CROBARDURES

29 septembre 2016

Saint Michel, fête à demie...

 CELESTESaint Michel roi des anges, prince du panthéon judéo-chrétien et musulman tout à la fois.
C'est sa fête sous le signe zodiacal de la balance, prolongement de l'équinoxe qui trace la ligne de séparation des éléments et des saisons en parts égales, la médiane de la course terrestre et solaire ; balance traditionnelle qui inspira Roberval et qu'il porte d'une main, en emblème de la justice, qu'il applique du tranchant du glaive, de l'autre main, au dragon cracheur du feu dévorant les entrailles de la Terre Mère génitrice dans sa miséricorde de toute vie terrestre. En hébreux, « miséricorde » se dit rahamîm « les entrailles maternelles » ; pluriel de rehem : l'utérus. Utérus, tabernacle de la gestation de l'être à venir ; du moins tant que les savants fous transhumanistes n'auront pas généralisés ; prochaine étape sur la voie de la déshumanisation au nom de la « liberté », par militants pseudo-libertaires interposés ; l’ectogenèse, c’est-à-dire la fécondation et la gestation hors du ventre de la mère. C'est là que mûrit l’œuf amniotique où nous nous éveillons à la réalité, au cœur de ce cocon, qu'ensuite, les ermites et les méditants, les voyants, les saint(e)s, sont allés retrouver au cœur des cavités souterraines ou des grottes. Des entrailles de la femme jailli la vie comme de la Terre jailli l'Esprit qui inspira aux anciens la formule « Visita Interiora Terrae Rectificando Occultum Lapidem ».

 

BALANCE SAINT MICHEL 4

 

Cette vie que le feu du dragon réduit en cendres par la main de ses valets ennemis de la bienveillance et de l'Amour vrai, celui qui ne possède pas. Son cousin le serpent d'Esculape ; serpentaire au firmament ; patron d’Hippocrate à l'hypocrite serment, l'enserre de ses anneaux et l'étouffe en prétendant la sauver.

 NIORT DRAGON DECOR

Quelle ironie pour moi que de mourir dans une cité qui s'est choisi comme faire valoir un dragon aux allures de serpent de marais putrides ; ceux sur lesquels est bâtie une partie de la vieille ville, traversée aussi par son égout médiéval, autre serpent, le Merdusson. Celui là même que combattit le chevalier Guillaume, sous la protection sans doute de l'Archange Michel, comme la plupart de nos chevaliers français ; les anglais lui préférant Saint Georges qui en est un avatar humanisé et incarné.

A moins de réunir quelques milliers d'euros pour aller finir mes jours ailleurs, un miracle en somme, ou une somme de bonnes volontés qui voudraient m'y propulser, c'est bien là que je vais rendre mes cendres à la Terre et mon âme à l'au-delà. C'est la fête du saint patron que m'attribuèrent, par association d'idées un peu alambiquées, mes géniteurs ; mais en ce qui me concerne la vie me fait plutôt ma fête dans le sens d'achever de me casser la gueule. Méthodiquement, consciencieusement.
A ceux qui me reprochent de vouloir aider le destin ; je voudrais quand même rappeler que je vais laisser une esseulée. Encore vaillante malgré déjà des alertes de santé, elle toucherait le petit pactole qui lui permettrait d'aller finir des jours tranquilles, loin de la vindicte des sectateurs du dragon grâce à une assurance que j'ai réussi à payer jusque là malgré le manque de fric. Plus tard, il n'est pas sûr du tout qu'on puisse continuer à banquer, et elle sera trop vieille pour s'expatrier. On ne peut lui souhaiter pire sort... Je suis souvent bien triste à cette idée de la savoir seule dans ce merdier, un jour où elle ne pourra plus se traîner, sans personne pour avoir la moindre compassion.
Saint Michel, Georges et Guillaume ont peut-être vaincus des dragons... Mais les dragons eux, sont en train de nous vaincre nous. Alors la fête ? Fête à demie...

 

carte-archange-saint-michel

 


27 septembre 2016

Pot pourri

 

tempsLe temps a passé trop vite, comme le sable file entre les doigts d'un enfant sur une plage au bord de l'océan infini, et maintenant la main est vide et ça sent le sapin. Sapin de Noël interdit pour chien perdu sans collier sur la grève de l'immensité miroir du vide et de l'absurdité des élucubrations qui ont noirci des pages inutiles.

J'entends passer le temps sous les vents, les nuages,
Toujours lent et serein, silencieusement.
Ses pas sont solennels, son chemin, doucement,
Nous conduit tendrement vers la fin de nos âges.

Avec le temps, va, tout s'en va

On oublie le visage et l'on oublie la voix

Le coeur, quand ça bat plus, c'est pas la peine d'aller

Chercher plus loin, faut laisser faire et c'est très bien

Avec le temps...

Avec le temps, va, tout s'en va

L'autre qu'on adorait, qu'on cherchait sous la pluie

L'autre qu'on devinait au détour d'un regard

Entre les mots, entre les lignes et sous le fard

D'un serment maquillé qui s'en va faire sa nuit

Avec le temps tout s'évanouit

Il est bien court le temps des cerises
Où l'on s'en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d'oreilles
Cerises d'amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang
Mais il est bien court le temps des cerises
Pendants de corail qu'on cueille en rêvant
Dans ce camp morne et sauvage
Entouré de murs de fer
Il nous semble vivre en cage,
Au milieu d’un grand désert.

O terre de détresse
Où nous devons sans cesse
Piocher, piocher, piocher !

Holà ! Marchons, les gueux,
Errant sans feu ni lieu,
Bissac et ventre creux,
Marchons, les gueux !
Kyrie, eleison,
Miserere nostri.
Bissac et ventre creux,
Aux jours calamiteux,
Bannis et malchanceux,
Marchons, les gueux !
Bannis et malchanceux,
Maudits comme lépreux,
En quête d'autres cieux,
Marchons, les gueux !
Kyrie, eleison,
Miserere nostri.
Pot pourri, aux relents putrides, du désespoir qui marine dans le chaudron où mon âme a cuit jusqu'à être réduite en bouillie. Il eût mieux valu ne jamais naître que de connaître cette infamie que d'être le bouc à misère de la chasse infernale foulé comme une immondice aux pieds d'un squelette.

 

SLIMANE 3

 

Posté par Mikael3300 à 11:59 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , ,

20 septembre 2016

Le deuil comme outil d'unité nationale

HOMMAGELe deuil comme outil d'unité nationale ; un hommage pour tenter de donner du sens à ce qui n'en n'a pas. Le sens d'une guerre qui n'en n'est pas vraiment une amalgamée avec d'autres, périphériques, dont le rapport n'est pas si évident. Les groupes armés, et les armées, qui s’affrontent au moyen-orient, en Afrique et en Asie se battent sur le terrain d'intérêts politiques et financiers globaux fruits des limites du capitalisme de consommation massive. Les racailles qui frappent chez nous sont, nous dis-t-on, leurs agents. Possible mais très moyennement crédible. On fait de ces engeances des radicaux religieux. Tués la plupart du temps à la suite de leurs opérations, ils ne sont pas là, la plupart, pour répondre lors d'un juste procès. A peu près tous n'étaient ni barbu ; alors que je le suis ; ni même très assidus aux pratiques religieuses. Ils sont là dedans, je l'ai déjà dit, comme ces jeunes paumés des années 70 grenouillaient dans des groupuscules qui se voulaient de « lutte armée » et ne faisaient que dans le banditisme de ras des pâquerettes.
« Radical Religieux » ça veut dire intégriste dans la rigueur religieuse. Les soufis sont rigoureux dans leur pratique ; le soufisme est un engagement absolu ; mais rejeté par les diverses écoles musulmanes qui ressemblent plus aux pharisiens de nos évangiles qu'à des mystiques. La Mecque elle-même ressemble plus à une vaste destination pour tour opérator qu'à un lieu saint. Ils sont pourtant, ces soufis, les plus pacifiques des hommes.
Ce n'est pas l'engagement religieux qui fait le criminel, fusse-t-il rigoriste. C'est le criminel qui commet l'attentat au nom de n'importe quel prétexte. L'expression de son mal vivre dans une société désacralisée où il a sombré depuis longtemps dans l'absence de repère.Nous mêmes que nous reste-t-il à quoi nous raccrocher ? La plupart se contentent de la satisfaction de consommer de la technologie, des produits boostés à la pub, des loisirs, sans autre sens qu'espérer vivre le plus longtemps possible.

 france

Nos valeurs sont bien loin et nous restons hébétés devant des méthodes qui échappent complètement au conceptions de l'occidental moyen. Et c'est vrai que si elles sont iniques, elles font aussi dans le minable ; totalement minable. Égorger un pauvre bougre de prêtre au cœur sur la main, par exemple, c'est digne non pas du caniveau mais du tout à l'égout. Autant pour le massacre d'une salle de concert, des assassinats dans le dos ou jouer au chauffard conscient et volontaire. Tout ça soi disant au nom de Dieu ! Notre pape a mis en cause Satan ; est-ce si évident dans la mesure où le monde moderne tout entier y fait allégeance respectueuse ? Tout entier engagés que nous sommes dans la destruction de l'Ordre Naturel ; écologiquement, socialement, biologiquement, et même moralement.

Il n'est pas si loin le temps où nous mêmes tuions au nom de Dieu ! Tuer au nom d'intérêts financiers est-il plus légitime ? Au nom d'une idéologie projetée non par le peuple mais par des élites dont les visées ne sont pas toujours si évidentes ?
Nous nous revendiquons d'une culture civilisée où les débordements, le vandalisme, les exactions, sont quotidiens. A l'heure où j'écris, une voiture de Police a été incendiée à Poitiers ; le we dernier une vague de vandalisme à traversé Niort de part en part.
Nous voulons déradicaliser les candidats potentiels à l'attentat voulu « religieux » ; que ne déradicalisons nous pas toute cette délinquance gratuite opérant partout sur le territoire ? Avez vous oublié les émeutes de banlieues ? Ne lisez vous jamais les faits divers ?
Récemment FR2 a montré comment un ancien prêcheur radical dit « djihadiste » était devenu collaborateur de la CIA après avoir été retourné par « déprogrammation »... Ou manipulation ? Qui manipule qui ? Au temps de la guerre froide la même chose était pratiquée de part et d'autre du rideau de fer. L'homme est-il un simple ordinateur qu'on peut trifouiller à l'envie ? Sommes nous à la merci de programmations implicites ou explicites à l'envie ? Quelle est alors notre part de libre-arbitre ?
Ensuite, déradicaliser c'est bien, mais pour offrir quoi en échange ? Le rien de notre idéologie consumériste où même les racines de notre Histoire échappent au plus grand nombre ?
J'ai vu nombre de nos internautes s'indigner de la statue céphalophore de l'hommage rendu par la nation. Sauf que je n'y ai vu moi qu'une parodie ; sommes toute bien choisie ; de saint Denis, à la statuaire reconnaissable parce qu’il porte sa tête dans ses bras.Envoyé par le Pape pour évangéliser la Gaule, Denis aurait été le premier Évêque de Paris. Il fût probablement décapité au cours du IIe siècle. Il aurait pris sa tête sous son bras après s'être relevé. Une manière autre d'extraire le sens de la devise de Paris:  "Fluctuat nec mergitur" ; « il est battu par les flots mais ne sombre pas » ; qui se projette là en : « vous m'avez décapité mais je suis toujours debout ». Depuis la fin du IVe siècle, de nombreux aristocrates se font enterrer dans l'édifice qui lui est dédié, ou à l'extérieur, dans l'environnement immédiat du lieu de culte, persuadés que l'inhumation ad sanctos, auprès des saints, leur assurera le salut éternel... Vers 520, le biographe de sainte Geneviève de Paris attribue à celle-ci l'initiative de la fondation d'une nouvelle basilique à Saint-Denis. On peut aussi penser à saint Jean-Baptiste, décapité. Pouvait-on mieux choisir ? Peut-être, peut-être pas. Je m’abstiendrais de juger. Ce monument a été édifié par la volonté d'associations de victimes bien avant la cérémonie récente, dans les années 90. Le lieu consacré devait être utilisé sauf à en créer un nouveau. Mais si nous oublions jusqu'à nos fondations, sans construire par dessus, ressasser nos deuils a-t-il du sens ? Il est vrai que ça doit gêner aux entournures les bouffe-sacré, les bouffe-curés, les taupes rongeuses de racines ; parce quand on y regarde bien, cette République s'appuie elle aussi sur une décapitation fondatrice, celle de Louis XVI. A la grosse on trouve dans ce symbole les racines de notre Histoire.
Personnellement, la cérémonie m'a émue, certes, mais je voudrais aller plus loin... Je suis malheureusement trop petit pour changer le cours du fleuve...

 deuil 09

 

En quête de quintessence

plage 13091909Les pèlerins en quête de sens, de quintessence, et parmi eux les chercheurs attachés à la compréhension, ou la réalisation, du Grand Œuvre, ont laissé des clés, des indices, des symboles dans la pierre qui se conserve mieux qu'un livre de papier à la merci des moisissures, des rats, des incendies. Ils espèraient ces images défiant les siècles pour les générations à venir. Mais, en dépit des efforts d’entretien et de restauration permanents ces deux derniers siècles tout particulièrement, cela peut aussi disparaître. Comme un nom qu'un enfant écrit sur le sable de la plage, bientôt dissous, effacé par la marée.
Que les balises laissées par nos aïeux croisent les ornières de la barbarie iconoclaste de la vulgarité crasse, et des joyaux peuvent être perdus à jamais. Ou les aléas de pas de chance comme ce fut le cas à Dampierre sur Boutonne le château aux célèbres caissons alchimiques évoqués par "Fulcanelli" et Eugène Canseliet, qui a brûlé il y a quelques années. Ma dernière visite s'est faite quelques jours avant. Il a été restauré au mieux m'as-t-on dit, mais je ne sais pas dans quelle mesure.

TERRE-NEUVE

Pour le premier cas je pense plus particulièrement au château de Terre-Neuve à Fontenay Le Comte ; auquel Fulcanelli, dans son ouvrage les demeures philosophales, consacre plusieurs pages. Construit en 1580, par Jean Morisson, pour Nicolas Rapin, poète, Grand Prévot de la Connétablie de France et compagnon d'Henri IV. Dans ce Joyau de la Renaissance Française, il reçut d'illustres personnages dont le Duc de Sully, et Agrippa D'Aubigne.

octaveRestauré au XIX° siècle par le comte Octave de Rochebrune ; célèbre aquafortiste mais aussi F. : M. : ; qui ne cessa de l'embellir, y réunissant tout ce qui, dans sa quête de vérité, pouvait faire sens. Les Muses proviennent du Château de Coulonges, l'une des portes a été récupérées à Chambord etc...  Les plafonds à caissons, la monumentale cheminée hermétique sont d'un intérêt exceptionnels ainsi que l'étaient les superbes vitraux alchimiques du RDC dont le décryptage reste à faire.

lunasol-octave3

Malheureusement le Château aurait été cambriolé m'a dit un guide. Du coup les vitraux du RDC ont disparus ; je suis un des rares à en posséder des photos (remontant à 1980) réalisées grâce à l'autorisation spéciale obtenue d'un copain membre d'une société ésotérique ; de même je n'ai pas revu le portrait d'Octave de Rochebrune ; par contre le magnifique linteau de cheminée est toujours en place ; de même que le portrait dit "du comte de Saint Germain"...

st germain_3

Sur ce dernier, j'ai un doute. « Saint Germain », qu'on nous présente comme tel lors de la visite, ne ressemble guère aux autres portraits du comte qui circulent dans divers ouvrages. Il porte une perruque plus familière du siècle précédent sa présence attestée dans notre pays. Sauf à admettre qu'il ait été en possession de l'or potable et plus ou moins immortel ; ou comme l'a évoqué Jacques Bergier, voyageur temporel... Ne nous égarons pas. Toutefois ce tableau a quelque chose de remarquable. Je vous invite vivement, lors de votre éventuelle visite, à fixer ne serais-ce qu'un instant les yeux du tableau, et ensuite vous en détacher, et bouger un peu de coté sans cesser de regarder le portrait. Vous vous apercevrez alors que le regard vous suit quelle que soit votre position dans la petite pièce. Fascinant procédé artistique que nous sommes bien incapables de reproduire de nos jours avec toute notre technologie. Ce qui est un peu normal eût égard à l’ère de décadence des repères où nous sommes. Les anciens artistes cherchaient à transmettre quelque chose que la plupart ont jeté par dessus les moulins ; un message emprunt de sacré qui visait l'essence des choses.

fontenay alchimique

Les photos argentiques réalisées sans projo ni flash, en 300 asa pour ce qui est de l'intérieur, ne sont peut-être pas de la meilleure qualité, mais leur rareté même, en soulignent la préciosité. J’ai réunis en une seule image les deux vitraux qui ornaient l'un le bas du vantail gauche, l'autre le droit, évoquant certes le soleil et la lune, l'or et l'argent et sans doute bien d'autres choses. Je crains fort qu'on les oublies pour toujours. Lors de ma dernière visite, mon guide ignorait qu'il y avait eu là des œuvres remarquables. Je n'en n'ai trouvé mention nulle part. Alors il m'a pris l'envie d'en laisser une trace tant ils sont chers à mon cœur. Parce qu'au delà du côté patrimonial il y a la quête, et au delà de cela il y a l'expérience personnelle, mais justement, ça, c'est personnel. Là où ma vie ressemble à un naufrage, j'ai poli un petit cailloux que vous ne verrez jamais. C'est lui qui, attaché à mon âme m'entrainera dans les profondeurs où j'irai me dissoudre, petit grain de sel dans la soupe de l'infini.

 lyon agneau 2

 

07 septembre 2016

Avant l'ultime crépuscule

tumulus 2021L’œil était dans la tombe et regardait Caen. Caen dont je descend directement, comme la majorité des terriens d'autrefois, en fils de la glèbe dont je suis une malformation congénitale au hasard d'un soubresaut de la petite histoire locale. Petite boule de boue, Golem provisoire en train de se dissoudre, liquéfié par l'érosion du temps dont le sablier vide sa sphère supérieure en un tas désordonné. Alors, quand la sphère supérieure est vide, l'âme désenchantée fait face à l'éblouissante Lumière irradiée par l'oeil de l'Inconnaissable dans laquelle il se fond. Ca sent le sapin, l'ultime sapin. Celui qu'il faudrait planter comme ultime arbre de Noël à la mémoire de tous les enfants sacrifés sur l'autel de la folie des hommes. Dressé vers le ciel comme une flèche de cathédrale, au sommet duquel les crépuscules de printemps, le merle entonne l'hymne à la lumière promise des anciens alchimistes. Eux qui cherchaient dans l'or, les larmes du soleil rédempteur. Pleurs sur le sacrifice de chaque Christ dont est imprégné la souffrance de chaque victime inévitable et inéluctable de la fureur des directeurs de consciences falsificateur de l'ordre naturel. Parce que tous complices à son corps défendant ; tous pécheurs. Damnés de la Terre qui en arasant le passé, au nom d'une illusion de liberté, se damnent plus encore.
Quand sonne le glas ; et c'est mon cas, je sais maintenant que je mourrais comme mon papa ; il est temps de se regarder sans détour, et ne laisser personne d'autre que soi-même le devoir de se repentir de l'océan des péchés commis qui sont autant d'obstacles à l'entrée dans la paix de la lumière. Le temps de la catharsis est l'antichambre de l'inéluctable que la révolte et la fuite ne pourront esquiver. Après, appartient à l'expérience qu'on ne peut partager.

homme seul 2

Prince Jésus, qui sur tous a maistrie,
Garde qu'Enfer n'ait de nous seigneurie :
A lui n'ayons que faire ne que soudre.
Hommes, ici n'a point de moquerie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

15 aout (4)

Posté par Mikael3300 à 21:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , ,


15 août 2016

Bonne Fete de l'Assomption

rayonnement _6Marre des complochiottes qu'ont tout vu qui savent tout qu'on percé tous les secrets de la princesse et qui voient des fachos dans chaque opinion qui ne brosse pas l'ordre imposé dans le sens du poil ; j'en ai marre aussi de tous ceux qui vont chercher des explications alambiquées à tout au prétexte de tout sans même pouvoir prouver quoi que ce soit. J'en ai marre aussi qu'on voit dans chaque musulman un terroriste, dans chaque chrétien un facho, dans chaque écolo un gauchiste, et pendant ce temps là la planète crève. J'en ai marre qu'on stigmatise les gens pour une croix ou un chiffon. J'en ai marre de vos pseudo-chemtrails qui détournent les gens de la vraie pollution aérienne ; parce qu'un avion ça pollue par nature même, y'a pas besoin de chemtrail ! Dans les années 70 on s'en souciait, maintenant personne en cause, personne ! Et le trafic aérien s'est multiplié par dix mille entre mon enfance (années 50-60) et maintenant.
Vous ne croyez pas en Dieu, mais aux soucoupes volantes ; comme si nous étions la cible du Cosmos tout entier ! J'en ai marre de vos crop-circles bidons que n'importe quel imbécile peut créer sur photoshop, ou même sur place avec une planche et une corde.
J'en ai marre des élucubrations délirantes en tout genre qui détournent les esprits de l'ordre naturel des choses, quitte à falsifier et interpréter des résultats scientifiques qui disent exactement le contraire de ce qu'on leur fait dire !
J'en ai marre de la confusion et du relativisme qui ont dissous ce qui fit l'ossature des valeurs de l'humanité qui constituèrent les repères sur lesquels je m'appuyais.

cerveau bleu 4

Bien sûr, je sais comme tout le monde que les statues de l’Île de Pâques ont construits les grandes pyramides. D'ailleurs c'est parce qu'elles avaient mal travaillé qu'elles furent enterrées là-bas jusqu'au cou ; c'est pour ça qu'on ne voit que la tête ; en punition de leurs fautes, condamnées à crever de soif tandis que les tyrannosaurus rex abandonnaient Gaïa à son sort à bord de leur pédalo interstellaire supraluminique piloté par les Shadoks. Mais c'est quand même pas une raison pour délirer à fond la caisse, abruti par le chichon auquel de plus en plus de gens voudraient convertir l'humanité. C'est vrai que quand on plane, on souffre moins et on ne s'apperçoit plus qu'on est un pigeon de basse cour. Du moment qu'on prends son pied, le reste peut bien couler, l'important est de consommer ; y compris du succédané d'amour assisté par chimie, artifices et manipulations chirurgicales au hasard des pulsions irraisonnées.
L'été jette ses derniers feux en un soubresaut de survie avant l'automne précipité en ce 15 août où on fêtait la Vierge autrefois ; du temps d'avant les bouchons où s'entassent tout ceux qui par ailleurs se plaignent de ne pas avoir les moyens de boucler le mois. Et je broie le cafard dans mon caouah à l'heure de mon crépuscule, assourdi par les chants et déclamations des haines ataviques poussées à leur paroxysme... et de la destruction consciencieuse de la planète orchestré par l'esprit des lumières ténébreuses. Plus une période nous est présentée comme un progrès, plus elle est sanguinaire et terroriste. La répression, l'intolérance, fut pire à la Renaissance qu'au Moyen Âge ; avec la multiplication des bûchers et des chasses à "l'hérétique". La Révolution fut la période la plus sanglante de notre Histoire ; tournée contre nos propres compatriotes. L'expansion industrielle fut un retour à des conditions d'esclavage explicite ou implicite pire que la condition des serfs. Et ne parlons pas du XX° siècle avec ses holocaustes avoués et reconnus ou non...

vix

J'aime à me souvenir qu'il y eût un temps où on espérait en Elle. Les protestants ne la reconnaissent pas ; mais eux qui se prétendent basés sur la lecture littérale du Livre, l'inventent et l'interprètent à l'aune des variations idéelles et politiques du moment ; eux qui ont autant massacré que les autres, croyants ou non. Si Elle n'est pas qu'une vue de l'esprit ; qu'Elle me vienne en aide une dernière fois ; sinon ce sera la corde ou le beretta, ou quelque chose comme ça... Je n'aurais pas le choix.
Me libérer de ce sentiment de m'être complètement planté pour n'avoir pas brouté là où on voulait que je le fasse ; mettre fin à la souffrance, et échapper à l'absurdité d'une existence qui n'aurait jamais dû exister dans un univers tout aussi absurde dont vous avez accouché sans même y penser. Parce que c'est ça le drame : vous n'avez même pas agit volontairement !!! Vous êtes des produits, pas des acteurs volontaires. Des cailloux charriés par le torrent du temps et de la genèse chaotique des événements au grès des intérêts et des coups de folies, ou de génies, de quelques séducteurs machiavéliques et tout aussi inconscients. Je suis dégoutté.

vierge _54

Tout de même...
Bonne Fête de l'Assomption a tous les Catholiques du Monde .

12 août 2016

SOS CHEVAL PERDU

canassons galopCapté sur FB :

Posté par Mikael3300 à 10:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

04 août 2016

Hirondelles, martinets etc...

hirondelle (4)Les martinets ont déserté le ciel de mon quartier depuis plusieurs jours. Dans la nuit du 25 au 26 juillet. Trois ou quatre, de passage sans doute, ont été aperçus tournoyant au dessus des halles le samedi suivant ; mais depuis, plus rien, et j'ai passablement patrouillé, forçant même ma carcasse à avancer de grès ou de force, pour m'assurer de la chose. Là je vous montre une hirondelle de fenêtre au nid. Une autre est venue quelques secondes plus tôt lui apporter à manger. Se pourrait-il qu'elles couvent encore à cette époque ? Où que la nichée est été retardée par les intempéries de Juin ? Il y en a beaucoup moins qu'il y a quelques années dans ce quartier, comme partout. On remarque à gauche un nid délaissé qui est peu à peu tombé en ruine. Il y en a toute une série comme ça sur cette maison dont les habitants sont pourtant attachés à leurs hirondelles. Je ne leur ai pas parlé, mais c'est tacite : ils m'ont repéré depuis longtemps, ça fait douze ans que je viens tous les ans, plusieurs fois, pour observer. Le nid peuplé l'an dernier de l'ancien café tout proche a été détruit de main d'homme.

hirondelle (3)

Une vue du nid en plus éloigné. Ça vous donne un aperçu de ce que vous pourrez apercevoir.

hirondelle (2)

Une vue depuis le sol, ce que vous pourrez remarquer avec une vue moyenne et sans jumelles. Je n'ai pas mis le zoom là. Les photos sont faite avec un bridge Nikon tout à fait basique ; un cadeau qu'on m'a fait, y'a même pas de viseur !

martinets 006

 A distinguer donc des martinets ; vous avez là un couple en train d'alimenter les petits au nid que vous ne verrez jamais de l'extérieur, au contraire du nid d'hirondelle. Il est caché dans un trou de mur, de falaise, sous une gouttière comme là où il doit y avoir une petite anfractuosité. La photo là est un exploit avec le matos que j'ai. Une longue planque à guetter les virevoltes ; c'est tellement rapide ; et vingt photos ratées avant que de réussir LE cliché digne de ce nom. Pour les hirondelles c'est pas mieux ; j'ai raté à peu près toutes mes photos en vol. Je prends ce mal parce que je suis amoureux de ces oiseaux. Je suis amoureux des oiseaux de toute façon ; ce sont eux les vrais chevaliers de l'arc en ciel que vous avez dévoyé. Et je les vois disparaître petit à petit. Où sont les nuées d'hirondelles de mon enfance ? Où sont les nids de notre étable chaude où les bêtes cohabitaient paisiblement ? Il y avait un nid à chaque poutre, parfois deux ou trois. On leur laissait une petite fenêtre ouverte pour qu'elles puissent circuler librement. En été tout était ouvert, mais au printemps, lorsqu'elles arrivent, il fait encore frais. Mais elles savaient la lucarne qui les attendaient. J'aurais tant à raconter. Mais je crois que c'est inutile. Ce monde sain et naturel vous échappe, vous préférez chasser le pokémon ; ce jeu idéal pour répertorier vos goûts et couleurs et mieux vous cibler, sempiternelle pub, non pour la CIA comme le débitent les complotistes, mais pour les publicitaires grâce aux cookies téléchargés à votre insu. Sans compter la pompe à fric invisible. La nature, la vraie, intéresse peu de monde. Vous défendez les chiens, les chats, qui tuent plein d'oiseaux parce que livrés à eux-mêmes souvent, surtout les seconds. Mais à quoi bon développer ? Si vous voulez en savoir plus sur les hirondelles et martinets, il y a plusieurs articles ici qui en parlent dont mon premier, si populaire malgré le peu d'intérêt que suscitent mes blogs. Voir "Ne pas confondre hirondelles et martinets" ici même. Pour le reste, nous ne sommes pas du même univers, Canal-Décharge en est témoin.
Au moment de conclure, il me revient une annecdote ; c'était dans la Nièvre, il y a une quinzaine d'années, une nuée d'hirondelles qui se perchait sur un arbre mort ; à l'époque les apn n'existaient pas et je n'avais pas d'appareil d'ailleurs, depuis plusieurs mois, c'est bien dommage. Tous les soirs elles retrouvaient leur perchoir. Moi qui suis de la campagne, qui est par la suite beaucoup randonné, à vélo comme à pieds, je n'avais jamais vu ça, et je ne l'ai jamais revu. Et tant qu'on y est, qui se souviens que "Hirondelle" était une marque de vélo disparue aujourd'hui ? Une production Manufrance, le fournisseur de la France d'autrefois, la France dont je suis le produit, un peu... Il y avait une autre marque qui s'appelait "Arc-en-Ciel" aussi... Très céleste tout ça, comme le bleu de ma chambre d'enfant et d'adolescent...  C'est pour ça qu'aujourd'hui encore, je vole, sans fumée ni alcool, vers des paradis oubliés, je les retrouve dans mes échappées, débarrassés de tout ce que j'ai pu rencontrer comme difficultés. De toute façon, votre monde actuel n'est pas plus tendre, il est même pire, eût égard à quoi je suis réduit. Il me reste le souvenir des nuées d'oiseaux et de papillons qui m'émerveillaient.

martinets

29 juillet 2016

Face à la violence

bougie (1)Frère Jacques ne se lèvera plus à l'appel des matines ; on ne sonnera plus que le glas et je n'entendrais plus l'universelle comptine de Jean-Philippe Rameau (1683  1764)

Daech lave plus rouge, et les cocus foncent cornes baissées dans le piège tendu de la mort au bout de l'épée. Le terroriste a été abattu, il ne tuera plus. Un autre s'en chargera.

Dès l'affaire Mohamed Merah (mort le 22 mars 2012 à Toulouse à la suite d'un assaut du RAID)  je publiais cet avis, avant même qu'il soit clairement identifié :
« Il finira comme Khaled Kelkal »(abattu le 29 septembre 1995 à Vaugneray ). La suite m'a donné raison.

A qui profite le crime ? Ais-je écrit ? Je devrais dire « les » crimes ?
On applique à ces abjects criminels de banlieues ; manipulés ou pas, ils n'étaient pas obligés d’obéir ; la même méthode d'élimination à moindre échelle qu'à Ben Laden, Kadhafi , voire Saddam Hussein quoique ce dernier aie eu un semblant de procès.
Dans tous les cas, et sur chacune de mes publications, j'ai toujours regretté cette « justice » expéditive ; cette peine de mort lynchage au pays où elle est censée être abolie, mais aussi ailleurs dans le monde. Dans tous les cas, j'ai écrit que j'aurais aimé que justement ces salauds aient un procès public, qu'on les fasse jacter, au prix éventuel de quelques baignes ; pas la torture, non, on ne va pas s'abaisser à leur niveau tout de même ; mais quelques tartes dans la tronche pour les rendre plus coopératifs, et au pain sec et à l'eau comme dans le temps. Savoir ce qui se trame derrière, qui les a poussés. Si tant est qu'ils aient eu besoin d'être poussés.

Ces jeunes Français qui se laissent embrigader, directement ou par une sorte d’imprégnation, sont presque tous des petits délinquants. Beaucoup ont des antécédents psychiatriques, et parfois les deux. « Daech », s'il est bien derrière tout ça, comme on nous l'affirme, ne leur apprend ni la violence, ni la folie, mais leur donne une cause qui « légitimise » à leurs yeux l’une et l’autre. Avant de vouloir mourir en tuant, sans doute veulent-t-ils mourir tout court, croyant racheter leurs « péché s » tandis que leurs familles s'inscrivent dans le déni. J'ai vu la mère d'un des derniers jouer à l'autruche en affirmant « mon fils était un bon petit et tout allait bien avec lui ». Évidemment, d'une part elle n'a pas envie d'être associée, et d'autre part, on peut penser qu'il est difficile, quand les médias vous cuisinent, de dégueuler sur les siens. Me faire croire que tout est toujours tout rose avec un ado, de nos jours, dans un climat difficile, c'est me prendre pour un mariole. Là où elle se trahi c'est quand elle balance : « Moi mon gamin, je ne le sens pas capable de faire ces conneries à deux balles. » !! Connerie à deux balles un meurtre !!! Dans une société policée, et censée être en paix, qu'il fusse crapuleux ou idéologique, c'est tout de même pas une babiole ! Il ne s'agit pas là d'un vol à l'étalage. Je crois que toute une partie de la population marine dans un système de valeurs qui nous échappe. Noyée dans un présent sans perspective, sans avenir, refermée sur elle même dans son marigot.

cercle arc

L'horreur ne s'explique pas parce qu'elle échappe à notre logique et Daech n'explique pas tout, parce que ce "tout" n'existe pas. C'est même ce qui caractérise l'horreur.
Cette horreur avec laquelle, dans notre confort relatif de civilisation finissante, nous jouons à nous faire peur ; enfin vous, moi j'en suis guéri. J'y ai souscris autrefois, lisant volontiers Lovecraft par exemple et d'autres tout aussi malsains. Ça a duré quelques années jusqu'à ce que je réalise ce qu'était ce penchant pour l'obscur que nous portons en nous. Lorsque l'épouvante glisse du fantasmé au concret, nous restons hébétés, incapable de comprendre que la vie n'est pas un jeu. Elle a pourtant toujours existé. Notre histoire est un fleuve de sang qui s'est aujourd'hui subdivisé en ruisselets qui imprègnent la vie quotidienne.

Des guerres du passé ; effroyables boucheries des époques napoléoniennes ou des guerres mondiales, nous sommes passés aux guérillas coloniales et post-coloniales avant de glisser vers des affrontements banlieusards où quelques poignées de malfaisants défient la société endormie.

«La guerre est un recours barbare, préhistorique. Quelle que soit la cause de la guerre, ce sont toujours les mêmes qui en paient le prix, les plus faibles». Jose Mujica, ex président de l’Uruguay (2010-2015)

Il est bien placé, lui, pour parler, qui fut, avant de se coltiner l'image du « bon pépé », un guérillero adepte de la lutte armée. Entre son époque, concomitante des Guevara, Carlos, RAF, IRA ou même Action Directe, il y a eu un effritement des moyens, idées, motivations.
Eux trouvaient une certaine sympathie dans nos masses ; leurs objectifs paraissaient « justes » à certains. Ce n'en n'étaient pas moins des tueurs.

Leurs idées, au nom de régimes qui n'ont engendré que servitudes et injustices, en prétendant le contraire, justifiaient-elles les méthodes ? Je ne crois pas, mais beaucoup encore y croient et en portent la nostalgie ! Au nom de cela d'ailleurs ils humilient les gens blessés par le terrorisme actuel. Par exemple Julie Le Goïc  , élue de gauche qui écrit : « Du coup, le prêtre mort en martyr, il a le droit à 70 enfants de chœur au paradis ? ». ou le journaliste Alexandre Hervaud de Libération qui a souhaité que les deux criminels fussent des scouts abusés par le prêtre.
Ils étaient bien heureux pourtant quand les chrétiens se sont sentis « Charlie », ou au moins solidaires, dénonçant le crime.
Même si il y a eu des prétendus chrétiens pour penser qu'après toutes les vexations distillées par le baveux, c'était pas volé, la plus grande masse fut consternée. Ceux qui profitèrent des circonstances pour s'acharner, revendiqués chrétiens, ne valent pas mieux que les gauchistes dénoncés plus haut. J'ai pas de nom sous la main, mais je l'ai hélas vu.
La violence verbale n'est que le prolongement et/ou le prélude à la violence physique. Le FLNC ne s'en cache pas lui, qui a annoncé qu'il trouvait là une occasion en or de ressortir les flingues de sous les fagots, et rêvent d'y trouver prétexte à ratonnades générales.

ST JACQUES

L'assassinat du père Jacques Hamel, au delà de la soupe médiatique, nous a surtout rappelé, ma compagne et moi, Frère Roger, mort assassiné le 16 août 2005 à Taizé .
Je ne suis pas certain, pas du tout même, que tous ces crimes obéissent à la même logique, à la même finalité, aux même maîtres. Les profils des tueurs, les modes opératoires, les cibles choisies sont nombreux et divers.

Cynisme ou concours de circonstances par ignorance ? Le Père a été assassiné le lendemain de la fête de son saint patron, lui qui était, si j'ai bien compris, un pèlerin sur le sentier des étoiles, pour intérieur que fut ce pèlerinage, comme pour beaucoup de chercheurs de Lumière. Suis-je le seul à relever ce "détail" ?

Jacques Hamel était un pèlerin sur un chemin de Lumière. A travers lui je vois un autre prêtre que j'ai bien connu ; à Vierzon, le père Félix ; comme lui un rassembleur de communauté, affable et doux. Un ami. Il avait créé une assos que tout le monde a oublié à Vierzon. l'AVATI. Nous avions célébré ensemble les 25 ans de l'assos,, il y a une trentaine d'années, autour d'un immense repas (300 couverts ; ce sont les musulmans, une demi douzaine de personnes, qui avaient fait la cuisine, et les chrétiens, dont moi, qui avaient fait la vaisselle ; quatre personnes plus une trotskyste ( *;) Clin d’œil ). Comme lui Félix était âgé... Nous avons été amenés à quitter la ville tous les deux et ne nous sommes plus revus... Jacques lui ressembles. Il y a aussi qu'une de mes copines très intime a baptisé ses enfants dans cette église.. Enfin voilà quoi... J'ai du mal à digérer

Sans doute à cause de l'importance prise par l’événement. La mort est une vieille compagne pourtant et j'ai pas mal de copains, de proches, au pays sans retour ; certains dans des circonstances tragiques. Là, c'est la violence intentionnelle qui choque tant. Parce que la mort, elle frappe de façon aléatoire à longueur de jour et d'années, sans que personne, en dehors des proches et parfois un entrefilet dans le journal, ne réagisse. Des dizaines de tués et mutilés tous les jours, sur nos routes, d'accidents domestiques ou d'agressions crapuleuses. Chez nous, à Niort, toute une série de SDF ou marginaux ont été assassinés dernièrement à coups de pelle ! Enterrés à la hâte et retrouvés au hasard d'un heureux concours de circonstances. Il y a quelques années, on a eue notre série de tueurs en série. Certains ne sont pas encore clairement identifiés. Les motivations n'ont pas toujours été très claires mais parce que pas reconnues idéologiques, on en a fait moins de cas. Je ne vois pourtant pas une grande différence moi, entre l'affaire Heaulme, par exemple, et l'actuel meurtre du Prêtre.
Je vois par contre entre l'ignoble massacre de Nice et le dernier attentat, une distance... J'ai été tellement choqué que je n'ai réussi à m'exprimer qu'en image sur Tweeter et Facebook. Il y avait là une volonté symbolique, même si elle ne relevait pas d'autant d'idées qu'on a voulu le croire. On est bouleversé mais on oublie trop que la violence fut le moteur de notre histoire et que nous n'avons jamais su en guérir. Il y a la violence considérée légitime, quand elle émane des Etats constitués, et puis l'autre, individuelle...
C'est la même bête qui anime l'homme. Ensuite on enrobe de vernis religieux, idéologique ou autre, au grès de comme ça arrange.

Puis on tombe dans la surenchère sécuritaire ; à l’approche des élections, en l'absence de programme crédible, ça arrange bien. La démagogie est toujours inversement proportionnelle à la santé du pays. L'Allemagne y a goûté autrefois.

croix bois1254

26 juillet 2016

Les cons sont de sortie

cocarde-1239

Relevé sur Facebook parmi d'autres immondices digne des albums photo de Canal-Décharge ; ci dessous...

Si on compte sur des crétins pareils pour relever la France, on peut tout aussi bien se torcher avec du papier d'aluminium.Entre les extrèmes droite qui en profitent pour chier et dégueuler leur haine, et les gauchistes qui aussi bien dégueulent sur les cathos qui appellent à la prière ; j'ai tout vu aujourd'hui en matière de grosse merde. On le sait que la République est née dans le sang ; j'en ai parlé bien des fois ici. Mais je ne crois pas que ce soit le jour de remuer la merde ; non plusque d'en profiter pour pisser sur un mec qui n'y est pour rien dans ce qui s'est passé autrefois.

Ma réponse publique et collective ci-dessus n'est peut-être pas assez claire ?Et au fait, à qui profitent donc ces crimes ? Aux musulmans croyez vous ? Ou bien à ceux qui font tout pour semer la division et la haine ? Sans verser dans les élucubrations complotistes, je commence tout de même à me poser quelques questions...

cercle arc 2