CROBARDURES

25 février 2017

Rideau

 RIDEAU 2017 2Avant hier et hier je pétais le feu ! Jusque vers 19 h hier soir..; Après je me suis mis à geler de l'intérieur (faisait pas froid dans la turne pourtant) et ce matin, complètement ko ; je dors debout. Y'a plus rien à comprendre. Par contre j'ai quasi pas mal. Alors l'un dans l'autre...

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De toute façon, pour ce que ce monde est enthousiasmant... Vous le savez peut-être, ma capacité à m'identifier malgré moi à la souffrance même lointaine... Je peux pas même penser aux guerres sans être assailli d'images intérieures et de ressenti. Les balles d'Alep, ou de Mossoul, pour ne parler que des plus connues, me transpercent. Je les sens comme si c'était moi qui les recevaient... Qu'on tue un bébé et je sens, par exemple, la lame du couteau... Forcément après ça, mes propres douleurs passent à l'arrière plan. Je voulais le dire avant de mourir, parce que je suis tellement malade que forcément la carcasse aura le dessous. Mais qu'importe ? Bizarrement, ce sont les croyants (les autres) qui craignent le plus la mort. Pas moi. C'est la souffrance.
Je suis un féru d'Histoire, et quand je déroule le fil, je vois que l'humanité n'est que cela : souffrance. Infligée, reçue, généreusement. Pour un bienfait, mille exactions. Non, notre époque n'est pas pire, elle a juste les moyens techniques que n'avaient pas les anciens.

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Je ne comprends pas tous ces hommes qui veulent faire le bonheur des autres malgré eux ! De gré ou de force ! Régner sur eux par n'importe quel moyen. Façonner le monde à leur image et ramener à eux tout ce qui gravite autour. Forcer la main du prochain parce qu'on est persuadé que c'est ça qu'il lui faut, sans lui demander son avis. Cela vaut pour les politiques ou les États ; mais cela se pratique à l'échelle de l'individu lambda. Combien qui se sont imaginés connaître mieux ce qui me convenait que moi ? Combien, qui ne me connaissent que de loin, s'imaginent tout savoir alors même que ma chérie, qui vit ma vie minute par minute, trouve encore le moyen d'être surprise ?
Qu'après ça, à l'échelle de l'humanité, l’incompréhension règne ; ça n'a rien d'étonnant.
Contrairement à ce que vous pensez, ce n'est pas notre part humaine ; sauf l'orgueil ; qui s'exprime ainsi. C'est notre part animale. Il est très moderne de croire les animaux innocents et « purs » au sens biblique du terme ; y compris de la part des athées ; ou rousseauiste, c'est pareil.
Les animaux n'ont pas notre gamme de sentiments ; c'est du pur anthropomorphisme égocentrique que de considérer cela. Ils n'ont pas non plus notre gamme de raisonnements et de projection.
Ils ne sont pas cruels au sens où nous le sommes en ce qu'ils ne le projettent pas dans l'action de façon planifiée. Mais ils seraient tout aussi dangereux pour eux mêmes que nous si ils avaient des membres préhensiles usant de moyens techniques.
Quand j'ai l'air de défendre les animaux, ce n'est pas cela que je fais ; c'est juste la biodiversité qui fait la richesse et l'équilibre de la vie, unique sous cette forme, que j'entends perpétuer.
C'est pas parti pour mais, bon, quand on est convaincu d'une nécessité, on s'y accroche.

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On m'a fait rire hier ou avant-hier, je ne sais plus, quand on nous a annoncé un nouveau système planétaire soi-disant semblable au notre. On vous raconte que la lune est verte et vous le croyez ! Alors même qu'elle est jaune sous votre nez à son lever. Et encore ne s'agit-il que d'une illusion d'optique.
Ce système a une étoile rouge ! Une naine ! Forcément les rayonnements, la température, sont différents. Alors les planètes qui en dépendent ont forcément évolué différemment ! De toute façon on ne sait déjà pas trop ce qui se passe « tout près » ; Saturne par exemple, alors me bonnir qu'on apréhende les conditions physiques à 40 années lumière, c'est pas très sérieux.
Les animaux, les hommes, terriens, sont le pur produit de la Terre. Nous sommes composés des mêmes éléments, dans les mêmes proportions. Le même pourcentage d'eau aussi. Par conséquent nous sommes non seulement de purs produits terrestres, mais juste une couche infinitésimale à la surface, partie intégrante, évolutive et mobile comme les bactéries et les cellules à la surface de notre peau. Couche qui ne vivrait pas sans le système global qui la porte et dont elle fait partie intégrante.
Vouloir adapter l'homme ailleurs suppose des palliatifs techniques considérables, et à terme une transformation physique, une mutation, pour n'être pas détruit comme un corps étranger.
Un corps n'est qu'une forme transitoire appelée à se désorganiser pour que les éléments poursuive leur course intégré à d'autres partie du Tout.
Pour l'homme, cela se fait dans la souffrance parce que nous sommes des systèmes pensants et conscients.

Djalâl Ud-Dîn-Rûmi


Mais qu'est-ce que la conscience ? Si vous parlez plusieurs langues, vous vous apercevrez en vivant à l'étranger, que vous pouvez penser dans plusieurs langues. La conscience se place donc au delà du savoir et des conditionnements. Elle est attention muette agissant à travers les outils du corps. Le cerveau, les organes, les cellules. Corps transitoire appelé à se dissocier, n'en déplaise aux transhumanistes. Ces idiots qui s'imaginent, par la technique, réaliser ce que les grimoires affirment des alchymistes, à savoir accéder à l'immortalité. Ils n'ont pas pigé que par « élixir de longue vie », les expérimentateurs de l'hermétisme ; les vrais, pas les brasseurs de vent ; entendaient « essence de toute chose »... Cette essence qui est la véritable source de conscience dont vous êtes en quelque sorte le récepteur radio ; comme un poste de TV reçoit un flux d'ondes. Comme un PC transforme l'électricité en 0 et 1 qu'il traduit en images, sons, textes...
C'est pour ça aussi que la mort ne m'effraie pas. La douleur de la perte d'un être cher vient de l'amour de soi finalement. C'est la privation d'une part de son propre univers qui nous pousse à la souffrance. Parce qu'on voudrait notre bulle personnelle stable, comme un cocon affranchi de l'univers. Manière dont l'humanité regarde la réalité depuis des éternités. Vouloir plier la réalité à son propre confort.
Je n'y ai pas échappé, rassurez vous. D'ailleurs aujourd'hui 25 février est jour de deuil pour moi.Ce n'est qu'aujourd'hui que je prends vraiment conscience de ma place insignifiante dans la réalité.
Dans la lutte écologique qui fut de mes motivations principales de vivre ; sans motivations la vie n'a aucun sens, elle est vide ; la plupart des compagnons parlent « d'environnement » ; comme si nous étions distincts de l'univers alors que nous n'en somme qu'une particule infime.
Je puis faire mienne cette maxime ramassée je ne sais plus où : « Je ne défends pas la nature, je suis la nature qui se défends » ; ou plus exactement une parcelle infime de la nature en lutte. Une goutte d'eau qui trace son sillon et sera suivi d'autres qui peu à peu useront la pierre. Comme un voile de gaze réduit une montagne de bronze en poussière par le frottement de son balancement répété.
Je n'étais qu'une goutte d'eau.. ; j'aurais pu tout aussi bien n'être pas là, une autre aurait emprunté le chemin, avec sans doute des conséquences différentes. Dans l'absolu c'est sans importance.
Je suis un dégâts collatéral de l'histoire du monde ; mon sort est incontestablement indissociable de l'Histoire au sens le plus large. Comme beaucoup, beaucoup de gens, sans la WWII par exemple, jamais mes géniteurs ne se seraient rencontrés... Mais aussi sans les guerres de Vendée qui n'auraient pas eues lieu sans la Révolution qui n'a existé qu'en raison de la haine que cultivaient les intellectuels avec l'essor des bases du capitalisme. On peut aller loin comme ça...
Finalement vous voyez, que j'existe ou pas, ça n'a pas grande importance.

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On m'a téléphoné pour me dire que tout allait changer pour moi et que ça serait mieux maintenant. Dans quel sens ? Je ne suis ni bien ni mal, je souffre parce que malade et pauvre, voire nécessiteux vivant au dessous du seuil de pauvreté. Nous sommes des millions ainsi. Changer ? Dans quel sens ? Jusqu'à mon dernier souffle conscient je resterais la nature qui se défends ; l'humanité en refus de la guerre etc... C'est pas à 60 piges que je vais m'intégrer ! Y'a des années que je vis de moyens marginaux, plus ou moins. Des années, et même des décennies que je traîne une santé précaire,perclus de souffrances que j'ai affronté tant que je le savais possible. Tant que je ne le croyais pas irréversible. Je ne vais pas, à 60 balais, dénicher un job royal qui me permettrait d'allonger les milliers d'euros nécessaires à mon changement de domicile ; ne serais-ce que ça, et l'équiper de manière habitable. Dans un monde où on se fiche royalement des capacités et aspirations du pauvre bougre de base qu'on collera n'importe où du moment qu'il fait quelque chose, accessoirement nuisible écologiquement et/ou socialement, lui faisant payer les frasques et dettes de nos élites.
Tout ce que je peux faire c'est ce que je fais : vivre à l'heure-l'heure. Hier matin j'étais bien, le soir j'étais mal, ce matin je roupille debout. Demain ? On verra bien... Même si je sais...

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La misère et la maladie sont un même tonneau des Danaïdes où il ne faut pas tomber.

Le pot commun.fr : #SOS SURVIE

La vie n'est plus qu'une corvée et la mort serait finalement un soulagement. Depuis le 24 novembre, deux mois après le lancement de cet appel, tout espoir d'en sortir par nos propres forces s'est envolé.Nous avons survécu à l'hiver judiciaire au prix de découvert, de manche et de récup' .

https://www.lepotcommun.fr

On est dedans, comme plein de gens.
Non, ma vie ne changera pas maintenant ; en bien je veux dire. Si quelque chose avait dû se produire, ce serait fait depuis longtemps. La route est scellée.
J'ai gardé ma tête là où tous les autres l'auraient perdue, comme invitait à le faire Rudyard Kipling. J'ai survécu là où tous ceux que j'ai connus n'auraient pas survécus. Toujours poussé en avant comme le juif errant de Eugène Sue par des gens bardés des meilleures intentions du monde, persuadés de bien faire et imbus de leur godasses qu'il auraient aimé qu'on leur cire, à plat ventre comme un mahométan vénère la Mecque. Mais ce ne sont que des mecs (ou gonzesses), aussi pitoyables que moi, pas plus détenteur de la Vérité, mais inconscients de leur minabilité.
Rideau.

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04 février 2017

Fillon piège à cons ?

esclave 2017_electionUne chose dont j'ai horreur ; qu'on juge une affaire sur la place publique, en marge de la justice effective, à coup de propagande plus ou moins falsifiée parce que partisane.
Je n'aurais pas voté Fillon ; ça c'est clair. Mais la charge médiatique commence à peser, et vous voir braire avec le troupeau me pèse de plus en plus.
Vous vous fiez au Canard enchaîné. Qui est derrière ? Qui l'a alimenté ? A Envoyé Spécial qui n'est qu'un relais du pouvoir parce que service public. En matière d'écologie par exemple ; qui est mon domaine de prédilection ; j'ai vu France 2 affirmer des conneries grosses comme eux, et tout récemment en plus ! Pourquoi ne feraient-ils pas la même chose en politique ?
Une bande son, qui date un peu qui plus est, c'est facile à trafiquer pour lui faire dire ce qu'on veux. Je sais faire, donc c'est à la portée du premier imbécile venu. Ensuite y'a l'éclairage qu'on lui apporte et qui oriente l'esprit du spectateur.
En ce qui me concerne, je ne pige pas où est le mal d'employer les membres de sa famille. N'importe quelle petite entreprise fait ça ! Mon père l'a fait avec moi... Vous allez vous récrier que le niveau de salaire n'est pas le même... Ça c'est une convention en fonction du travail effectif et des moyens de l'employeur de grès à grès. Médiapart a par ailleurs souligné que pléthore de membres de familles d'élus avaient bossés pour leur parent. C'est donc normal et logique de toute façon.
Quand je grenouillais dans le syndicalisme, j'en ai vu de vrais emplois fictifs. Des délégués qui passaient leur vie à la permanence à rien foutre, jouer aux cartes, boire des bières... De cela personne ne parle ! Le travail de Pénélope, à mon avis, devait s'inscrire dans des services machinalement rendus qu'elle considérait sans doute comme secondaires ; et lui a vu là un moyen de gagner un peu plus. Ça ne va pas plus loin que ça.
La tempête médiatique est agitée pour casser un candidat trop bien placé dans une primaire qui a beaucoup mobilisé ; plus que la gauche. Je n'y ai pas participé, ni à celle de gauche, parce que je n'aime pas cette méthode censitaire. Néanmoins, elle était l'expression de l'opinion du peuple, d'une partie du peuple, et nous offrait un candidat qui pouvait freiner les délires rétrogrades du FN.
Vous délirez avec ce dernier sur une sortie de l'Euro, croyant dur comme fer qu'il est la cause de vos misères, sans réaliser que le Franc ne vaux plus rien ; et vous axez vos analyses sur les coûts des objets sans voir que les salaires aussi ont progressé. Moi qui tient des carnets de compte au jour le jour ; même une petite boite d’allumettes est écrite dans un cahier ; depuis près de trente ans, je puis vous dire que l'écart n'est pas aussi grand. Ce qui a creusé l'écart c'est le genre de vie. Y'a trente piges, pas de GSM, ni de PC par exemple. Y'a trente piges je bossais, maintenant j'ai pas une thune, mais si je reporte à quelqu'un de « normal », je constate que les gens gaspillent beaucoup plus aujourd'hui. Je biffais occasionnellement à l'époque ; mais maintenant c'est aussi redevenu occasionnel que je ne peux plus me traîner. La comparaison tient la route. D’autant plus la route que j'habitais à l'époque un quartier aisé. La résidence a changé de nom, mais pas la clinique juste à côté (les Fontaines à Melun). Je puis comparer ce que je dénichais dans le quartier. Même si, j'ai quelques coups mémorables. Je me souviens de ce we passé à faire la lessive de 200 assiettes que j'ai filé à une œuvre caritative par exemple... Mais au contraire de maintenant, je ne ramassais pas une bricole à la moindre sortie.
Fillon, j'aurais pas voté pour lui, mais je pige pas cette tempête. Je le respectais néanmoins parce qu'il avait le courage de ses convictions chrétiennes ; ce qui n'est pas facile de nos jours ! Sauf que, quand tu prends Jésus pour modèle ; tu piques pas dans la caisse ! Quand tu prends Jésus pour modèle, tu instruis à charge contre les marchands du Temple et file à becqueter aux pauvres. Tu te dresses debout, seul si nécessaire, face aux hystériques qui veulent lapider la femme adultère !

Capture cartes

Et Fillon, là, c'est pas ce qu'il a l'air de faire. Mieux, lui qui avait tous les atouts, semble jouer contre son camps ! Et là je pige plus, je vous le dis aussi net. A moins qu'il espère être blanchi et faire revirer l'opinion ? Un mec de cet âge, avec son expérience, aussi naïf ??? Ça craint !
Je le respectais aussi parce qu'il n'avait pas, comme tant d'autres, un ramassis de cochonnes dans ses placards. Ça semblait un type fidèle.
Reconnaître les qualités d'un adversaire est la première marche vers la sagesse.
Mais là je suis déboussolé et écœuré.
A quoi ça rime ce cirque ?
Rendre nul le résultat de la primaire ? Un bras d'honneur aux électeurs ? Offrir un boulevard à Le Pen ?
Ou bien cela va-t-il plus loin ? Sommes-nous certains qu'elles vont se tenir ces élections ?
N'importe comment, nous fonçons droit vers le triangle des Bermudes.
Je suis consterné par la marche des événements et on nous prépare des lendemains de merde.
Les démagogues concurrents ne sont pas plus fiables, de par leurs projets irréalistes, que le champion lapidé. Deux ou trois attentats par là dessus et on est mûrs pour la dictature. Une sortie de l'Euro, de l'Europe voire, et on est bon pour être tiers-mondisés ; à dire vrai on y est déjà, mais ça se voit pas à coups des comptes falsifiés que permet l'Euro justement. Votre niveau de vie plongera vers l'abîme aussitôt le pas franchi ; nous ne sommes pas l'Angleterre. Nous avons une tradition d’État palliant partiellement les difficultés sociales qu'ils n'ont pas. Ça change beaucoup de choses.
Mais bon, ça m'éloigne de mon sujet. A quoi joue Fillon ? Hein ? Scier la branche sur laquelle il est assis ? Gagner à un poil de cul près grâce aux effarouchés genre 2002 ? Cela ne ferait que préparer des lendemains de troubles sociaux majeurs, genre Roumanie ces jours ci ou pire... Bizarre, vous avez dit Zarbi ? Fillon piège à cons ? Ou Blanche neige et les sept mercenaires ? Ou les sept salopards ? Faudrait savoir... Cap sur le triangle des Bermudes. Y'a longtemps que je pressentais un patacaisse. On y est. EN PIRE.

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18 janvier 2017

Accepter

MICHEL MARSAULT 7Accepter sa finitude physique et considérer qu'il y a un moment ou il n'y a plus rien à envisager ni changer.
Accepter son ignorance de l'après et que les constructions de l'esprit n'étaient qu'un masque ; autant d 'élucubrations pour occuper l'esprit et faire silence, le silence dans lequel on peut enfin entendre l'écho de la réalité.
Accepter la vanité de ses prétentions à vouloir influencer quoi que ce soit, grain de sable dans un torrent.
Accepter le bien, le mal, que l'on a fait et reçu, les relativiser sans gloire ni honte, avec détachement ; et vivre l'instant présent parce qu'on ne sait pas si il y aura un demain ni même un tout à l'heure.
Les choses sont comme elles sont maintenant. Accepter que les rêves ne sont que des rêves et y renoncer parce que même avec de la volonté on ne pourra plus rien réaliser.
Quand se profile la fin à l'horizon du destin, la révolte comme l'espoir ne sont plus de mise. On est là où on est ; et si on a été assez ganache pour s’enfermer dans la pauvreté, voire la misère, dans un endroit dont on n'aurait pas voulu, s'y résigner.
L'heure est au silence et au vide intérieur ; à l'écoute de l’imperceptible, loin des boniments ampoulés des baratineurs et des menteurs ; qu'ils soient prêtres ou docteurs, sorciers ou guérisseurs, qui tous vous mentent pour se rassurer eux mêmes de ce qu'ils ne sont pas encore prêts à regarder en face.
Ce n'est pas moi qui suis à plaindre, sauf peut-être comme trop d'autres souffrir trop longtemps physiquement ; c'est vous, de faire un monde avec des cendres et de vous bercer d'illusions sources de chagrins qui vous blessent.
Je mourrais d'autant plus vite que l'on m'aura peu aidé à contrer l’adversité, commune à tant de laissés pour compte dans ce monde de compétition insensée où on sème la mort en prétendant sauver la vie ; prolongeant des souffrances inutiles par peur du néant dont on tisse la toile du rideau qui nous sépare de la réalité.
Je dois m'y préparer et l'accepter.
Bien sûr, la carcasse pourrait, entretenue avec des moyens que je n'ai pas, résister quelques temps. C'est douteux mais j'en ai tellement fait d'autres qui allaient à contre courant de toute raison et même rationalité que ça pourrait, contre toute vraisemblance. Ce n'était pas gagné quand on est mort-né de ressusciter et atteindre en dépit d'accidents et maladies mortelles d'atteindre la rive des 60 balais.
Mais il ne faut pas s'illusionner, quand on est au stade où j'en suis, ça fini toujours de la même façon. Et quand on est pauvre, c'est encore pire ! Entre les griffes de toubibs qui vous mentent et vous noient sous un tas de produits et rayons mortels, vous charcutant inutilement, et vous regardant, quand vous êtes une épave de la vie à leurs yeux, avec condescendance voire mépris. Et y'a pas intérêt à dire quelque chose qui les contrarie ! Immédiatement, si les pompes on ne cire pas, on est insulté et c'est le patient le coupable ! Y'a pas intérêt à vouloir passer par ailleurs qu'où ils en veulent ni vouloir disposer de sa propre vie non plus que les contrarier. Y'a même pas intérêt à soupirer ! Et y'a pas que les toubibs, les infirmiers aussi ! Le bon patient est celui qui cire les pompes et remercie des souffrances qu'on lui inflige.
Je me souviens de cet imbécile d'infirmier, il était dix ans plus jeune que moi, qui m'a engueulé comme un malpropre parce que j'avais dit que dix ans c'était énorme et qu'il y avait le temps de s'en passer des choses en dix ans. Pour lui s'était rien du tout ! Il se considérait comme mon égal ce con. Non, nous n'étions pas égaux devant la vie. Moi j'étais déjà au début de mes déboires de santé et je savais que ça n'allait pas s'arranger. Dix ans à peu près se sont écoulés depuis. Je me demande où il en est ce crétin. S'il est toujours aussi vaillant, s'il ne sent pas le poids des ans écoulés. Dix ans de plus c'est dix ans de moins à vivre. On peut mourir 3650 fois au minimum en dix ans.On peut tomber malade 3650 fois. Tout perdre 3650 fois.
J'ai toujours vécu l'instant présent, laissant à demain le soin de ses surprises, sauf quand je pressentais l’événement, où, là, j'ai appris qu'il ne servait de rien de vouloir le fuir. Même en changeant de chemin, si le décret du destin est inéluctable, on se retrouve au même point !
Maintenant je dois accepter l'inéluctable : je vais rendre les gaules ici, dans cette turne pourrie ou sur un trottoir si on est expulsé faute de pouvoir payer. Peu importe l'échéance. Enfin, en réalité, on me ramassera pour me coller dans un mouroir où on va me torturer. Et on m'abreuvera de stupidités en me jetant à la face que je l'ai fait exprès. Comme d'hab'

EOLIENNE 3

Je dois me préparer et accepter, ou me résigner. Ce qui revient au même. Regarder mon néant dans les yeux. Ne me faites pas la comédie de déplorer où de me dire le contraire : les faits sont les faits et je ne crois qu'aux faits. Seule une petite poignée m'a aidé avec de faibles moyens à poursuivre la route depuis que je suis tombé. Je n'ai pas les moyens d'échapper à l'inéluctable. Je n'ai pas la force non plus, ni même vraiment envie. Pour en avoir envie, il faudrait que je vive autrement que d'expédients. Mais même, il est trop tard pour faire des projets. Sauf à guérir. Mais c'est impossible de toute façon. Je suis incurable. Bâtir des châteaux en Espagne serait m'illusionner et me paniquer au moment où il me faudra aborder les dernières heures.
Pour une véritable naturopathie efficace il faudrait beaucoup de moyens. Je ne les ai pas. Ce n'est pas les quelques dizaines de balles qu'on m'a charitablement donné ces derniers mois qui vont changer la donne. Ce serait de toute façon reculer pour mieux sauter.
J'ai vécu handicapé près de 60 piges sans que ce soit reconnu. « feignant hypocondriaque ». Je souffrais. J'ai appris à le supporter. A faire avec. A jongler et me brutaliser. Alors maintenant il ne me reste qu'à accepter. Parce que maintenant, ce n'est pas seulement un handicap séquelle de violences, accidents, maladies et brutalité que j'ai... C'est un sale putain de crabe et on n'en revient pas. J'ai vu personne y survivre. N'importe, crever dans la richesse ou la pauvreté c'est toujours crever. Au carré des indigents ou ailleurs ça change quoi ?
Je dois accepter, me résigner, et me préparer... Seul, parce que personne ne veut l'accepter avec moi.
Le seul chagrin que j'en ai, c'est ma veuve. A elle on a fait, vous avez fait, plus de mal encore qu'à moi. J'apréhende ce moment où elle sera seule face à l'adversité et face à vous tous, les chiens méchants qui vous entretuez pour quelques rebuts des splendeurs passées d'une civilisation effondrée dans le caniveau, ce dont vous tirez orgueil. C'est mon seul regret, mon seul chagrin. Et puis aussi d'avoir choyé un serpent méchant, qui lui aussi a fait souffrir ma chérie, et continuera..

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21 décembre 2016

Noël...

BOULES NOEL 2016 11Une cigogne qui apporte un moussaillon dans la paille d'une étable, ça vous défrise ? Ça vous dérange ? Ça vous choque ? Si vous pouviez réduire au silence du cimetière ceux qui s'en réclament vous le feriez. Cet événement dérisoire à l'échelle humaine physique a marqué l'Histoire d'une pierre si blanche qu'on en parle encore aujourd'hui, et qu'on a greffé dessus tout un tas d'autres référentiels pour oublier l'essentiel. Non pas un paradis et un enfer, dont on parlait antérieurement, mais une ligne morale, une base philosophique. Celles qu'on voudrait réduire en cendres.
Naître dans la paille ? Un détail. Mézigue itou, je suis né sur de la paille, juste séparé par un drap grossier, tissé et filé à la main, par mon arrière grand mère. Au même endroit que mon père et si ça se trouve sur la même toile puisque nous avions hérité du trousseau. Ce qui n'est pas un détail c'est d'avoir à ce point marqué l'humanité, au contraire de tout un chacun.
Que m'importe que la date soit un accommodement de l'histoire ! Ça fait jouir les déconstructeurs toujours à sodomiser les mouches pour saper et réduire à néant toute espérance, mais aussi toute référence. C'est la symbolique qui m'intéresse. Tout de même, il n'y aurait rien d'extraordinaire à ce qu'une naissance impromptue se produise dans une étable en ces temps où on créchait où on pouvait quand on était autre chose qu'un grand seigneur ou un riche officier. Des gens logés dans des étables, il y en avait encore dans mon enfance. Il existait même des maisons d'habitation où les animaux n'étaient séparées de la pièce unique que par un petite balustrade à claire voie. Mon livre de géographie en était illustré. Comme quoi... Qu'ensuite, dans un hameau où il ne naissait pas grand monde et surtout, d'étrangers, tout le lanterneau se soit assemblé pour apporter ses vœux au bébé, ça n'a rien d'extraordinaire.

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Quant aux rois mages... L'Empire romain avait beau être en paix, les bandits de grands chemins n'étaient pas rares et plus encore au delà des frontières d'où venaient ces gens. Le pillage comme moyen d’approvisionner le commerce était monnaie courante. Ce n'est pas pour rien si, dans la symbolique gréco-romaine, le patron des voleurs était aussi celui des marchands ! Coutume planétaire... Alors une caravane transportant des choses aussi précieuses que l'or ou l'encens, et sans doute aussi des épices ; dont le négoce s'étendait jusque en Aquitaine, attesté du côté de Saintes par exemple ; on s'assurait de sa sécurité. Que des rois de petites cités-Etats aient voulu s'assurer eux-mêmes de leur convoi, est tout à fait normal. Outre la marchandise, ils devaient être solidement armés et escortés. Comme rois, ils étaient sans doute instruits. En ce temps où la science incluait aussi l'Astrologie, la Magie, la médecine naturelle et toutes ces sortes de choses comme la prédication par le feu, se laisser guider par les étoiles est la chose la plus banale qui soit. Les textes sont clairs à qui sait les lires objectivement : ils sont arrivés pas mal de temps après la naissance. Il est alors question d'une maison et non d'une étable. Entre temps, les parents ont fini par trouver où crécher, c'est un peu logique. Les scribes du temps ont pondu des résumés dont on a fait la synthèse, tant en ce temps là écrire était difficile, et la langue écrite bien moins nuancée que celle parlée. La symbolique et l'esprit métaphysique véhiculé par le récit leur importait autrement plus que la chronologie détaillée. Alors du coup, on a des trous... Est-ce que cela a beaucoup d'importance ? Pour vous qui pinaillez sans doute. Le message est ailleurs. Il arrive qu'un miroir renvoie un éclat de Lumière vers un chercheur de vérité qui en reste à jamais bouleversé. Ça m'est arrivé, et aujourd'hui que j'ai un pied dans la merde et l'autre dans la tombe ; c'est vers ce reflet que je tourne mes yeux...
Sans perdre la raison de vue pour autant. Mais la raison, la vôtre en tous cas, est conditionnée par le dogme dit « scientifique » sur l'Univers qui est distillé comme vérité attestée. Ce n'est qu'hypothèses imbriquées en un tissu dont on essaie de trouver la cohérence. En tant que biffin j'ai eu accès à une autre littérature, rapportée dans des publications pourtant très rationalistes, qui ouvrent une autre perspective que le nihilisme astrophysique et physique absurde communément colporté. Par exemple la pierre d'angle de la vitesse de la lumière comme constante pourrait, dans les années qui viennent, être balayée. Cette valeur aurait varié au cours du temps. Beaucoup plus rapide au début de la réalité pour diminuer ensuite, et de beaucoup. De même, la matière noire pourrait ne pas exister et le concept d'inséparabilité des particules y trouver sa solution au travers un concept de champs, faisant des particules de pure vue de l'esprit. Un univers multidimensionnel aux perspectives irrationnelles pour les raisonneurs d’aujourd’hui. Beaucoup plus jeune, petit et moins « matériel » qu'on se complaît à l'envisager. Un univers où l'Esprit, en tant que principe, pourrait avoir sa place. Et des événements « irrationnels » que certains comme moi-même avons vécus, trouver leur raison d'être...
Au fond cela n'est pas très important puisque la vraie mystique ne se vit qu’avec le cœur et dans le silence intérieur. C'était juste pour souligner qu'autre chose est possible. Et encore n'ai-je abordé que quelques bribes. Je pourrais, à coups de pages et de références, vous envoyer chez le psychiatre dans quelques heures tant votre raison raisonnante serait mise à mal. Mais ça m'importe peu. J'ai d'autres chats à fouetter à l'heure où le glas sonne déjà au beffroi de la Cité humaine.
Que m'importe aussi que vous ayez ou non raison ? Votre néant aurait le mérite de me promettre l'oubli de ce que vous avez fait de la Terre et de l'humanité. Œuvre qui me tire des soupirs à longueur d'années.

shopping de Noël

Nous allons vivre Noël, débauche de consommation pour les uns, misère et chagrin pour les autres. Je pense à Berlin, je pense à Mossoul, je pense à Alep, je pense au Yémen, je pense aux enfants esclaves des industriels pour fabriquer vos jouets (y compris pour adultes), chocolats et autres sucreries. . Et je pense aussi à tous ceux que vous foulez aux pieds, insultés et méprisés, pauvres de tous poils... Je pense à la manière dont on traite les animaux aussi, pour cette grande bouffe qui s'achèvera dans le vomi. Je suis horrifié, moi qui ait élevé des volailles et du bétail, de voir les méthodes pondues par le rationalisme...
Alors vous savez, vous pouvez bien me jeter l'anathème, j'en n'ai plus rien à cirer.
Votre monde c'est une classe de seigneurs qui s'auto-congratulent ; où une négligence de quelques milliards est un détail tandis qu'un calendos dérobé vous assure quelques mois de ratière. Votre monde ce sont des imbéciles qui perpétuent des crimes sans pardons sur d’autres moutons aussi misérables qu’eux, au services de menteurs et de félons. C'est aussi un théâtre politique où des carriéristes vous imposent le poids de leur mégalomanie à la suite de comédies ridicules. C'est la lente agonie de la Terre qui pourrait accélérer bientôt... Vous ne le savez pas, vous ne le croyez pas, mais bientôt une poignée d'entre nous verra la Lumière. Les autres ? Démerdez vous... Soyez ce que vous avez toujours cru. Soyez et devenez ce en quoi vous avez espéré. Je n'ai pas vocation à faire le bonheur dont ils ne veulent pas des gens malgré eux. Je laisse cela aux fanatiques de tous poils. J'arrive déjà pas à faire mon propre bonheur !
J'ai dressé un petit sapin sur un meuble, on me l'a offert il y a trois ans, et une petite crèche au pied, histoire de marquer le coup et que la turne soit moins désolée... Mais c'est à l'intérieur de moi qu'il est le Temple où on accède par un portail très abîmé. Que je vive ou meure, maintenant, je ne sais même pas si c'est important. Mais puisque il semble que je doive tenir le coup encore quelques jours, peut-être semaines, je serai à Noël en pensée avec ceux qui souffrent. Dérisoire peut-être mais pas tant que ça...

27 novembre 2016

Avent, juste avant le dernier rideau

ETOILE FILANTE we 2C'est l'Avent ; ça ne veut plus rien dire pour la plupart des gens, sauf pour les croyants, et encore un certain nombre ont une vision approximative de la chose. Une petite carte internet qu'on m'a envoyée témoigne de la naïveté de certain(e)s qui croient que Dieu va se mettre à mon service. Elle dit : « je vais prier Dieu de ma faire gagner à un jeu de tirage et je vous promets que je vous donnerai de quoi vous tirer d'affaire jusqu'à la fin de vos jours. Vous serez alors bien obligé de voir que Dieu existe et qu'Il vous aime ... » ; bon c'est gentil, mais elle oublie que j'ai pas trop les moyens de jouer un Loto ! Et puis tant qu'à faire j'aimerais autant retrouver la santé... A quoi me servira de crever plein de pognon ? Si, c'est vrai, ça servira à ma veuve, elle finira ses jours au chaud. Mais, bon, la prière bouton poussoir, j'y crois pas vraiment.
J'ai vu des miracles, je l'ai déjà dit, mais à chaque fois c'était une grosse surprise quant au résultat par rapport à l'intention.
Si c'était un bouton poussoir de distributeur automatique, à Lourdes y'aurait autant de miracles que de visiteurs ; au moins de visiteurs fervents ; hors y'a quoi ? 70 miracles reconnus pour 158 ans, soit pas un demi par an... Bon, bien sûr, y'en a sans doute un peu plus. Tous ceux refusés par la commission épiscopales dont les critères paraissent d'ailleurs trop sévères aux derniers papes. Certains en étaient sans doute, réellement. Pis les gens comme moi, qui n'ont pas eu envie de se faire cuisiner, d'être une chose bizarre parce qu'ils l'étaient déjà trop dans leur vie par leur différence quelle qu'elle soit. M'enfin bon, ça fait plutôt restreint hein ?
Et pourquoi Dieu s'intéresserait-il à ma pomme en ce moment alors qu'il y a tous les marmots qui clabotent ou sont esquintés physiquement, moralement ou les deux, dans vos guerres et vos exploitations honteuses ? Pourquoi Dieu se soucierait-il de ma pomme plutôt que des pauvres ritals qui ont tout perdus ces temps derniers ? Hein ?
L'Avent pour nous cette année, c'est un peu comme il y a deux ans : « avant qu'il n'y ai plus d'après ». Je me lève le matin en ne sachant pas trop dans quel état je serai le soir... C'est assez bizarre d'ailleurs. Je me sens débranché et j'ai plus envie de rien tant je me sens désarmé. Pas en état physique d'initier des projets à long ou même moyen terme, comme un piaf sur la branche et avec la quasi certitude d'être à la cloche de bois dans pas longtemps, et la peur bleue non pas de mourir ; c'est pas pire que le coma et j'en ai vécu plusieurs en près de 60 piges ; mais de tomber aux mains des toubibs dont j'ai trop bien vu ce qu'ont vécu avec eux de nombreux potes ou parents... La première personne que j'ai vue mourir sous mes yeux, d'accident, j'avais huit ans, mais mon premier deuil j'en avais trois !! De maladie. Mon arrière grand mère qui m'adorait. Seulement elle, ça s'est passé paisiblement, chez elle et dans son lit. Ma grand mère, quelques années plus tard, et une voisine à peu près à la même époque, ont souffert le martyr avec des aller retour à l'hosto. Papa itou il y a une dizaine d'années... J'ai vu ses derniers instants de conscience avant qu'il ne puisse plus communiquer du tout mais continuer à se tordre de douleur.
Alors quand des naïfs me prétendent qu'ils sont guéris alors qu'ils prennent des brouettes de médocs à longueur de jours, je souris de pitié. Ils croient ce qu'on leur fait gober. Un corps en bonne santé, ça ne prends pas de barbituriques !
Que j'ai choisi une autre voie ne plaît pas. Qu'est-ce que c'est que ce salaud de pauvre qui se permet de tendre la paluche alors qu'il devrait ramper aux pieds des gentils serviteurs de Monsanto et Bayer ? Les deux plus grands pollueurs de la planète ? Il devrait remercier à genoux. C'est pas une urgence, hein, que de choisir sa mort ?
Hé bien si, je resterai maître à bord tant que je pourrai. Vous ne voulez pas me tendre la paluche, tant pis ! Je choisirai de vivre ou mourir suivant comment notre dégringolade sera plus ou moins catastrophique.
C'est l'Avent, mais en ce qui me concerne c'est l'avant absence, l'avant rien, l'avant rue, l'avant mort... Et le plus chagrin de tout : ma chérie qui va se retrouver seule et désargentée parce que vous n'avez pas voulu répondre à mon appel.  Mais aussi j'étais pestiféré bien avant ça, et que beaucoup se sont acharnés sur elle  parce que ça pue un franc-tireur. Vous donnerez du pognon à des bonimenteurs politiques qui ne manquent de rien, mais pas deux balles à des malheureux... Les primaires censitaires sont la plus belle fumisterie qu'on aie inventé ces dernières années.
J'en ai marre de tous ceux qui se gargarisent de platitudes et poncifs qui se veulent hautement généreux ou compassionnels mais ne bougeront en réalité pas le petit doigt pour qui que ce soit.
Ça me rappelle cette scène épique d'un militant Trotskyste ; il y a une trentaine d'années ; qui faisait la morale à une mendiante, à Vierzon. Il la traitait de « traître à la classe ouvrière ». La pauvre dame entravait que d'chi à son discours, déjà qu'elle maîtrisait mal le français. Je suis arrivé, j'ai filé une poignée de pièces, et du coup, c'est ma pomme qui ai pris l'engueulade.
Beaucoup de croyants sont de la même veine ! Ce n'est pas la référence dont on se réclame qui compte, c'est comment on l'utilise. Et cela est l’expression de la nature profonde de la personne.
Ma nature a toujours été sauvage. Je ne suis ni de droite, ni de gauche, je suis du parti de la nature. Et la nature elle est comme moi : foutue ou presque. Vous êtes les artisans de sa fin.

theatre 2

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23 novembre 2016

On me prends ou on me laisse

moi 2016Sur l'autre blog il a été question de catholiques ces temps derniers ; par ailleurs, il y a eu quelques cathos pour me filer quelques balles face à ma faillite personnelle... Mais c'est pas le cas de tous, et je laisse à votre appréciation la réaction d'un groupe de catho vachement fervent face à un com que je leur ai fait... Vous jugerez vous mêmes leur façon de s'adresser à un type qui, faut bien le dire, est à un chouïa de se tirer une balle dans la tronche !

Voir le Fichier : donneur_de_lecon.pdf

Ca s'ouvre en PDF et c'est gratuit... Juste comme ça, pour pas laisser le crime impunis. Du coup, quelqu'un qui venait de leurs ami(e)s qui demandait à entrer dans mon réseau a été viré sans autre forme de procès. Pas envie qu'on me prenne le chou ! J'ai assez d'angoisses comme ça ! OUI, je doute fort de ne plus avoir de miracles. Ma chérie vient apparemment de se rétammer encore sur un entretient d'embauche et moi, mes perspectives, on connaît ! Enfin, j'ai épuisé mon quota de miracles invraissemblables je crois. Sinon je ne serai pas dans l'état où je suis. Enfin, se faire engueuler quand on est malade et dans la misère ; ne pas croire que la solution va tomber toute cuite du Ciel, c'est ptete un péché, mais que celui qui n'a jamais péché me jette un menhir en travers de la tronche ! Ca vous plait pas comme je suis ? Je vous emmerde ! Pour le peu qu'il me reste à vivre, j'ai plus rien à foutre de rien. On me prends ou on me laisse. Point barre.

LUGER

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11 novembre 2016

Rififi historique orné de crêpe

usa 10111138 B2Les esprits chauffent plus que la banquise et au fond le désarroi devant le résultat qu'on prétend n'avoir pas vu venir m'amuse. Non je ne vais pas hurler avec les loups non plus que cracher d'imprudentes invectives avec les moutons enragés par les médias surexcités. Jusqu'à un curé de mes relations qui y est allé de l'insulte. Trump, c'est l'Amérique réelle quand on y regarde bien, celle que vous ne voulez pas voir, pas l'Amérique rose bonbon vendue par Disney et le bonheur selon Coca. Oh certes, Trump a projeté une image de gros plouc, mais c'est surtout de la mise en exergue médiatique. Les analyses de son programme politique ont été diluées dans une déferlante d'émotionnel qui ne laissait aucune place au recul et à la réflexion posée. Tout particulièrement en Gaule où généralement dans notre vieux monde on ne comprend pas grand chose à leur système politique. Vous êtes pardonnables. Récemment ma moitié suivait des cours de perfectionnement d'anglais ; la prof était britannique, et elle même, à même de lire la presse anglo-saxonne dans le texte, n'avait pas pigé que le président des USA n'est pas élu comme chez nous au suffrage universel direct.  Ma chérie l'a découvert quand, au cours d'un jeu de questions réponses, l'animatrice de la session lui a demandé si elle devait voter là bas, pour qui elle voterait... Discussion à bâton rompu du coup (en anglais), où il apparaît que la dame pourtant dans nos âges, anglophone, entravait que d'chi au système américain.
Il y a une méconnaissance de l'âme de l'Amérique aussi. Trump, c'est le pays réel, celui des pionniers qui déferlèrent sur des terres considérées vierges parce qu'elles n'étaient pas contraintes par l'industrie humaine ; spoliant des nations qui fonctionnaient à la manière de nos ancêtres paléolithiques et néolithiques, où la propriété privée n'existait pas. Plus au sud, hors des États Unis, se sont constitués de petits empires ressemblant davantage au prémices de notre Antiquité, comparables à Babylone, ou par exemple aux Arias qui dominèrent la culture de l'Indus. Mais pas dans ce qui devint la "première puissance" comme on le prétend. Même si, en réalité, ils ne sont plus les leaders qu'ils ont été. C'est ce point que Trump a pigé. Oh certes, j'en ferais pas un pote, mais j'attends de voir. Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent. Il a déjà, in extrémis, passé à la trappe deux points de son programme. Ça prouve bien qu'il ne faut pas s'affoller. Le président américain n'est pas un autocrate tout puissant. Cependant les masses ne sont pas raisonnables, et j'avais pressenti l'atmosphère même si je ne l'ai publié que quelques heures avant le scrutin. Trump c'est la captation du Tea party afin d'éviter qu'il ne submerge la nation et conduise, in fine, à son éclatement. Ça ne l'esquivera peut-être pas pour autant.

Vous regardez l'heure et le jour de la publication ci-dessus et vous vous rendrez compte que j'avais pas besoin même des premières estimations pour projeter ce qui allait arriver. Avant publication il y a le temps de fabrication du dessin d'illustration, donc pas mal de temps.

Itou pour mon tweet qui cause tout seul. Je n'ai pas voulu publier plus tôt parce que je me suis fait engueuler, autrefois, pour avoir publié trop tôt mes pronostics. On m'a accusé de vouloir influencer les gens. Je n'ai pas le droit de donner une opinion politique ? Opinion que je n'ai pas, de toute façon. Je suis à cent lieues de ce cirque qui est un théâtre bien loin du contexte mondialisé des échanges économiques qui sont les véritables clefs du pouvoir. Et comme si ce petit blog à la con, complètement ignoré, comme l'autre d'ailleurs, pouvait avoir la moindre influence sur quoi que ce soit ! J'écris pour vider le trop plein qui m'opresse ; pas pour influencer des gens qui ne me liront jamais ! Croire le contraire, faut soit m'accorder une importance que je n'ai pas, soit être con comme un balai !
Enfin, toujours est-il que je vous prouve que j'avais senti venir le vent quand les médias croyaient encore que l'hilarante Hilary allait foutre une trempe à Trump. Ce qui m'a le plus défrisé, dans cette histoire, C'est le comportement de Hollande. Lui non plus ne semble pas avoir vu venir quoi que ce soit ! Qu'il ne lise pas dans le cristal ou le café du matin je veux bien ; c'est bon à ma pomme ça ; mais il aurait pu garder un chouïa de neutralité, préparer des messages pour les deux, en termes convenus et diplomatiques, ménageant l'avenir. Non, au lieu de ça, il donne l'impression d'une totale improvisation à la remorque de ses propres convictions ou idées fixes. On n'est pas dans la merde tiens, maintenant ! A peine ! Le malheur est qu'il confirme ce que j'avais écrit avant son élection, avant même je crois qu'il soit officiellement candidat : "qu'est-ce que tu va foutre dans cette galère gros nounours ?" . J'aurais aimé avoir tort... J'aimerais souvent avoir tort, me tromper. Là encore, mes derniers flaches ne sont pas réjouissants, et j'hésite vraiment à les écrire... Pas que ça pèse beaucoup dans mon devenir perso. J'ai plus grand chose à perdre, ma vie est derrière moi et la caisse en sapin à proximité immédiate devant. Sauf miracle. Mais j'ai épuisé mon quota... Juste, ça me fait chier de tourner le couteau dans la plaie. J'ai tant de fois annoncé... ce qui a commencé à arriver, les rares copains qui me restent le savent, que j'ai pas le coeur à en rajouter. Je voudrais parler de belles choses et j'y arrive pas.

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On se moque de l'Amérique et de sa pseudo-révolution conservatrice ; comme si une révolution changeait toutes les structures et la pensée d'un pays ; mais nous qu'est-ce qu'on fait ? On prend les mêmes et on recommence. Tout en se donnant l'illusion de faire autre-chose avec des moyens qui sont un enfumage. La droite avait vivement tancé l'idée de la primaire de la gauche avant 2012, pour y recourir à son tour aujourd'hui. C'est la preuve de l'absence de direction réelle ; à droite comme à gauche ; de perspectives autres que gérer l'existant. Nos primaires n'ont rien à voir avec les américaines. Elles soulignent néanmoins l'essentiel : on ne veut pas changer de système ni de méthode, et il n'y a aucun leader charismatique capable de concentrer les énergies et les diriger dans une direction salvatrice. Tout le monde occidental marine dans ce jus. Croire que Trump ou le Brexit sont l'expression du peuple c'est croire aux contes de fées médiatiques.  Le peuple, il nage en plein désarroi, et ne sait plus à quel saint se vouer. Pendant ce temps le destin suit son cour et nous envoie des signes que personne ne sait lire.

Maillezais monument (2)

J'écris le 11 novembre. Un jour de mémoire de tant de gars sacrifiés pour le plus grand bénéfice des industriels qui ont soldé ainsi les reliquats de la crise de 29...Tant de chairs et d'hérédités broyées, d'espoirs foudroyés, en croyant défendre la Patrie qu'on a par la suite bradée. Parmi eux il y avait aussi des ricains. Deux fois déjà ils sont venus en croyant nous aider envoyés par des chefs qui, eux, voyaient surtout le moyen de prendre pied pour asseoir de nouveaux marchés. Et pourtant oui, s'ils n'avaient été là, je ne sais pas trop même si aujourd'hui je serais là à déconner. Sans la première, je ne serais pas là, non plus que sans la seconde. Ce sont ces deux guerres qui ont poussés mes ancêtres à des déplacements imprévus et se rencontrer (y compris mes parents qui doivent leur rencontre à un bombardement, indirectement). Le fleuve de sang qu'est l'histoire de l'humanité a mêlé des fils de destinée aux conséquences infinies. Et aujourd'hui encore, l'histoire s'infléchit vers des lendemains que vous appréhendez, sans comprendre que ce ne sera pas tout à fait ce que vous subodorez, sur la suggestion des médias. Eux vous dictent ce qu'il faut penser, pas moi, contrairement à ce que fustigent certains qui prennent ce trou du cul de blog pour une Bible universelle.
Les symboles du destin sont en marche... Donald Trump va monter les marches du pouvoir le jour anniversaire de la mort de Louis XVI à qui il doit beaucoup. Notre dernier roi en ligne directe fit beaucoup, à travers La Fayette mais pas seulement, par intérêt pour plomber l'Angleterre, pour la victoire de l'indépendance. Élu le jour anniversaire de la chute du mur de Berlin, la veille de l'anniversaire de la mort du Général De Gaulle dont le rôle fut décisif dans nos rapports avec les USA qui furent le moteur de ce qu'est aujourd'hui notre pays. La France de 1963 portait en germe celle d'aujourd'hui, et même celle de 1945... Mais personne ne veut le voir.
Au fond c'est pas grave. Je n'y peux pas grand chose.
Nous tournons une nouvelle page d'histoire... Elle n'est pas vierge mais vous avez la vue embrumée par les passions et ne savez pas lire les lignes déjà esquissées.
Le jour de cette nouvelle donne, nous perdons un symbole qui portait l'âme d'espoirs déçus : Léonard Cohen...
Il est tout de même ironique de porter un nom de diable (Léonard dans certains textes anciens) et chanter la foi en l'homme, Dieu et l'avenir... Le jour où justement tombe le rideau sur le théâtre du passé. Il avait sorti un dernier album alors qu'il se savait fini ; il avait l'âge de ses artères le pépé. Je vais vous dire : plutôt qu'à Dylan, c'est à lui que j'aurais filé un prix...

 

01 novembre 2016

Toussaint alter halloween et vanité du destin...

TOUSSAINT3La Toussaint peut-être un peu d'espoir à condition d'y croire ; pendant des siècles, des hommes, des femmes se sont endormis dans l'espoir de la résurrection & la vie éternelle. Je ne sais pas trop ce que ça recouvre vraiment la vie éternelle ; comment appréhender une telle notion ? C'est parce qu'elle vous échappait que vous l'avez rejetée. Fête des saints ; et bien malin qui peut vraiment dire qui est saint, comme l'écrivait un pasteur je ne sais plus où la semaine dernière ; le choix n'appartient en réalité qu'à Dieu ; ceux canonisés par les Églises (catho et ortho) ; hors les archanges ; sont des modèles présentés aux hommes par des hommes ; fête des saints dont vous avez fait la commémoration des défunts ; saints ou pas on n'en sait rien ; avant de la jeter aux orties pour en faire la fête des monstres au nom d'un « néo-celtisme » dont les racines sont nazies ; vous le saviez ça ? Un identitarisme aux relents vert de gris, et chez nous passablement lié à la collaboration, chez nous, et au KKK aux USA. Faut pas le dire, les références sont dures à trouver. Le problème est que je me suis beaucoup documenté de l'intérieur, il y a quelques décennies. Hé oui ! Dans la marine j'ai côtoyé beaucoup de Bretons. Ils m'ont filé le virus de l'amour de la Bretagne et de son histoire. De là mon approche du druidisme, du néo-druidisme et de ses ramifications. Pour un qui ; tout en gambergeant, comme tous, sur une histoire mythique qui n'a pas grand chose à voir avec les données de l'archéologie scientifique ; dont je suis toujours les développements avec intérêt aujourd'hui ; avait une philosophie acceptable pour mes valeurs, et où j'ai été initié ; une flopée d'autres avaient des relents nauséabonds et caca d'oie. Votre « halloween » est né dans les mouvements occultes et politiques d’extrême droite. Célébrer l'épouvante relève d'une psychologie pour le moins tordue.
Tous les sages, toutes mystiques confondues, vous diront qu'on est et devient ce que l'on projette et visualise par intériorisation. Toutes les méthodes de méditation sont basées à dessus, de même que le béhaviorisme (psychologie). Si vous vous délectez de pourriture, vous deviendrez pourriture ; si vous méditez Amour, Compassion, Charité, Fraternité... Vous serez cela.

Et y' pas besoin d'être chrétien pour cela. Un post d'une hindouiste que je connais bien, ce matin, m'a tiré des larmes, carrément. Elle est d'autant portée sur la réflexion spirituelle en ce moment que c'est pour eux, par coïncidence de date avec notre Toussaint, la fête de la Lumière chez eux, Diwali dont j'ai déjà causé je crois.

carrosse 2

Votre Halloween les citrouilles peuvent aussi se changer en carrosse de St Nicolas ; celui qu'on a changé benoitement en Bibendum publicitaire promoteur du gaspillage et de la consommation ; mais j'ai pas de citrouille.

brouillard 2

Ils se sont endormis dans l'espoir de la résurrection & la vie éternelle, je voudrais juste survivre dans celle-ci. Ça va mal ; dans quelques jours, le glas. Une bonne engueulade avec l'AS et puis après quoi ? Le saut à l'élastique sans élastique ? Avec un élastique de chanvre ou de sisal ? La réponse m'appartiendra seul.

Je ne laisserais jamais les niortais me torturer comme ils ont torturé mon père, mon oncle, mes grands parents, okay ? C'est pas comme ça que je rejoindrais les saints, allez vous dire. Ouais, ben de toute façon, y'a longtemps que je me dis que j'en ai pour des millénaires de purgatoire s'il existe... D'ailleurs au contraire de Benoît XVI, je pense moi, que si il y a un autre monde, il existe. Ce serait trop beau, si, quoi qu'on aie fait, le salaire soit le même pour tous ! Alors un peu plus ou un peu moins...
Il est d'ailleurs comique qu'on rejette aujourd'hui la théologie chrétienne, mais on se réfère aux expériences de mort clinique pour argumenter des pseudo-preuves de vie après la mort ! L'âme ne relève certainement pas de la neurologie si elle survit à la mort, sinon c'est juste une sécrétion comme la bile, mortelle. Pour avoir vécu cette expérience, et des membres de ma famille et des ami(e)s itou, je vais vous dire : ça prouve que dalle, sauf pour celui qui s'en souvient. Parce qu'on peut oublier aussi. Je connais quelqu'un comme ça : en trente piges ça s'était effacé de sa mémoire. A l'époque, nous ignorions, trop jeunes que nous étions, tout des NDE et elle m'avait raconté son aventure très peu de temps après. En tant que témoins direct, je lui ai mis la puce à l'oreille, ce qui lui a permis de retrouver des pathologies oubliées dans le dossier médical de son enfance. Comme je le disais à une copine y'a quelques années alors qu'elle m'interrogeait sur le sens de l'Eternité : « pauvre puce, va ! J'en sais pas plus que les autres, je me suis contenté de faire pipi sur le seuil, sinon je ne serais pas là »... Et je vous avoue qu'on fond, le néant m'arrangerait tout autant ! Oui parce que quand va falloir que je rende compte de la multitude de mes conneries, ça risque de pas être triste ! Ce que je crois vraiment, je ne le dirais pas, ça pourrait vous égarer finalement... Je préfère allumer une petite chandelle d'espoir aussi evanescent soit-il plutôt que maudire votre absurde obscurité sans queue ni tête... Tout est vanité au fond... Omnes vulnerant, ultima necat & tutti quanti... Deo gracias... ou pas. Que vienne l'heure, la mienne, je l'attends. Sans Esprit, tout est absurde, totalement absurde : s'échiner toute une vie à trouver de quoi bouffer pour le chier ensuite et finir par crever lamentablement dans d'atroces souffrances en s'étourdissant tout du long avec des inepties et des illusions qui n'ont d'autres retombées qu'anéantir l'écologie de la planète ! Je préfère mes "illusions" à vos certitudes... Si tant est que ce soit des illusions...

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26 octobre 2016

Dans deux mois c'est Noël...

vierge-aux-lilas-39 (3)Cette statue c'est un souvenir du temps où nous avions une voiture et donc, un peu de fric. Je me souviens d'elle à cause d'un enchaînement de circonstances... A l'époque, je me demande si elle n'a pas fait l'objet d'un papier sur mon inénarrable "Canal Décharge" ; imbuvable pour beaucoup d'entre vous en dépit de ce qu'il colle de plus en plus au politiquement et socialement admis. Non qu'il se soit "rangé", mais parce que la société médiatique de masse commence enfin à réaliser une partie de ce que j'y évoque et dénonce. Ce sont eux qui me rejoignent et non l'inverse. J'étais un pionnier, comme le petit cheval blanc, ils étaient tous derrière et je crois bien que comme lui je mourrais sans voir le printemps.
Elle serait passé sur le blog écolo parce qu'environnée d'un buisson de lilas en fleurs surchargé de débris de sacs plastiques en guise d'ornements et je m'étais donné la peine de nettoyer. Je me souviens même d'un en particulier qui, flottant au vent à la plus haute branche, tel un drapeau anarchiste ou de Daesh ; tout deux couleur de nuit ; me donna beaucoup de mal à récupérer.

vierge st michelJ'ai repensé à cette représentation de Marie à cause d'une icône récupérée récemment sur un dépôt sauvage d'ordures diverses, que j'ai nettoyé dans la ville et que j'ai trouvée bien jolie et accrochée du coup près de mon lit. Du coup je l'ai eue sous les yeux ce matin en me réveillant... Par enchaînement je me suis rappelé qu'hier je me suis dit "Nous sommes à deux mois pile de Noël" et que je brassais du coup un tas d'interrogations existentielles. Dans la foulée je me suis un peu embrouillé sur le net et je me suis retrouvé sur un lien direct avec la grotte de Lourdes ! Oui, en "live" comme on dit aujourd'hui. Je ne sais pas si ça fonctionne en permanence... Je vous ai intégré le lien, si ça vous intéresse. Ca chantait, alors j'ai laissé. Je note au passage que les ritals chantent mieux que les français à Lourdes. Normal, les français, même catholique, n'ont plus de vraie ferveur. "Chanter c'est prier deux fois" a dit Saint Augustin (repris plus tard par Luther) ; oui, à condition d'y mettre du coeur. Mais quand c'est débité machinalement, sans profondeur et sans y croire, c'est comme pisser dans un violon. La France est athée et machinale, moutonnière ; une nation de pharisiens qui ne croit plus en rien, pas même en elle-même.
Bien malin qui m'expliquera ce qui s'y est passé au départ. Vous pouvez toujours baratiner, tant que vous n'avez pas étayé vos explications de preuves obtenues dans les conditions du double aveugle, vos élucubrations relèvent de la croyance, qui n'est pas raison. Vous êtes aussi croyants, et souvent plus agressifs, que ceux qui eux, y voient le doigt de Dieu.
Le christianisme a été prêché par des ignorants et cru par des savants, et c’est en quoi il ne ressemble à rien de connu.” Joseph de Maistre
La préoccupation métaphysique est encore aujourd'hui au coeur de gens, y compris des savants, qui ne se résolvent pas à l'absurdité. Certains cherchent un dessein intelligent à l'Univers parce qu'ils n'apréhendent pas le contenu de vieux textes qu'ils considèrent poussiéreux et légendaires.
Il n'en reste pas moins, comme je l'ai dit maintes fois, qu'en ce qui me concerne, je peux difficilement ne pas croire à une perspective englobant la conscience comme dimension concrète et matérialisable de l'Etre. J'ai tellement vu de choses "loufoques", surnaturelles... La plus fantastique est celle des trois bouquets de fleurs coupées, déposés sur trois tombes dans des vases de fortune, dont deux vécurent six mois, frais comme des gardons juste pêchés. Chacun des deux étant sur la tombe d'un des membres du couple, la troisième tombe étant anonyme ; elle a d'ailleurs été supprimée par la mairie depuis. Celui qui m'explique cela devra, comme je le disais plus haut, me faire la contre expérience en double aveugle.
Ca me laisse beaucoup d'interrogations tout de même. La meilleure attitude est finalement le silence devant ce qui nous dépasse. N'importe comment je saurais bientôt si ces visions de mort clinique, qui évoquent aussi une dimension parallèle, comme les miracles ou considérés tels, ont une réelle consistance. Il y a quelques années les toubibs m'ont donné peu de temps à vivre si je ne me soumettais pas à leurs desiderata. Je n'en ai fait qu'à ma tête et au bout du compte, j'ai largement dépassé la date de péremption programmée par ces gens, de plusieurs années. Sauf que cette fois c'est moi qui suis convaincu de ma fin. Depuis le temps que les Saco, les Rospini et consorts ; ainsi qu'un certain nombre de niortais et quelques autres ; veulent me voir crever, et invoquent tous les diables pour cela ; ils vont pouvoir éjaculer dans leurs froc. Ça leur fera une belle jambe tiens ? Ils s'imaginent sans doute que je serais trahi après ma mort par ceux qu'ils auraient voulu éloigner de moi ? Je me marre *=)) Mort de rire.

J'ai un chou-fleur carabiné... ; quoique... Il a commencé par enfler comme une baudruche, j'ai souffert le martyre, tout en repoussant le moment d'intervenir. Plus tard je tombe entre les griffes des toubibs, qui eux aussi aimeraient bien me voir ramper à leurs pieds ; on ne discute pas avec ces "seigneurs" là, féodaux des temps modernes ; mieux ça vaut. Et puis bizarrement, alors que j'étais paralysé et terrorisé à l'idée de ce qu'on allait me faire ; l'exemple de mon papa et quelques potes me prévenaient ; il a régressé, s'est stabilisé, et la souffrance s'est atténuée... Du coup je me dis que j'ai un répit. Mais dans l'état de fatigue et de désespoir où je suis par rapport à ma vie, à notre vie, je doute de résister longtemps. Un SOS circule sur le net pour pallier au plus pressé en attendant l'impossible miracle. Seul un miracle pourrait ouvrir des horizons radieux et constructifs.

Voilà, et le gif sur cette publication, c'est moi qui l'ai créé et fourni. Autant dire que quand je vois mes capacités en informatique ; ce qui suppose d'autres capacités périphériques, adjacentes, et afférentes ; être tenu pour une sous merde par des dégueulasses inconscients dont j'ai raconté les exploits sur mon autre blog, c'est à la fois rageant et hilarant. Nous sommes en France, et à moins de passer par les fourches caudines d'un politburo souvent incapable d'apréhender votre réalité, vous ne valez rien. Il ne suffit pas d'avoir du courage et rentrer dedans, mordre à belle dents ; faut d'abord être bon vendeur. Vous pouvez être bon à rien, si vous savez vous considérer comme un objet, un produit, donc rien, vous arriverez à vendre du vent. Je suis mauvais vendeur. Je n'arrive pas à considérer un humain, pas plus moi qu'un autre, comme un objet. Comme en prime je suis à 80 % autodidacte, et alors de la façon la plus anarchique qui soit, ça n'arrange rien. Expliquer l'inexplicable m'est impossible. Faire comprendre comment je suis passé de sachant à peine lire et écrire, sans véritable formation, à maîtriser un tas de techniques et connaissances, et cela presque sans débourser ; cela relève de la même sinécure, ou plutôt l'inverse, que d'expliquer le phénomène des fleurs dont je parlais tout à l'heure. J'ai de grandes lacunes à ce niveau là. Je ne sais pas convaincre... de l'impossible. Parce que j'ai bien conscience de ce qu'est une vie "normale" et ma vie n'a jamais été normale. Déjà, je n'aurais jamais dû exister : je suis prématuré mort à la naissance, à la maison et sans assistance. Une naissance épique, due à un papa qui lui même a frôlé la mort avant même de m'avoir conçu. Ça a continué sur le même ton d'invraissemblance...Toute ma vie. Vous ne croyez pas aux miracles ? Ben je suis quoi moi ? J'ai survécu aussi à des accidents qui m'ont envoyé voir ailleurs si j'y étais, à un empoisonnement, à des maladies où j'ai dépassé le 42° et vu l'au-delà... Et je suis toujours là à bientôt 60 piges. Ai-je épuisé mon quota ? Je ne sais ; ce qui est sûr c'est que seul un miracle pourrait ouvrir la porte de l'avenir. Si vous visitez le lien contenu dans le Tweet que je vous ai collé, vous saurez de quoi il retourne. Vous pouvez aussi participer par d'autres biais ; parce que c'est pour que ma chérie passe un hiver peinard que je me mobilise là-dessus. Mézigue, calancher, ce serait pas bien grave. Mais elle a encore des années devant elle. Et l'oseille est le nerf de la guerre face à nos emmerdes. Vous pouvez utiliser le lien du Tweet, ou paypal, ou acheter quelque chose dans ma boutique (lien aussi dans le texte auquel l'encart donne accès), ou un autre moyen. Je suis un peu sauvage, je me méfie des gens, m'enfin quand on me rencontre, si on n'est pas complètement branque, on ne se fait pas bouffer. De toute façon, généralement, ce sont les gens qui projettent sur moi leurs certitudes. Je suis agressif, facho, gauchiste, bounioule (on me l'a faite hier), fou, schizophrène, mythomane, hypocondriaque (tu veux la photo de ma tumeur ? J'ai), j'en passe et j'en oublie...
Je quitterai cette Terre en n'ayant toujours rien compris et ne sachant ni  le bruit ni la couleur des choses ; mais en en ayant tellement vu de choses, que je puis bien faire mienne cette tirade d'un défunt copain poète Anarchiste : "Pourquoi moi, et pas les autres ?"  Pourquoi tant de miracles dans ma vie qui n'arrivent jamais à personne ? Pourquoi tant d'emmerdes sans queue ni tête ? Pourquoi tant de découvertes qui échappent à tous ? D'ailleurs autour de la mort de ce pote aussi il y a un fait zarbi : à l'heure où il a quitté cette Terre de détresse, lui qui n'avait jamais cru en rien ; lui pourtant fils de miracle aussi, puisqu'il est né dans un camp de concentration ; alors qu'il était à cinq cent bornes de moi, j'ai entendu une charrette sur l'avenue déserte, en pleine nuit. J'ai ouvert la fenêtre en me demandant bien ce que pouvait foutre une charrette avec son cheval ferré sur une avenue à une heure pareille. Je suis né et j'ai grandi au mitan des charrettes à chevaux, je connais bien hein ? Il n'y avait rien. Pourtant l'artère est rectiligne, rien ne bouche la vue dans un sens ou l'autre... Voilà, vous voyez ? Ne me dites pas d'arrêter le chichon, j'en ai horreur ! J'ai même essayé de le combattre à une époque, ainsi que les autres drogues, avant de me décourager parce que le mal est trop profond et dépend de requins qui utilisent la mièvrerie et la sottise des convictions de naïfs pour le faire passer pour une panacée. L'alcool non plus je n'en suis pas friand ; alors peut-être que le jus de citron, le thé ou le jus d'orange, dont je suis très amateur ??? Hein ?
Dans deux mois c'est Noël... J'ai joué au Père Noël autrefois... Si ça vous dit d'essayer à votre tour... Dans deux mois c'est Noël... On n'est pas sûrs de le voir.

noel ninou

 

21 octobre 2016

La souffrance de Cathy et Mezzo suite, un an après

La souffrance de Cathy et Mezzo 2

Il y a un an Cathy nous quittait pour un monde meilleur. Son ultime amour, Mezzo, le toutou, pour lequel nous nous étions inquiété, lui survécu. Aujourd'hui, un an après j'ai eu des nouvelles qui me réconfortent et m'interpellent.
Non seulement le chien se porte bien ; mais me dit l'amie qui sert de liaison avec cette aventure du quotidien de quelques uns de notre humanité souffrante ;

"Le chien a trouvé un excellent maître qui donne de ses nouvelles et est même venu voir la soeur de Cathy et ses enfants pour leur montrer Mezzo."
Lui que nous avions cru condamné a retrouvé une santé. Souvenez vous, si vous êtes ancien ici, de mon papier du 23 août que je devais mettre à jour le 21 octobre justement, pour coller à la réalité des évènements...

La souffrance de Cathy et Mezzo [Mise à Jour] - CROBARDURES

C'est une amie qui m'a alerté et j'ai été très touché par cette souffrance : Catherine a eu un cancer du sein. Guérie d'un côté, elle souffre depuis lors du syndrome de Basedow qui l'handicape énormément. Elle ne peut plus travailler et vit seule avec chien et chat dans un tout petit village auvergnat, à Pessade.

http://crobardures.canalblog.com

Aujourd'hui nous regardons en arrière et cela nous interroge ; "c'est fou ce transfert de la maladie sur le chien. Un refus, un espoir ?... Je ne sais pas. Tout ce que je sais c'est qu'elle est heureuse maintenant et qu'elle nous envoie plein de signes heureux." m'écrit mon amie.
Effectivement il y a là une symbiose entre la maîtresse et son compagnon. Ce n'est pas la première fois que je vois ça... J'ai d'ailleurs vécu quelque chose du genre, mais à sens inverse. Je dois même la vie à cette présence "virtuelle" de l'âme d'un animal auprès de moi...Je ne sais pas si ça en valait le coup en ce qui me concerne quand on sait dans quelle misère je termine ma vie (1). Mais c'est une autre histoire...
Ce genre de choses me conduit, joint à des poignées d'autres, vécues au plus prêt du concret, à m'interroger sur la nature de la réalité. Des pieds de nez de dimensions qui nous dépassent. J'ai donné une approche, plusieurs fois dans divers papiers, ici même. Les derniers parus sur ce blog n'étant pas des moindres ; en filigrane ou en explicite. Mais aussi sur l'autre blog ma "Lettre ouverte au chrétien lambda" est une réflexion sur la nature de la réalité au prétexte de l'écologie.

Lettre ouverte au chrétien lambda - CANAL-DECHARGE

J'ai posé mon cul sur un canapé de hasard, un petit matin brumeux. Abandonné là parce que les abords du temple, c'est souvent la décharge en sus des poubelles qui y stationnent en permanence. Une mise en valeur du patrimoine on ne peut plus attrayante.

http://canaldecharge.canalblog.com

Il m'était difficile de traiter de toutes les approches et croyances, alors je m'en suis tenu à une religion, celle que je connais le mieux ; et vous comprendrez pourquoi dans l'article. Même si, en réalité, ma philosophie relève du « Fiat voluntas tua », sorte de fatalisme apparent qui résulte de ce que l'expérience m'a appris que nous ne sommes pas maîtres du décret du destin. L'Esprit fort qui sera capable de reproduire quelques expériences que j'ai vécues ; je dis bien REPRODUIRE A L'IDENTIQUE, pas élucubrer des explications vaseuses et verbales comme l'a fait par exemple notre gamin ; celui là alors je consentirais à examiner sa thèse, pas avant... Dans le panel il y a l'histoire de ma guérison instantanée à la Rochelle en 1980 ; celle du fantôme qui ouvrait les robinets de l'apparte d'un copain à Chartres en 1979 ; celle des fleurs coupées qui vécurent six mois dans un cimetière par tous les temps, dans deux vases improvisés... et tant d'autres ! Mais là, voyez vous, j'ai des témoins, ce ne fut pas toujours le cas...
La doctrine nihiliste moderne aura beau prêcher la déconstruction de l'ordre naturel, le relativisme de toute chose, le néant comme perspective et l'absurde comme sens, vous ne pourrez jamais anéantir le vécu qui ne relève pas seulement du ressenti mais du concret matériel. Le jour où, comme moi, vous aurez tiré au colt sur une armoire comtoise en promenade ; le flingue appartenait à un copain qui était terrorisé chez lui, et croyait que "y'avait un truc" et que c'étaient de mauvais plaisants alors que ce n'était que fantômes ; ce jour là vous finirez en psychiatrie, ou, comme moi, commercerez une sacrée remise en cause de vos certitudes... Aujourd'hui je sais que les "fantômes" ne sont que des âmes en peine et que la peur n'est pas la solution, que c'est de l'amour qu'il faut...Force au dessus même des lois de la physique et de la causalité... Je me souviens d'ailleurs des élucubrations d'un physicien quantique ; je ne sais plus quand, c'était avant internet, dans un journal de vulgarisation scientifique ; qui affirmait que les particules elles-mêmes s'accouplaient par une sorte "d'affinité amoureuse"... Je suis bien incapables de reproduire exactement son propos, mais j'ai trouvé ça marrant.
Par contre, il est vain de courir après le fantastique à tout prix en quête de sensations fortes ou d'illusion de pouvoir ou de connaissance ; c'est un chemin qui vous conduira dans des abîmes d'angoisses, refoulées ou non, et de perdition de vous mêmes. Sans spiritualité, qui sert de garde fou, l'occulte est un chemin de folie.  Combien en ais-je vu qui ont perdu les pédales ?

Voilà, en ce jour de commémoration anniversaire, et alors que mon amie exprime son chagrin, je jette un pavé de vague espoir dans la mare.

Du nouveau pour Mezzo - En bateau, Lakevio !

Ce 21 octobre 2015, si on ne l'avait enfermé, il aurait sûrement suivi la voiture... La dernière image que j'emporte est celle de son regard si triste, sa lenteur et sa dignité, sa queue battant faiblement nos jambes pour nous montrer à la fois sa joie de nous revoir et son immense peine.

http://lakevio.canalblog.com

Je vous colle le papier émouvant de la copine, là, ci dessus, parce qu'il ne faut quand même pas perdre le nord et se souvenir de la raison initiale de ce papier. Mais moi qui sens la grande faucheuse rôder autour de moi, ces temps-ci, je garde encore une lueur d'espoir et je la partage... L'espoir que, peut-être, la vie ne soit pas tout à fait absurde ; ce qu'on veut nous faire gober afin de mieux nous formater en moutons dociles et faciles à gaver au consumérisme et à l'étourdissement, quand on ne nous conduit pas directement à l'abattoir pour le plus grand profit des maîtres de l'anarchie vautrée en chienlit et à cent lieues des rêves de paradis terrestre et matériel d'un Sébastien Faure (par exemple) comme de la Cité Céleste de nos saints qu'on conchie à coups de débauche tous azimuts.

art oeil B

(1) « Je ne sais pas si ça en valait le coup en ce qui me concerne quand on sait dans quelle misère je termine ma vie . » dis-je... Oui, je suis plus que jamais dans la merde ; si jamais le cœur vous en dit, voir :

Le pot commun.fr : Bouteille à la mer

Ah que n'ais-je tant vécu pour connaître cette infamie ?

https://www.lepotcommun.fr

 

cochon tirrelire