idée de la savoir seule dans ce merdier, un jour où elle ne pourra plus se traîner, sans personne pour avoir la moindre compassion.
Saint Michel, Georges et Guillaume ont peut-être vaincus des dragons... Mais les dragons eux, sont en train de nous vaincre nous. Alors la fête ? Fête à demie...

 

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